Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- patrimoine industriel, patrimoine industriel protégé MH
- patrimoine industriel, patrimoine industriel reconverti de l'Eure et de la Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Commune
Elbeuf
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Adresse
2 rue aux Boeufs
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Cadastre
2013
AH
79
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Dénominationsimmeuble à logements
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
En 2005, plus de 40 ans après la fermeture de la manufacture Petou, émerge enfin un projet de reconversion. L’opération est portée par la société Histoire et Patrimoine, filiale du groupe Alain Crenn spécialisée dans la rénovation d’édifices anciens protégés au titre des Monuments Historiques ou situés en secteurs sauvegardés, cumulant les avantages fiscaux de la loi Malraux et les subventions aux travaux de restauration.
Le programme prévoit la reconversion de l’ancienne manufacture en immeuble de 14 logements de type F2 et F3, totalisant 1100 m² de surface habitable. La maîtrise d’œuvre est confiée à l’architecte normand Philippe Lemonnier qui présente une longue expérience en matière de réhabilitation de bâtiments anciens (couvent, caserne, hôtel particulier) transformés en logements.
L’édifice (manufacture et cheminée) étant protégé au titre des Monuments Historiques, la demande de permis de construire est soumise pour accord à la Direction régionale des affaires culturelles. Les travaux lancés en 2006 et achevés en 2008 sont exécutés sous le contrôle de l’architecte des bâtiments de France qui valide les détails d’exécution au fur et à mesure de l’avancement de l’opération.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 21e siècle , daté par source
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Dates
- 2008, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Lemonnier Philippearchitecte attribution par sourceLemonnier PhilippeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
L’état de l’ancienne manufacture, désossée et trop longtemps délaissée, nécessite d’importantes reprises. La reconstitution de la façade principale, au plus près de son aspect d’origine, constitue une priorité patrimoniale de l’opération de reconversion. Le travail porte notamment sur la réfection des trumeaux en brique au rez-de-chaussée et le remplacement des pans de bois dégradés sur les niveaux supérieurs. Les galandages entre les pans de bois sont reconstitués et enduits à la chaux.
Les prescriptions de l’architecte des bâtiments de France concernent essentiellement le traitement des menuiseries extérieures. Il s’agit de préserver la spécificité de la façade due à son importante surface vitrée. En effet, il y a ici davantage de fenêtres que de maçonnerie.
Toutes les menuiseries (à double vitrage) sont donc reconstituées selon le modèle et le dimensionnement existants : châssis à petits bois, de forme cintrée ou rectangulaire selon les niveaux. Pour retrouver l’aspect des fenêtres à guillotine, les ouvrants sont traités en retrait ou en débord. Au deuxième étage, la hauteur d’allège contraint à positionner les ouvrants sur la partie supérieure des baies. Des portes fenêtres sont installées au rez-de-chaussée pour accéder aux parties communes ou privées. Sur la façade est, six fenêtres sont rouvertes entre le pan de bois existant.
La recréation des espaces intérieurs transformé lieux de vie s’est basée sur la conservation de l’ossature en bois du bâtiment. Les travaux ont donc impliqué le renforcement des sommiers et du solivage mises à nu et parfois très dégradées pour porter les nouveaux planchers en dalle béton tout en optimisant la hauteur sous plafond. Chaque étage ainsi reconstitué reçoit trois appartements (seulement deux au rez-de-chaussée). Les cloisonnements intérieurs, en maçonnerie de blocs de béton, divisent désormais en petits volumes les surfaces libres des étages d’atelier. L’accès aux différents niveaux d’habitation a nécessité l’installation d’un ascenseur et la création d’une cage d’escalier dans la partie centrale du bâtiment.
La couverture du bâtiment est entièrement refaite en ardoises naturelles. Le socle de la cheminée est repris en maçonnerie de brique.
Le traitement des espaces extérieurs fait également partie du projet. Devant l’immeuble, de part et d’autre de la zone d’entrée, un muret en brique surmonté d’une grille métallique délimite les cours privatives dédiées aux deux appartements du rez-de-chaussée. L’entrée est soigneusement reconstituée en véritables pavés de rue.
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Murs
- brique
- bois pan de bois
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Toitsardoise
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Étages3 étages carrés, étage de comble
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Couvrements
- charpente en bois apparente
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
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TypologiesReconversion ;
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État de conservationétablissement industriel désaffecté
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Statut de la propriétépropriété privée
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Protectionsinscrit MH, 1994/01/13
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Précisions sur la protection
Protection de l'atelier et de la cheminée, à l'exclusion de la partie réhabilitée (cad. AH 80)
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
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Bibliographie
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REAL, Emmanuelle. Reconversions : l'architecture industrielle réinventée. Rouen : Conseil Régional de Haute-Normandie, coll. Images du patrimoine 281, 2013, 304 p.
p. 78 à 83
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.