Dossier d’œuvre architecture IA50001330 | Réalisé par
Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).

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  • inventaire topographique, Cherbourg-Octeville
arsenal
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Cherbourg-Octeville - Cherbourg
  • Commune Cherbourg-Octeville
  • Cadastre 2008 BK non-cadastré  ; domaine public

La décision de créer à Cherbourg un nouvel établissement, voué à la construction et au radoub des navires de guerre, est prise par le consul Bonaparte le 25 germinal An II (15 avril, 1803). Motivée par la perspective, quelque mois après la rupture de la paix d'Amiens signée le 25 mars 1802, d'une reprise des conflits avec l'Angleterre, l'aménagement de ce nouvel arsenal s'inscrit alors dans une politique de relance de la construction navale tombée dans une relative atonie depuis la Révolution française. Initiée par le directeur des travaux maritimes Joseph-Marie-François Cachin (1757-1825) et activement poursuivie par ses successeurs, Louis-Benoît Fouques-Duparc (1772-1838) et Joseph-Jean-Baptiste Joseph Reibell (1795-1867), en collaboration avec les ingénieurs militaires chargés de la construction de l'enceinte et des casernes dévolues aux troupes du ministère de la guerre, la réalisation des bassins (avant-port, bassin Charles X, bassin Napoléon III) ainsi que des principaux bâtiments industriels et administratifs s'étend sur près d'un demi-siècle. Elle s'achève officiellement le 7 août 1858, lors de l'inauguration du troisième bassin par l'empereur Napoléon III, bien de nombreux chantiers continuent à prospérer tout au long du XIXe et du début du XXe siècle (station des sous-marins, cale du Galet et forme du Homet), en raison des mutations que connaît la construction navale et de la spécialisation du port dans la production de submersibles. Occupées par les Allemands le 19 juin 1940, les installations de l'arsenal sont en grande partie détruites par les troupes d'occupation au mois de juin 1944, peu avant l'arrivée des Américains. Les bâtiments font l'objet d'une reconstruction systématique à partir des années 50.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1803, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Cachin Joseph-Marie-François
      Cachin Joseph-Marie-François

      Sources :

      Site internet Wikipedia, consulté le 4 octobre 2017, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Cachin.

      Site internet Bibnum (http://bibnum.revues.org/662), base Léonore (http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore).

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    • Auteur :
      Fouques-Duparc Louis-Benoît
      Fouques-Duparc Louis-Benoît

      Sources :

      Archives nationales de France, Ministère des travaux publics, Ingénieurs des Ponts et Chaussées (1748-1932), Inventaire-index , cote F/14/2219/1, site consulté le 6 octobre 2017, URL : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/sm_pdf/F14%20Ingenieurs%20Ponts.pdf

      Wikimanche, site consulté le 6 octobre 2017, URL : https://www.wikimanche.fr/Louis-Beno%C3%AEt_Fouques-Duparc.

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    • Auteur :
      Reibell Félix Jean-Baptiste Joseph
      Reibell Félix Jean-Baptiste Joseph

      Sources :

      Archives nationales de France consulté le 6 octobre 2017, Ministère des travaux publics, Ingénieurs des Ponts-et-Chaussées (1748-1932), Inventaire-index, cote : F/14/2310/2, URL : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/sm_pdf/F14%20Ingenieurs%20Ponts.pdf.

      Site internet Wikipedia consulté le 6 octobre 2017, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Jean-Baptiste_Joseph_Reibell.

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    • Auteur :
      Virla Nicolas
      Virla Nicolas

      Né le 5 novembre 1801 et mort le 27 octobre 1849.

      Source :

      Archives nationales de France consulté le 6 octobre 2017, Ministère des travaux publics, Ingénieurs des Ponts-et-Chaussées (1748-1932), Inventaire-index, cote : F/14/2340/2, URL : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/sm_pdf/F14%20Ingenieurs%20Ponts.pdf.

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    • Auteur :
      Bodson de Noirfontaine Camille Louis Gabriel
      Bodson de Noirfontaine Camille Louis Gabriel

      Né le 16 octobre 1877 et mort le 26 mars 1817. Élève à l’École du Génie en 1793. Sous-directeur du Génie en 1801 : servit à Utrecht et Paris. Directeur à Maastricht en 1813, puis à Saint-Omer et Valenciennes. Démissionna en 1815. Nommé à Lille en 1816.

      Source :

      Archives nationales de France, consulté le 6 octobre 2017, Personnel des armées, Consulat, AF/III/196, dossier 902, pièces 107-108, URL : http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/series/pdf/AFIII-196-197.pdf.

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    • Auteur :
      Pioerron de Mondésir Auguste Jean Marie
      Pioerron de Mondésir Auguste Jean Marie

      Né le 27 août 1790 à Paris et mort le 8 février 1870 à Paris.

      Ancien élève de Polytechnique, Lt-Colonel du Génie, chevalier de St Louis, officier de la Légion d'Honneur, médaillé de Sainte-Hélène, membre de la Société royale académique de Cherbourg.

