Lancement : 20 mars 1897, date des essais : 19 juillet 1897
Série de deux : QUEVILLY, DUNKERQUE.
La marraine du navire, le 20 mars 1897, est Mme veuve Lemarchand, le parrain est M. Massieu, ancien juge au tribunal de commerce, membre du comité de surveillance des Chantiers de Normandie. Commandé par la société Prentout-Leblond, le QUEVILLY est initialement utilisé pour le transport du pétrole dès 1897 sur la ligne Philadelphie-Grand-Quevilly. Le voilier se distingue par deux sauvetages périlleux de voiliers américains. En 1910, le QUEVILLY est équipé de deux moteurs qui le dispensent des frais de remorquage (Rouen-Cap-Lizard, à la pointe sud-ouest de l'Angleterre). Il échappe à plusieurs reprises aux torpillages meurtriers de la fin de la première Guerre Mondiale pour se trouver affecté en qualité de bateau ravitailleur sur la base américaine des Açores de 1918 à 1920. En 1921, de retour aux Chantiers qui l'ont vu naître, il est désarmé puis démâté. Subissant la concurrence des vapeurs et la crise du fret, le bateau reste deux années à quai sans trouver de nouvel armateur. Il est renommé DEODATA à son départ, le 13 mars 1924. L'ex grand voilier travaille désormais au service d'une compagnie norvégienne et transporte successivement des huiles minérales, des huiles de baleine, du charbon puis des carburants. Il est torpillé en Mer-du-Nord, au large de l'Ecosse, le 21 octobre 1939.
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.