Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- patrimoine industriel, patrimoine industriel reconverti de l'Eure et de la Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
-
Commune
Elbeuf
-
Adresse
rue Poussin
-
Cadastre
2025
AL
158
-
Dénominationsuniversité
-
Précision dénominationInstitut Universitaire de Technologie département Génie des Télécommunications et des Réseaux
-
Dossier dont ce dossier est partie constituante
Cet imposant atelier bâti le long de la rue Poussin appartient au vaste complexe drapier fondé à Elbeuf par la famille Blin au début des années 1870. Conçu à l’origine comme entrepôt et atelier de préparation de la laine, le bâtiment est réaffecté au tissage au lendemain la Seconde Guerre mondiale, après la réorganisation de l’entreprise. Après la fermeture de l’usine en 1975, cet atelier trouve une nouvelle fonction industrielle et se trouve ainsi exclu du grand projet de reconversion de l’usine impulsé par la ville à la fin des années 1970. Rachetés par la société Sodidro en 1978, il est réutilisé pour la fabrication de détergents jusqu’en 1997.
Le projet d’extension de l’IUT de Rouen, élaboré en 1998, prévoit la création d’un huitième département dédié au Génie des Télécommunications et des Réseaux délocalisé à Elbeuf. Le choix se porte sur la friche industrielle Sodidro qui occupe 3615 m² dans la partie sud de la ville entre la gare et le quartier Blin. L’implantation de cette nouvelle antenne porté par l’université de Rouen en liaison avec la ville, propriétaire du site via l’Etablissement Public de la Basse Seine, est conçue comme un facteur de dynamique urbaine et économique qui doit favoriser la restructuration d’un tissu urbain lourdement touché par les mutations industrielles. Le projet s’inscrit par ailleurs dans le processus de réhabilitation du quartier Blin entamé au début des années 1980 et impose la préservation du bâti industriel le plus emblématique.
L’opération confiée à l’agence Franc va se dérouler en trois phases. La reconversion du bâtiment à étages fait l’objet des deux premières tranches de travaux, livrées en 1999 (sous-sol, rdc-1er-2e étages-combles) et 2002 (3e étage). Conformément au programme, les deux sous-sols et les combles servent de locaux techniques. Le rez-de-chaussée abrite le hall d’accueil, la cafétéria et les bureaux administratifs (redistribués dans les bâtiments modernes à l’issue de la dernière tranche). Les étages sont transformés en salles de cours et en bureaux des enseignants. Les extensions contemporaines et la cour intérieure, inaugurées en 2004 à l’issue de la troisième tranche de travaux, occupent l’emplacement d'un ancien atelier en shed. Le nouveau hall d’entrée, construit en verre et métal, est accessible de plain-pied depuis le cours Gambetta et le parvis aménagé devant l’établissement. Il se présente comme un espace ouvert sur l’extérieur, grâce à sa transparence et à sa toiture en auvent, et comme un espace de liaison au sein de l’établissement. Il assure la jonction entre l’ancien atelier et l’extension contemporaine construite en parallèle au sud de la parcelle et dessert l’amphithéâtre situé à l’arrière ainsi que la cour intérieure. Il constitue de toute évidence un lieu de passage, de rencontre et d’échange pour les étudiants, un trait d’union entre l’extérieur et l’intérieur, entre le passé et le présent.
-
Période(s)
- Principale : limite 20e siècle 21e siècle , daté par source
-
Dates
- 1999, daté par source
- 2002, daté par source
- 2004, daté par source
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Agence d'architecture Franckagence d'architecture attribution par sourceAgence d'architecture FranckCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
-
Auteur :
Avec sa façade ordonnancée de 15 travées, ses décors classiques en briques blanches (fronton, pilastres, corniche à modillon, bandeaux), son ossature métallique (sauf au 3e étage où elle est en bois), ses planchers composés de poutrelles et de voutains de briques et ses dimensions monumentales (60 m de longueur, 16,50 m de largeur, 20,85m de hauteur) cet atelier est caractéristique des bâtiments à étages des établissements Blin et Blin. Seule différence architecturale : ses très larges baies rectangulaires (et non cintrées) renforcées par des linteaux métalliques. L’installation d’un monte-charge dans les années 1950 a entraîné la construction d’un niveau supplémentaire au-dessus de la première travée à l’est.
Malgré le diagnostic de solidité du bâtiment qui confirme la capacité de sa structure métallique à porter les charges prévues par la nouvelle fonction sans reprise ni renforcement, les travaux de reconversion négligent totalement la qualité des espaces intérieurs : les larges volumes sont cloisonnés, l’ossature et les planchers d’origine dissimulés sous des coffrages et des faux-plafonds. L’extérieur, en revanche, est traité dans l’esprit de l’existant. Les façades sont ravalées, rejointoyées et leurs décors mis en valeur. Les allèges en briques sont recréées côté cour et l’ensemble des baies dotées de vitrages clairs et d’impostes opaques. Le pignon est, vitrine de l’IUT sur la ville (avant la création des extensions), reçoit un traitement particulier : le rez-de-chaussée utilisé comme hall d’accueil et cafétéria est entièrement vitré, les étages sont structurés de points lumineux sensé symboliser la modernité de cet établissement dédié aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.
-
Murs
- brique
-
Toitsardoise
-
Étages3 étages carrés
-
Couvrements
- charpente métallique apparente
-
Élévations extérieuresélévation à travées
-
TypologiesReconversion
-
État de conservationétablissement industriel désaffecté
-
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
-
REAL, Emmanuelle. Reconversions : l'architecture industrielle réinventée. Rouen : Conseil Régional de Haute-Normandie, coll. Images du patrimoine 281, 2013, 304 p.
p. 134-137.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.