      États de service : 28 sept 1809 : élève à l’École Polytechnique (admis 11e sur 167). 1er octobre 1811 : élève sous-lieutenant du Génie à l’École de Metz. 18 août 1812 : Lt en second au 11ème Corps de Sapeurs de la Grande Armée. 10 janvier 1813 : Lt en premier, envoyé à Custrin. Commande des sorties du siège, fait brûler les ponts sur l'Oder (9 mars 1813). 12 juil 1813 : Lt d’État-major. Prisonnier 6 mois. 1er janvier 1814 : Capitaine en second de Sapeurs. 1er août 1814 : Capitaine en premier de Sapeurs à Valenciennes. 1er janvier 1815 : Capitaine en seconde classe d’État-major du Génie. 29 mars 1815 : organise la défense de Soissons. 18 janv 1816 : organise la défense à Laon. 9 août 1816 : Capitaine au Corps Royal du Génie. 22 novembre 1816 : fortifie Maubeuge. 19 février 1820 : fortifie Besançon. 21 mars 1822 : envoyé à Versailles. Grands travaux des magasins militaires à La Rapée. 18 octobre 1829 : envoyé au Génie à Cherbourg, travaux du port et fort d'Octeville. 31 décembre 1835 : Chef de bataillon du Génie. 24 février 1836 : professeur à l’École d'application du Génie à Metz. 12 septembre 1838 : Ingénieur en chef du Génie à Cherbourg. 25 juillet 1841 : Lieutenant-colonel du Génie 15 avril 1844 : directeur des fortifications de Cherbourg par intérim. Demande son affectation définitive mais est désigné comme Chef du Génie, en mars 1845 à la Fère (il prend alors un congé), puis en février 1846 à Perpignan et, enfin en avril de la même année aux Sables-d'Olonne.

      Le 29 mai, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Chevalier de St Louis (30 octobre 1817), Chevalier (29 oct. 1818), puis Officier de la Légion d'honneur (14 avril 1844).

      Sources :

      Site de la Bibliothèque Centrale de l’École polytechnique, consulté le 25 octobre 2017, URL : https://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/E19JIXKF5HFFSMLMK82G9A5KIHIK13CXCS7A7CPFX55812TSD5-12936?func=full-set-set&set_number=002047&set_entry=000005&format=999.

      Site internet geneanet, consulté le 25 octobre 2017, URL : https://gw.geneanet.org/pierron2?lang=fr&n=pioerron+de+mondesir&oc=0&p=auguste+jean+marie.

      Site internet des Archives nationales de France, base Léonore consultée le 25 octobre 2017, URL : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=NOM&VALUE_1=MONDESIR%20DE&NUMBER=1&GRP=0&REQ=%28%28MONDESIR%20DE%29%20%3aNOM%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All.

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    • Personnalité :
      Bonaparte Charles-Louis-Napoléon
      Bonaparte Charles-Louis-Napoléon

      Empereur sous le nom de Napoléon III (1851-1870).

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    • Personnalité :
      Bonaparte Napoléon
      Bonaparte Napoléon

      Premier consul (1799-1804). Empereur (1804-1814) sous le nom de Napoléon Ier.

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Creusé dans le roc schisteux de la baie de Sainte-Anne, l'arsenal s'étend sur une surface de 117 hectares. Il comprend à l'origine deux parties séparées par un mur de clôture : un espace réservé à la Marine, baptisé arsenal maritime, organisé autour de trois bassins principaux (avant-port, bassin Charles X, bassin Napoléon III), et un lieu réservé aux troupes du ministère de la guerre, composée de deux groupes de casernes et d'un lieu de stockage pour l'artillerie, disposés au nord-ouest le long de l'actuel boulevard la Bretonnière. Certains bâtiments, tels hôpital mixte de la Marine et de la Guerre ou encore le magasin de munitions du Roule, sont installés en ville. Pourvu de trois entrées principales (porte du Midi, porte des trois hangars et porte de la Saline), l'ensemble est protégé par une enceinte fortifiée, dont ne subsistent que sept bastions sur les onze réalisés initialement.

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Dernier établissement d'envergure construit au XIXe siècle par la Marine, l'arsenal présente l'originalité d'avoir été bâti sur des terrains entièrement conquis sur la mer contrairement à ceux de Brest, Rochefort ou Toulon. Implantés tantôt autour de bassins creusés à même le roc, tantôt au coeur même de la cité, ses installations apportent de précieux témoignages sur l'histoire du patrimoine maritime. En effet, en dépit des destructions de la Seconde Guerre mondiale, l'arsenal a conservé plusieurs édifices dignes d'intérêt qui témoignent de la diversité de ses activités industrielles et militaires. Les cales de construction de l'ingénieur Cachin, le réservoir d'eau de la Divette, le bâtiment des Subsistances, la caserne Proteau, parfait exemple des casernes à l'épreuve des bombes, ou encore l'hôpital de la Marine, unique survivant des hôpitaux de port du XIXe, depuis la disparition de Clermont-Tonnerre à Brest et Saint-Mandrier à Toulon, en constituent les exemples les plus remarquables.