Dossier d’aire d’étude IA76003851 | Réalisé par
Pottier Gaëlle (Contributeur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
Présentation de la commune de Saint-Wandrille-Rançon
Auteur
  • Levalet François
    Levalet François

    Natif d'Avranches, François Levalet pratique la photographie par cerf-volant depuis le début des années 2000. Il sillonne la Normandie, la France et l'étranger. De ses campagnes, il publie de nombreux ouvrages ou organise des expositions tout en mettant son savoir-faire au service de l'archéologie.

    Site internet : www.francoislevalet.fr

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Copyright
  • (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
  • (c) François Levalet, photographie aérienne par cerf-volant

Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Caux Vallée de Seine
  • Adresse
    • Commune : Rives-en-Seine
      Lieu-dit : Saint-Wandrille-Rançon

L'inventaire croisé des patrimoines mené en 2015 et 2016 à Saint-Wandrille-Rançon (commune de Rives-en-Seine) a permis d'attribuer 124 numéros d'inventaire pour 220 éléments bâtis, classés par niveau d'intérêt.

Carte synthétique de l'inventaire croisé des patrimoines, 2016 (SIG du PNRBSN).Carte synthétique de l'inventaire croisé des patrimoines, 2016 (SIG du PNRBSN).

Parmi ceux-ci, on recense :

- 27 bâtiments remarquables

- 91 très intéressants

- 100 intéressants

- 2 détruits

Le nom de la localité de Saint-Wandrille-Rançon s’est formé à partir de « Wandrille », nom du saint ayant fondé l’abbaye de Fontenelle en 649, et de « Rançon », qui viendrait du gaulois « rez » ou « rüs », signifiant « ruisseau », et de « cun » ou « con », désignant la « vallée ».

Le vallon de Fontenelle n’est qu’une terre marécageuse quand Wandrille y fonde l’abbaye. Avec la présence des abbés, le bourg devient un village, dont les chartes du 13e siècle montrent la prospérité. Les terres cultivées produisent diverses céréales, tandis que les coteaux sont couverts de vignes et de pommiers. Au-delà du centre-bourg, les aménagements fonciers et agricoles des moines ont dessiné le paysage. Situés sur le plateau, les terres riches des hameaux des Yaux, du Genetay et d'Etaintot appartenaient en partie aux moines et étaient exploités par des fermiers. Le manoir d'Abbeville, avec sa grange aux dîmes, dépendait ainsi de l'abbaye et témoigne de la vocation agricole de ces terres.

Jusqu’en 1828, date de son rattachement à Saint-Wandrille, Rançon est un village à part entière avec son église romane, son presbytère et sa mairie. Il est rendu prospère dès le Moyen Age avec plusieurs moulins établis sur la rivière, transformés au 19e siècle en filatures puis en minoteries. Au début du 20e siècle, les terres agricoles de Rançon sont décrites comme pentues et difficiles à cultiver, ne fournissant que de maigres récoltes. Le déclin des activités agricoles et artisanales provoque un exode rural important. De 1903 à 1914, la population du hameau de Rançon passe ainsi de 711 habitants à 550.

L'implantation des industries en bord de Seine renverse ce phénomène dans le courant du 20e siècle. L'habitat connaît alors une forte expansion, avec la construction rapide de lotissements venant modifier le paysage existant. Vers 1920, celui de Latham est construit pour loger le personnel de l'usine éponyme à Caudebec-en-Caux. A la fin des années 1960, le "lotissement Montier" est construit sur les anciennes terres agricoles du coteau de la Fontenelle, appartenant à M. Montier, vendues en parcelles à bâtir.

Jusqu'à la fin du 19e siècle, Gauville est réputé pour ses fruits et sa production de cerises, consommés localement mais aussi exportés vers l'Angleterre, pour la qualité de son foin, car les terrains de bord de Seine sont enrichis par les alluvions, et pour son activité de vannerie, l'osier y étant cultivé et utilisé pour transporter les fruits (fabrication de paniers à cerises, appelés "corbilleaux"). Avec l'endiguement de la Seine en 1901, la pâture tend à remplacer les cultures. En 1919, une grande partie du hameau est achetée par la famille Latham, qui fonde une société de construction aéronautique à Caudebec-en-Caux en 1916. Les fermes sont mises en gérance, puis les marais sont remblayés dans les années 1960 et les terrains agricoles transformés en terrains industriels. Le paysage actuel des bords de Seine, mêlant zone portuaire et habitat regroupé, s'est donc façonné au cours du 20e siècle.

