Dossier d’œuvre architecture IA00020770 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
Usine de drap Blin et Blin
Œuvre étudiée
Auteur (reproduction)
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général
  • (c) Archives municipales d'Elbeuf

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Elbeuf
  • Commune Elbeuf
  • Adresse cours Gambetta , rue Poussin , rue Michelet , rue Prévert
  • Cadastre 1982 AM 132,133,154 à 156,165 à 175

Après la guerre de 1870 et l’annexion de l’Alsace à l’Allemagne, les frères Théodore et Maurice Blin décident de quitter la petite ville de Bischwiller (Bas-Rhin) où ils possèdent, avec le négociant David Bloch, une entreprise de laine cardée fondée par leur père en 1822 pour transférer leur activité à Elbeuf, la capitale normande du drap où ils sont assurés de trouver tout à la fois un écosystème adapté et une main d’œuvre nombreuse bien formée aux métiers textiles. Les raisons de cet exode sont d’ordre politique, ils sont de fervents républicains et souhaitent conserver la nationalité française, mais surtout d’ordre économique : les clauses douanières du traité de Francfort, en fermant le marché français aux industriels alsaciens leur imposent soit de s’adapter au marché allemand en changeant leur production, soit de quitter l’Alsace. Les Blin et Bloch, comme bien d’autres industriels alsaciens tels que les Fraenckel, Herzog, Weill, Berheim, Kinsbourg…font donc le choix de l’exode, emmenant avec eux leur outil de productions et suivis par près de 250 de leurs ouvriers. L’arrivée de cette population alsacienne contribue à renforcer le caractère monoindustriel et ouvrier de la ville mais modifie sensiblement son paysage culturel et cultuel, les patrons étant de confession juive, les ouvriers protestants.

La nouvelle société Blin et Bloch est fondée le 8 juin 1871 et dès le 17 juin, Maurice Blin acquiert un terrain de 10,3 ha au sud de la ville pour y construire une usine modèle extrêmement mécanisée, fonctionnant de façon totalement intégrée c’est-à-dire regroupant toutes les étapes de la fabrication du drap : triage, lavage et préparation de la laine, filature, tissage, teinture, apprêt.. Avec ce système de production autonome et optimisé, les Blin et leurs associés posent les fondements de la grande industrie dans une ville où les entreprises de souche fonctionnement encore de façon traditionnelle, dispersée dans des ateliers modestes et peu mécanisés.

Le chantier de construction des neuf bâtiments servant d’ateliers, de magasins et de bureaux s’opère en un temps record : l’usine est inaugurée au printemps 1872. Elle s’impose d’emblée comme la plus importante de la ville, tant par sa taille (7 345 m² de surface de planchers), sa puissance de production, que par son effectif (400 ouvriers au démarrage et plus de 500 en 1878). Un effectif au sein duquel le personnel alsacien constitue une caste à part qui se voit confier les postes d’encadrement et les opérations les plus complexes.

Par suite de divergences entre les deux familles, les Bloch se retirent progressivement de la société : David dès 1874, ses fils Sylvain et Edgar en 1877 et 1881. Leur départ permet la constitution de la s. n. c. Blin et Blin le 5 octobre 1883. S’engage alors une nouvelle phase d’expansion pour l’établissement : en 1887, 15 ans à peine après sa mise en service, l’usine a doublée en superficie. Elle occupe désormais 22 000 m² et s’organise en trois îlots densément bâtis au sein desquels s’articulent des rues intérieures, passages, cours et placettes. L’îlot central, le plus important (12 000 m²), est limité par la rue Poussin, la rue Tournante (actuelles rues Michelet et Prévert) et l’avenue Gambetta qui débouche sur la gare ferroviaire construite en 1883, non fortuitement, au voisinage de l’usine.

L’entreprise connaît jusqu’à la fin du 19e siècle une croissance insolente fondée sur la fabrication exclusive de draps de laine cardée pour homme, une production qui ne fait guère d’ombre aux entreprises elbeuviennes de souche plutôt orientées vers les articles de mode dits nouveautés. Pour cela, elle dispose d’un outil de production qui se compose en 1896 de 9 machines à vapeur totalisant 1 250 cv qui alimentent une filature de 12 500 broches, 450 métiers à tisser, 50 chaudières à teinture, 41 fouleuses, 42 dégorgeuses, 38 tondeuses… Cette même année son chiffre d’affaires atteint la barre des 10 MF. Parallèlement à son activité, la société Blin et Blin, profondément paternaliste s’adonne à des œuvres sociales et fonde pour son personnel : une société de secours mutuels (1873), un service de retraite (1891), une bibliothèque (1892), une pouponnière, une maison de repos, un atelier-école, une colonie de vacances (1904). Paradoxalement, aucun logement n’est construit à Elbeuf pour leurs ouvriers.

