Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.
- enquête thématique régionale, architecture rurale du Parc naturel régional du Perche
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Parc naturel régional du Perche
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Parc naturel régional du Perche - Tourouvre
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Commune
La Lande-sur-Eure
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Lieu-dit
La Lande-sur-Eure
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Adresse
4 rue de l'Église
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Cadastre
1831
B
404, 405, 406, 407
;
2025
220 B
190, 191, 192
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Précisions
Longny-les-Villages
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Dénominationspresbytère
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Destinationsmaison
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Parties constituantes non étudiéescour, mur de clôture, portail, cellier, fournil, écurie, remise, puits
Le bâtiment le plus ancien du presbytère - à savoir la dépendance nord - date certainement du 17e siècle, comme l'indique sa structure en pan de bois en grande partie conservée. L'ancien bâtiment d'habitation possédait également des murs en pan de bois avant sa reconstruction au début du 4e quart du 19e siècle.
Conservée aux archives départementales de l'Orne, une série de documents décrit le presbytère au premier quart du 19e siècle. Le plan cadastral de 1831 permet de situer l'ancien bâtiment d'habitation qui se trouvait plus au nord, face à la dépendance nord et jouxtant le mur de clôture. En pan de bois et en rez-de-chaussée, il nécessitait en 1816 des réparations jugées indispensables, vraisemblablement exécutées dans les années qui suivent mais non documentées par les sources.
Établie vers 1823, une deuxième série de documents, également conservée aux archives départementales de l'Orne, traite d'une grange aux dîmes sans que son emplacement soit défini. Le bâtiment était, à cette date, dans un état de vétusté avancé et totalement découvert, amenant la municipalité à en faire estimer les matériaux issus de la démolition pour la revente. D'après le descriptif (voir annexe 2), le bâtiment en pan de bois disposait d'une charpente à quatre fermes et devait avoir pour dimensions approximatives 15 mètres de long et 6,50 mètres de large. Le sieur Ronsin de Mortagne (-au-Perche) se rend adjudicataire le 3 janvier 1824 des matériaux provenant de la démolition pour la somme de 445 francs.
Le 12 mai 1823, une délibération du conseil municipal relative à un estimatif des travaux à exécuter à l'église et au presbytère prévoit l'agrandissement de la dépendance sud comme l'indique la formule suivante : "il sera ajouté au petit bâtiment dix pieds qui sera fait et construit de la largeur de ce dernier de la hauteur aussi du petit bâtiment un pignon aussi pour 380 francs." Cette extension est sans doute réalisée peu de temps après, en prolongement ouest du petit bâtiment préexistant.
Au début des années 1870, le bâtiment d'habitation du presbytère est devenu insuffisant, trop exigu et dans un état de délabrement avancé le rendant inhabitable. La note explicative du devis de reconstruction (non daté et non signé) précise que la nouvelle construction ne disposera pas d'étage de soubassement à usage de cave compte tenu du bon état du cellier qui sera conservé. La municipalité décide alors de sa reconstruction, une vingtaine de mètres plus au sud, plus éloigné des dépendances et de la voie publique. Malgré quelques lacunes dans la documentation ne permettant pas, notamment, de connaître le nom de l'architecte en charge du projet, le procès verbal de réception définitive est riche d'enseignement. Signé le 8 février 1880, il nous apprend qu'un premier entrepreneur, Charles Ernest Marchand, résidant à La Ferté-Vidame, était adjudicataire des travaux le 2 mai 1874. Mis en faillite le 19 août 1875, ce dernier obtient la résiliation de l'adjudication, alors que le chantier est bien avancé, comme l'indique la somme de 6 079,71 francs qu'il perçoit sur les 8 873,54 francs du budget global initial. Un second entrepreneur en travaux public, Pierre Lelong, résidant au bourg de Neuilly-sur-Eure, reprend par la suite l'adjudication et finalise le chantier, dont le budget final atteint 9 168,60 francs.
Le 1er juin 1885, l'agent voyer dresse un plan du village, sur lequel apparaît le presbytère, dont l'habitation est récemment reconstruite, ainsi que la portion du mur de clôture, au nord-ouest, qui est à reconstruire. Un courrier daté du 12 août de la même année, rédigé par le conseil des bâtiments civils, précise qu'"une portion des murs du jardin et du verger du presbytère de La Lande-sur-Eure s’étant écroulé, l’administration municipale de cette commune a fait dresser un devis des travaux à exécuter tant pour la reconstruction de cette partie que pour la réparation des vieux murs." La dépense s'élève à 1 620 francs.
