Dossier d’œuvre architecture IA61002512 | Réalisé par
Maillard Florent (Contributeur)
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.

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  • enquête thématique régionale, architecture rurale du Parc naturel régional du Perche
villa
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général
  • (c) Parc naturel régional du Perche

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Tourouvre
  • Commune La Lande-sur-Eure
  • Lieu-dit La Lande-sur-Eure
  • Adresse 3 rue de l'Étang
  • Cadastre 1831 E 90, 91, 92  ; 2025 220 E 32
  • Précisions Longny-les-Villages
  • Dénominations
    villa
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, portail, communs

Sur le plan cadastral de 1831, deux petites maisons mitoyennes, datant probablement du début du 19e siècle, sont présentes en front de rue. À cette époque, elles appartiennent à la veuve de René Guillemin (E 90) et aux héritiers de Jean Pasquier (E 91). La première est convertie en dépendance vers 1882 alors que la seconde demeure une maison. Elle passe entre les mains de plusieurs propriétaires – François Alexis Viette en 1837, Auguste Thibault en 1848, Louis Ferdinand Maurice Thibault en 1879 – avant d’appartenir à Louis Auguste Moreau (1847-1910) en 1904.

Qualifié de médecin au bourg, Moreau, originaire de la commune, entreprend la construction de sa demeure, de type villa, tout en conservant le bâtiment préexistant pour servir de cabinet médical. Les matrices du cadastre font état de la construction de la villa en 1907 et de celle d’une remise en 1909. Il décède l’année suivante et la propriété passe à sa veuve Marie Euphrasie Théol (1854-1918). À son décès, l’ensemble échoit à leur fils, Georges Arthur Moreau, résidant à Paris, au 50 boulevard Eugène Quinet. Ce dernier divise la propriété en deux maisons, l’une de 7 portes et fenêtres (celle en front de rue), l’autre en disposant de 18 (la villa), pour les mettre en location. En 1934, la famille Caillon – Pelletier, qui tenait l’épicerie du village, en devient propriétaire.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1907, daté par source
    • 1909, daté par source
  • Auteur(s)

La villa se situe à l’extrémité nord-ouest du village, au n°3 rue de l’Étang. L’ensemble comprend cinq bâtiments répartis autour d’une cour fermée par des murs de clôture et accessible par deux portails, l’un piétonnier, l’autre charretier.

L’habitation se compose de deux logis accolés. Le plus ancien, construit en front de rue, est en rez-de-chaussée surélevé et comprenait deux pièces. Il a été augmenté d’un nouveau logis, à un étage carré, accolé contre sa façade sud-ouest. Plus spacieux, ce nouveau logis possède un rez-de-chaussée surélevé accessible par une porte principale ouvrant sur un couloir qui distribue les quatre pièces du niveau inférieur : cuisine et arrière-cuisine (probablement l’ancien cabinet médical du docteur Moreau) dans l’ancien logis, salle à manger et salon dans le nouveau. Au fond du couloir, l’escalier tournant en bois donne accès au comble de l’ancien logis, aujourd’hui réaménagé en deux chambres, et aux deux chambres de l’étage carré du nouveau logis. Des cheminées en marbre équipent les pièces du nouveau logis, aussi bien du rez-de-chaussée que de l’étage.

Située à l’extrémité ouest de la cour, une première dépendance en rez-de-chaussée comprenait un ancien logement (cheminée détruite mais emplacement bien identifiable), une remise et une écurie. Dans l’alignement au sud-est mais distante de trois ou quatre mètres – de quoi laisser un passage vers le jardin – se trouve une deuxième dépendance dont la fonction initiale n’est pas déterminée. Cette dernière se prolongeait jusqu’au mur de clôture au sud-est fermant ainsi la cour. Une troisième dépendance, située à l’est de la cour, à côté du portail charretier, servait de remise.

Les murs sont en moellons de silex couverts d’un enduit plein, à l’exception du soubassement en moellons jointoyés. Les chaînages d’angle, les encadrements des baies surmontées d’arcs segmentaires (sauf pour deux d’entre elles : la porte en plein cintre et la fenêtre de la salle à manger en arc surbaissé), les bandeaux séparant les niveaux, les corniches et les souches de cheminée sont en brique. Les toits à longs pans et à croupes (et demi-croupes) sont couverts en tuile plate.

  • Murs
    • silex moellon enduit
  • Toits
    tuile
  • Étages
    en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
  • État de conservation
    bon état
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Cette villa revêt un intérêt patrimonial à l’échelle de la commune déléguée en raison de son histoire, assez bien connue grâce aux matrices cadastrales, et de style villégiature (débords de toiture, épis de faîtage) en vogue à cette époque dans la bourgeoisie urbaine et même chez les notables ruraux.

Documents d'archives

  • AD Orne. 3 NUM EC TD 220. La Lande-sur-Eure - état civil : tables décennales (1793-1942).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM EC TD 220
  • AD Orne. 3 NUM EC EC 220. La Lande-sur-Eure - état civil : naissances, mariages et décès (1793-1942).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM EC EC 220
  • AD Orne. 3 NUM LN 220/520W34_24. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1946).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/520W34_24
  • AD Orne. 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6. La Lande-sur-Eure – matrices cadastrales (1831).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6

Documents figurés

  • AD Orne. 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8. La Lande-sur-Eure – plans cadastraux (1831).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Parc naturel régional du Perche
(c) Région Normandie - Inventaire général
Maillard Florent
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.

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