Mais au tournant du 20 siècle l’évolution de la demande vers des étoffes légères et moins chères entraîne l’effondrement des ventes du traditionnel drap de laine cardé. L’entreprise survie grâce au crédit que lui accordent ses créanciers. Malgré ces épreuves, l’usine affiche un effectif de 1600 ouvriers en 1900.

La Première Guerre mondiale relance l’activité drapières hors des zones occupées (les départements de l’Est et du Nord où sont situés les grands centres lainiers). L’usine d’Elbeuf marche alors à plein régime pour produire du drap militaire. Pour assurer son besoin croissant en matière première, la société Blin et Blin fonde une nouvelle filature à Brosville (Eure) en 1915, une autre à Saint-Pierre-lès-Elbeuf en 1920 et rachète également des usines à Wattrelos (Nord), à Huddersfield et Barnoldswick (GB).

Pour poursuivre dans cette dynamique, de profondes transformations sont opérées au lendemain de la guerre : l’affaire familiale est transformée en société anonyme en 1924, de nouveaux associés arrivent avec leurs capitaux, l’équipement est modernisé et l’accent est mis sur l’exportation pour compenser un marché national devenu trop exigu. Les ventes portent essentiellement sur 3 zones : le Royaume-Uni pour 44,4 %, l’Amérique du Sud pour 36,1 %, l’Europe continentale pour 20,2 %. L’effectif de l’usine atteint alors le chiffre record de 2000 personnes. La production de tissus de laine cardée de couleurs sombres, bien que complétée par celle de draps plus légers de couleurs vives, n’est toutefois pas remise en cause.

La Seconde Guerre mondiale représente une terrible épreuve pour la société et ses dirigeants. Maurice, Ernest et André Blin anticipent dès 1940 les lois d’aryanisation en trouvant refuge dans la France Libre et en vendant fictivement leur entreprise, un tour de passe-passe qui leur permet d’en assurer encore la gestion technique. Cette dernière obtient alors le statut de Rüstung Betriebe (entreprise sous contrôle allemand) qui lui garantit son approvisionnement puis, en 1943, celui de Sperr-Betriebe qui l’exempte du prélèvement de main-d’œuvre destinée au Service du travail obligatoire. Malgré des conditions de production difficiles, l’entreprise réalise des gains qui lui permettent de disposer d’une confortable trésorerie à l’issue du conflit. La guerre finie, les frères Blin récupèrent leur outil de production quasi intact : seul un atelier de tissage est détruit et réédifié en 1953 grâce aux dommages de guerre par A. Langaigne, architecte parisien.

Malgré le développement spectaculaire des exportations vers de nouveaux marchés (représentant plus de 50% de sa production), la concurrence des textiles synthétiques entraine l’effondrement des ventes à partir des années 1960. Les draps Blin et Blin, trop chers et jugés vieillots peinent à trouver des débouchés. Le nombre de salariés décroit à l’avenant, en se maintenant cependant au-dessus de la barre des 1000 ouvriers : 1 400 en 1959, 1 110 en 1963. Outre la réduction des ventes, l’entreprise est confrontée à des problèmes à la fois structurels et conjoncturels qui l’entraînent dans une chute vertigineuse : un outil de production vieillissant, une pénurie de main-d’œuvre qualifiée (aspirée par la nouvelle usine de la Régie Renault inaugurée à Cléon en 1958), des coûts salariaux en hausse constante…. A partir de 1965, son taux de rentabilité est négatif. Lorsqu’en 1970 un plan de redressement est proposé, il est déjà trop tard : l’envolée des cours de la laine et les changements de la mode signent l’arrêt de mort de la société. L’usine ferme le 31 juillet 1975 entrainant le licenciement brutal de 600 employés, des femmes essentiellement, et laissant 2 ha de friches en plein centre-ville.