Des travaux d'entretien sont signalés par la suite, dont la réparation de couvertures en ardoise et en tuile en 1902 par Ernest Bréant, couvreur à La Loupe, pour 78,58 francs. La même année, des peintures et des papiers peints sont posés dans les pièces du presbytère par M. Loiseau, peintre à La Ferté-Vidame, pour 429,83 francs.
L'édifice reste propriété de la commune jusqu'à sa vente aux enchères en 1968, date à laquelle il tombe en mains privées.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle
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Dates
- 1880, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Marchand Charles Ernestentrepreneur attribution par sourceMarchand Charles ErnestCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur en travaux public résidant à La Ferté-Vidame (Eure-et-Loir) dans les années 1870-1880.
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Auteur :
Lelong Pierreentrepreneur attribution par sourceLelong PierreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur en travaux public résidant au bourg de Neuilly-sur-Eure dans les années 1870-1880.
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Auteur :
Le presbytère se situe dans la partie est du village, directement au sud de l'église paroissiale. Il occupe une parcelle close de murs d'environ 7 000 m2, accessible par un portail principal au nord et un portail secondaire à l'ouest. Constitué de deux piliers en brique, le portail principal fait face au logis, dans l'axe de la travée d’ouvertures centrale.
La propriété comprend deux dépendances et le bâtiment d’habitation. En rez-de-chaussée légèrement surélevé surmonté d’un étage carré et d’un comble, le logis possède des façades antérieure et postérieure percées de trois travées d’ouvertures régulières à encadrement en brique surmontées d’un arc segmentaire. Mise à part une petite fenêtre percée tardivement au rez-de-chaussée à l’est, les façades latérales sont aveugles. Un bandeau en brique sépare les deux niveaux. À l’intérieur, un couloir central, reliant les deux portes nord et sud, donne accès aux trois pièces du rez-de-chaussée (cuisine au nord-est, salle à manger au sud-est, salon au sud-ouest) et à l’escalier dans-œuvre, tournant en bois, cantonné à l’angle nord-ouest. Ce dernier permet d’accéder à l’étage carré où se trouve quatre pièces à usage initial de chambre (dont une transformée tardivement en salle de bain). Aucune cheminée d'origine n'a été conservée.
La dépendance nord, en rez-de-chaussée, possède des façades orientées à l’ouest et à l’est. Sa structure, initialement en pan de bois, a été remplacé tardivement de manière partielle par des murs maçonnés en moellons de silex couverts d’un enduit à pierre vue, au niveau des pignons ainsi qu’en façades au nord-ouest et à l’est. Réhabilité en logement secondaire, le bâtiment comprenait initialement une écurie et un fournil dont la voûte du four, bien qu’écroulée, est toujours identifiable, adossée au pignon sud.
Également en rez-de-chaussée, la dépendance sud comprend un cellier / fruitier prolongé d’une ancienne remise sur poteaux de bois.
Les murs sont en majorité en moellons de silex couverts d’un enduit plein (logis) ou à pierre vue (dépendances). Les encadrements des baies sont en brique, même matériau employé pour les souches de cheminée ainsi que les chaînages d’angle et la corniche du logis. Les toits à longs pans et à croupe (logis) sont couverts en ardoise (logis) ou en tuile plate.
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Murs
- silex moellon enduit
- torchis pan de bois
- silex pan de bois
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Toitsardoise, tuile plate
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Étages1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
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État de conservationbon état
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
Cet édifice revêt un intérêt patrimonial à l’échelle de la commune déléguée en raison de son histoire assez bien connue, grâce à un fonds d’archives conséquent, et de la conservation d’éléments anciens (pan de bois de la dépendance nord).
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Parc naturel régional du Perche
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Documents d'archives
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : E dépôt 644/16
AD Orne. E dépôt 644/16. La Lande-sur-Eure – travaux au presbytère (1902).
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 2 O 220/3
AD Orne. 2 O 220/3. La Lande-sur-Eure – bâtiments communaux (1816-1930).
Annexes
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Transcription du mémoire et devis des ouvrages et réparations à faire faire pour réparer le presbytère ainsy que le cimetière de la commune de La Lande - le 25 août 1816 (AD Orne - 2 O 220/3).
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Ancienne grange dîmière de La Lande-sur-Eure tombant en ruine : détail estimatif des matériaux - le 3 octobre 1823 (AD Orne - 2 O 220/3).
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Devis de reconstruction du presbytère de La Lande-sur-Eure - note explicative, non datée, vers 1874 (AD Orne - 2 O 220/3).
Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.
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