Saint-Wandrille-Rançon, située dans le canton de Caudebec-en-Caux, forme depuis 2016 avec Caudebec-en-Caux et Villequier, la commune nouvelle de Rives-en-Seine. Mitoyenne des communes de Caudebec-en-Caux, Maulévrier-Sainte-Gertrude, Louvetot, Touffreville-la-Corbeline, Carville-la-Folletière, Betteville, Epinay-sur-Duclair, Sainte-Marguerite-sur-Duclair et du Trait, elle est limitée par la Seine au sud.

Saint-Wandrille-Rançon comptait, en 2012, 1189 habitants, appelés Wandregesiliens. Le village a une superficie de 18,1 km2 (soit 65,7 hab/km2). La forêt domaniale du Trait-Maulévrier couvre 542 hectares, soit environ 30% du territoire de la commune. Les activités principales de Saint-Wandrille-Rançon sont l'agriculture (trois exploitations de 100 à 150 ha sont présentes) et l'activité industrielle, située sur la zone portuaire.

Deux rivières traversent le village, la Rançon et la Fontenelle, pour se jeter dans la Seine. La devise de la commune, "Unis comme ondes", se rapporte à cette confluence remarquable. La structure géographique du village, entre coteaux, forêt, fleuve et vallées, et son histoire, du fait de l'unification au cours du 19e siècle des communes de Saint-Wandrille, de Rançon et de la paroisse de Gauville, en font un village au paysage et au tissu bâti hétérogènes. Saint-Wandrille-Rançon est composée de trois unités paysagères révélatrices de la topographie de la commune : la vallée du bord de Seine ; le paysage du fond de vallée ; les plateaux.

Le village, en sus du bourg, se compose des hameaux suivants : Rançon, Gauville, Etaintot, Les Yaux, et Le Genetay.

Le hameau de Rançon, qui va du lieu-dit du Val de la Haie, en amont, à celui du Caudebecquet, en aval, se développe en chapelet le long d'une vallée étroite aux coteaux pentus et boisés.

Le hameau de Gauville, bordé par la forêt domaniale et par la Seine, s'étire du Val des Noyers au hameau du Caudebecquet.

Les hameaux des Yaux, du Génetay et d'Etaintot, situés sur les hauteurs, présentent un paysage de plateau caractéristique, essentiellement composé de vastes champs de cultures et d'exploitations agricoles.

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime Série Fi ; Sous-Série 12 Fi : 12 Fi 130. Bois de l'abbaye de Saint Wandrille. Plan manuscrit couleur partiellement effacé, 17e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 130
  • AD Seine-Maritime Série Fi ; Sous-Série 12 Fi : 12 Fi 126. Plan parcellaire de la paroisse de Rançon, dépendante de Saint-Wandrille. Pierre Blondel, arpenteur, 1739.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 126
  • AD Seine-Maritime. Série Fi ; sous-série : 12 Fi 372 : plan des terres sises au hameau de Gosville, 1749, mis en relation avec le plan dressé par Pierre Legendre, arpenteur juré, en 1671.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 372
  • AD Seine-Maritime. Série Fi ; sous-série : 12 Fi : 12 Fi 699. Plan parcellaire de la paroisse de Rançon (1er carton), 18e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 699
  • AD Seine-Maritime Série Fi ; Sous-Série 12 Fi : 12 Fi 700. Plan parcellaire de la paroisse de Rançon (2e et 3e cartons), 18e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 700
  • AD Seine-Maritime. Série Fi ; sous-série : 12 Fi 384. Plan de la paroisse de Saint-Wandrille et du bois de la chaussée (1er carton), 18e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 384
  • AD Seine-Maritime. 12 Fi ; sous-série : 12 Fi 385. Plan du hameau du Genetay, des terres du manoir d'Abbeville et du bois des Caillettes (2e carton), 18e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 385
  • AD Seine-Maritime Série Fi ; Sous-Série 12 Fi : 12 Fi 386. Plan de la paroisse de Saint-Wandrille (3e et 4e cartons), 18e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 386
  • AD Seine-Maritime Série Fi ; Sous-Série 12 Fi : 12 Fi 387. Plan de la paroisse de Saint-Wandrille, hameau d'Etaintot (5e carton), 18e siècle.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 Fi 387

Bibliographie

  • POTTIER, Gaëlle. Rives-en-seine : Villequier, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Ethnothèque, musée des Boucles de la Seine Normande, juin 2025. 96 pages.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2016, 2025
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
(c) Région Normandie - Inventaire général
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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