L’usine Blin présente un caractère monumental à la fois par le nombre, la dimension et la qualité architecturale des bâtiments qui la composent. Elle se compose de deux types de bâtiment : des bâtiments à étage, comptant jusqu'à cinq niveaux et percés de larges baies répétitives en façade et de des ateliers bas couverts en sheds bénéficiant d’un éclairage zénithal. De façon générale, les premiers sont édifiés sur rue alors que les seconds remplissent l’espace intérieur de l’îlot. Au cours des différentes phases de développement de l'usine, les espaces de circulation prévus à l'origine (cours et rues intérieures) ont fait place un dédale de constructions couvrant presque intégralement les parcelles, masquant progressivement les façades ordonnancées des bâtiments à étages. Ces derniers montrent une indéniable qualité architecturale, émanant à la fois de leur conception d’ensemble et de leur réalisation dans le détail : chaque façade est en effet une composition ordonnancée avec un axe de symétrie souligné par un fronton, une modénature de pilastre correspondant aux trames de la structure et une hiérarchie dans l’expression des étages dont le dernier est souvent traité en attique. Les références à l’architecture classique sont nombreuses, notamment dans les éléments de décors (pilastres, frontons, corniches à modillons…) dont la présence est renforcée par l’emploi de briques bicolores. Ces décors cohabitent avec des éléments d’architecture métallique tels que les chapiteaux, consoles et têtes de tirants en fonte ouvragée.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile mécanique, ardoise, verre en couverture
  • Étages
    4 étages carrés, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • pignon couvert
    • croupe
    • shed
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • Typologies
    Reconversion
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • fronton
    • caducée
    • guirlande
    • cartouche
    • tête d'homme
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    bureau, atelier de fabrication

Bien qu'entièrement reconverti à de nouveaux usages et n'étant pas menacé, cet édifice emblématique de la grande industrie elbeuvienne de la fin du 19e siècle est un élément majeur du patrimoine industriel de la ville, voire de la région, qu'on se doit absolument de préserver.

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 4M : 4M 3225. Police administrative. Conflits sociaux.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 4M 3225
    Conflit social, décembre 1937.
  • AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5 M 459. Bâtiments insalubres et dangereux.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5 M 459
    Demande autorisation de poursuite d'exploitation d'une teinturerie et atelier d'épaillage, 1921.
  • AD Seine-Maritime. Série RP. Sous-série 12 RP 112. Dommages de guerre 1939-1945.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 RP 112
  • AD Seine-Maritime. Série S ; sous-série : 8 SP : 8 SP 51. Registre des déclarations d'appareils à vapeur, mars 1865 à février 1889.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8 SP 51
    N°259, déclaration de chaudières, 1871 ; N°340, déclaration de chaudière 1872 ; N°726, déclaration de chaudière, 1876 ; N°855, déclaration de remplacement d'une chaudière à vapeur, 1877 ; N°964, élévation du timbre d'une chaudière, 1879 ; d'appareils à vapeur, mars 1865 à février 1889. N°1159, chauffage des ateliers, 1880 ; N°1278, déclaration d'une chaudière, 1881 ; °1385, déclaration d'une chaudière, 1882 ; N°1841, déclaration d'une chaudière, 1886 ; N°1881, déclaration d'une chaudière, 1887 ; N°1999, déclaration d'une chaudière, 1887 ; N°2027, épreuves sur appareils à vapeur, 1887 ; N°2052, déclaration d'une chaudière, 1888.
  • AD Seine-Maritime. Série S ; sous-série : 8 SP : 8 SP 52. Registre des déclarations d'appareils à vapeur, mars 1889 à février 1900.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8 SP 52
    N°118, déclaration d'une chaudière, 1889 ; N°184, déclaration d'un générateur, 1890 ; N°428, déclaration d'un générateur, 1891 ; N°649, déclaration d'un générateur, 1893 ; N°1121, déclaration d'un réchauffeur, 1897 ; N°1393, déclaration de 2 générateurs, 1899.
  • AD Seine-Maritime. Série 6 SP. Demandes de dérogation aux prescriptions réglementaires, demandes de dispense pour les appareils à vapeur, 1881-1894.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 6 SP
    Demande de dispense du clapet de sécurité pour les 7 chaudières, 1886 ; Demande de dispense du clapet de sécurité pour les 7 chaudières, 1889.
  • AD Seine-Maritime. série 6 SP. Déclarations d'appareils à vapeur pour les communes de A à Y de l'arrondissement de Rouen pour la période 1877-1892.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 6 SP
    Déclaration d'un générateur, 1882 ; Déclaration de la chaudière n°4, 1881.
  • AD Seine-Maritime. Série 6 SP. Accidents et explosions d'appareils à vapeur pour la période 1857-1919.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 6 SP
    Explosion d'une chaudière, 1876 ; Explosion d'une chaudière, 1897 ; Rupture de tube d'une chaudière, 1899.
  • AM Elbeuf. Série 2 F. Sous-série 2F 213. Liste et effectif des établissements industriels en 1889.

