Dossier d’œuvre architecture IA61002505 | Réalisé par
Maillard Florent (Contributeur)
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.

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  • enquête thématique régionale, architecture rurale du Parc naturel régional du Perche
le village de La Lande-sur-Eure
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Tourouvre
  • Commune La Lande-sur-Eure
  • Lieu-dit La Lande-sur-Eure
  • Précisions Longny-les-Villages

L’implantation du village de La Lande-sur-Eure remonte au moins au 13e siècle, époque de la construction de l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, curieusement excentrée au nord-est du bourg. Il se situe en bordure d’une ancienne voie romaine reliant Sées par Marchainville au nord-ouest et Senonches au sud-est (actuelle route départementale D 243) et à proximité de la confluence des ruisseaux de la Thibaudière et de la Fortinière qui alimentaient l’étang de La Lande (asséché à la fin du 19e siècle) fournissant la force motrice au moulin de La Lande.

Si le village est attesté dès la construction de l’église, au 13e siècle, aucun autre édifice ne semble antérieur au 18e siècle. Il s’est développé le long de l’axe routier nord-ouest sud-est et entre cet axe et l’ensemble formé par l’église et le presbytère. Les édifices les plus anciens conservent des éléments architecturaux remontant au début du 18e siècle comme des murs en pan de bois ou des charpentes à ferme à poinçon long et à sous-faîtière. Des exemples significatifs subsistent aux n°7 et 9 rue de l’Église (parcelle 220 B 196, 241, 242, 243), ainsi qu’au n°4 rue de l’Eure (parcelle 220 E 212) où se trouve le logis de l’ancienne ferme dite de La Lande dans l’état de section de 1831 des matrices cadastrales.

En 1831, le bourg de La Lande compte 23 maisons (dont le presbytère). Parmi elles, une (la maison de maître dite le château de La Lande) possède 18 portes et fenêtres, une 8, une 7, une 6, trois en possèdent 4, huit en possèdent 3, six en possèdent 2 et deux possèdent une unique porte. Entre 1839 et 1885, les matrices cadastrales enregistrent la construction nouvelle de onze maisons et l’augmentation de construction de quatre maisons. Durant la même période, deux maisons et une boutique sont démolies ainsi que quatre maisons converties en bâtiments ruraux.

Vers 1850, une nouvelle route reliant La Ferté-Vidame à Nogent-le-Rotrou (actuelle route départementale D 36) est percée. Traversant la commune du nord au sud, elle emprunte en partie le chemin préexistant au sud mais crée une nouvelle route au nord. Ce nouvel axe désenclave le village, participant à un certain renouveau architectural dans la seconde moitié du 19e siècle et au début du siècle suivant : L’auberge de Jean Cousin (parcelle B 440 du cadastre ancien), alors située au niveau de la patte d’oie (emplacement de l’actuelle salle des fêtes), est convertie en 1856 en mairie-école. La maison de maître dite château de La Lande est en grande partie reconstruite vers 1873 avec notamment la construction des vastes communs. Le presbytère est réédifié entre 1875 et 1880 et la mairie-école reconstruite en 1902. Deux maisons de notables sont également bâties en prolongement ouest du village, route de Marchainville, dont une villa édifiée en 1907.

En 1901, 44 habitants sont recensés, occupant 20 maisons. On compte à l’époque une boulangerie, deux cafés (dont un faisant office d’épicerie) et deux maréchaleries. La population du village reste stable dans la première moitié du 20e siècle, avant de diminuer à partir des années 1950-1960.

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : Epoque contemporaine

Le village de La Lande-sur-Eure se situe à proximité du ruisseau de La Lande, à l’est, qui se jette dans l’Eure à quelques centaines de mètres plus au sud. Il occupe aujourd’hui une situation de carrefour routier, au croisement des routes départementales D 243 (axe nord-ouest sud-est reliant Marchainville à Fontaine-Simon) et D 36 (axe nord-sud reliant La Ferté-Vidame à Nogent-le-Rotrou). Les constructions se concentrent autour de ce carrefour, alors que l’ensemble formé par l’église paroissiale et le presbytère est excentré en bordure est.

22 éléments bâtis ont été recensés, dont deux édicules (le monument aux morts, la croix de chemin à la sortie ouest du village) et 20 édifices (mairie-école, église paroissiale, huit maisons de bourg, cinq maisons à boutique ou à atelier, deux maisons de maître, deux fermes et une villa). Parmi ces 22 repérages, sept sont sélectionnés et font l’objet d’un dossier d’étude.

Les logis de ferme et les maisons élémentaires sont en rez-de-chaussée. Les maisons de maître, les maisons à boutiques et la villa disposent d’un étage carré. Les murs sont en général en moellons de silex couverts d’un enduit plein ou à pierre vue. Des inscriptions à même l’enduit, réalisé a fresco, donnent les noms des commanditaires et/ou artisans. Un bon exemple subsiste au n°7 rue de l’Église où le nom « Deschamps » figure dans un cartouche en haut du pignon, correspondant probablement à Joseph Nicolas François Deschamps (1787-1840), charpentier et maçon à la Braudière (même commune) ou son fils Joseph Désiré Deschamps (1818 - ?), maçon à Manou (Eure-et-Loir). Les encadrements des baies, les chaînages d’angle, les corniches et les souches de cheminée sont en brique. Les toits à longs pans sont couverts en tuile plate ou plus rarement en ardoise (mairie-école et maisons de maître).

  • Murs
    • silex moellon enduit
    • bauge
    • torchis pan de bois
  • Toits
    tuile plate, ardoise
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Orne. 3 NUM LN 220/M1505_08. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1901).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/M1505_08
  • AD Orne. 3 NUM LN 220/M1505_12. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1926).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/M1505_12
  • AD Orne. 3 NUM LN 220/520W34_24. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1946).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/520W34_24
  • AD Orne. 2 O 220/3. La Lande-sur-Eure – bâtiments communaux (1816-1930).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 2 O 220/3
  • AD Orne. 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6. La Lande-sur-Eure – matrices cadastrales (1831).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6
  • AD Orne. S 1022. La Lande-sur-Eure – règlement d'eau de l'étang et du moulin de la Lande (1857-1863).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : S 1022
  • AD Orne. S 2326. La Lande-sur-Eure – règlement d'eau de l'étang et du moulin de La Lande (1856-1863).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : S 2326

Documents figurés

  • AD Orne. 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8. La Lande-sur-Eure – plans cadastraux (1831).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Parc naturel régional du Perche
(c) Région Normandie - Inventaire général
Maillard Florent
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.

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