    Archives municipales, Elbeuf : 2F 213
  • AM Elbeuf. Série 2F 211. Grèves de 1947.

    Archives municipales, Elbeuf : 2F 211
    Grèves pour l'abaissement de la durée du travail hebdomadaire et l'augmentation de la ration de pain.
  • AM Elbeuf. Série G. Sous-série G 1309. Matrice des contributions foncières mobilières, registre des patentes de 1930.

    Archives municipales, Elbeuf : G 1309
    Liste des machines, nombre d'ouvrier, 1930.
  • AM Elbeuf. Série G. Sous-série G 2016. Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties de 1831 à 1882.

    Archives municipales, Elbeuf : G 2016
    Folio 509.
  • AD de Seine-Maritime. Série J ; Sous-série 77 J. Répertoire numérique détaillé et introduction par A. Roquelet, 1986.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 77 J
    Etablissements Blin et Blin, les usines de France et d'Angleterre, illustration, 1900.

Bibliographie

  • DAUMAS, Jean-Claude. L’amour du drap, Blin et Blin, 1827-1975 - Histoire d’une entreprise lainière familiale. Thèse, Paris IV, 1995, 5 vol.

  • BECCHIA, Alain. La draperie d'Elbeuf (des origine à 1870). Mont-Saint-Aignan, Presse Universitaire de Rouen, 2000, 872 p.

  • DAUMAS, Jean-Claude. Elbeuf, 1870-1914 : transformations et déclin de la draperie. In : BECCHIA, Alain (dir.). La draperie en Normandie du XIIIe siècle au XXe siècle [en ligne]. Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2003.

  • Etablissements Blin et Blin. Les manufactures Blin & Blin, 1822-1922. Elbeuf, 1922, 52 p.

Périodiques

  • DAUMAS, Jean-Claude. Fabricants et négociants alsaciens à Elbeuf. 1871-1900 : limite d'une intégration. In: Études Normandes, 40e année, n°2, 1991. Sociabilité Normande.

    pp. 75-90.
  • DAUMAS, Jean-Claude. L'amour du drap. Blin et Blin - 1827-1975. Histoire d'une entreprise lainière familiale. In: Études Normandes, 45e année, n°4, 1996.

    p. 25 à 43.
  • CHAUVEL, Denise. Les Elbeuviens originaires d’Alsace et de Lorraine. In : Bulletin de la Société de l’histoire d’Elbeuf, n° 41, 2004.

    p. 17-26.
  • CHAUVEL, Denise. Les Elbeuviens originaires d’Alsace et de Lorraine. In : Bulletin de la Société de l’histoire d’Elbeuf, n° 42, 2004.

    p. 3-20.
  • CONCATO, Francis. L'appareil productif elbeuvien face au changement. In: Études Normandes, 36e année, n°2, 1987.

    p. 65-79.
  • LARGESSE, Pierre. Les rapports sociaux sous l’Occupation et après la Libération dans le textile elbeuvien. In : Bulletin de la Société de l’histoire d’Elbeuf, n° 21, 1994.

    p. 25-35.
  • Seine-Inférieure. L’Illustration économique et financière, n° spécial, 1923.

    p.124-125.

Documents figurés

  • AM Elbeuf. Série Z. Sous-série 50 Z. Documents entrés par voie extraordinaire. Don Yvon Longuemare, dossier sur le démantèlement des Etablissements Blin et Blin, photographies et documents.

    Archives municipales, Elbeuf : 50 Z
    Evacuation et rachat des machines, 1975 - 1976 ; Démolition de bâtiments, 1980
  • AM Elbeuf. Série 3 Fi 1420 à 1425. Photographies.

    Archives municipales, Elbeuf : 3 Fi 1420 à 1425
    Etablissement Blin et Blin, photographie vers 1980.
Date(s) d'enquête : 1992; Date(s) de rédaction : 1993
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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