Dossier d’aire d’étude IA76003158 | Réalisé par
Etienne Claire (Rédacteur)
Etienne Claire

Chercheuse au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Cheffe du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre. Publications : Claire Etienne-Steiner.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Pottier Gaëlle (Contributeur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • inventaire topographique, canton de Port-Jérôme-sur-Seine
  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
présentation de la commune de La Mailleraye-sur-Seine
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

  • Aires d'études
    Caux Seine Agglo
  • Adresse
    • Commune : Arelaune-en-Seine
      Lieu-dit : commune fusionnée après inventaire La Mailleraye-sur-Seine

La Mailleraye-sur-Seine, ancienne commune formant avec Saint-Nicolas-de-Bliquetuit la commune nouvelle d'Arelaune-en-Seine, appartient à l’unité paysagère de la boucle de Brotonne (Atlas des Paysages, DREAL, 2011).

La commune de La Mailleraye-sur-Seine se situe en bord de Seine, au cœur de la boucle de Brotonne et à mi-chemin entre les agglomérations de Rouen et du Havre. La superficie de la commune est de 4458 hectares, pour une altitude maximale de 134 mètres à l’extrême sud de la commune. Elle est traversée en son centre par la départementale 65 qui la relie aux autres communes limitrophes (Notre-Dame de Bliquetuit, Saint-Nicolas de Bliquetuit et Vatteville-la-Rue) et à sa périphérie ouest par la voie rapide (axe Bourg-Achard-Yvetot) qui emprunte le pont suspendu de Brotonne pour rejoindre la rive droite.

Vue depuis les hauteurs du hameau du Bourg-l’Abbé. Vue depuis les hauteurs du hameau du Bourg-l’Abbé.

Le territoire de la commune, dont les deux tiers sud sont occupés par la forêt domaniale de Brotonne (soit plus de 3000 ha), est implantée sur un ancien méandre abandonné par la Seine dont les deux bras ont laissé leur empreinte dans la topographie (hameaux du Wuy et du Val Rebours). La frange méridionale de la forêt est bordée par les communes du Landin, Hauville, Routot et La Haye-de-Routot. Massif de Brotonne, vue aérienne par cerf-volant depuis le Torp. Massif de Brotonne, vue aérienne par cerf-volant depuis le Torp.

Le nord-est de la commune est occupé par des marais, le nord-ouest par des terres agricoles. Les espaces urbanisés se répartissent entre le bourg et les hameaux de Caveaumont, Bourg l’Abbé, La Douillère, le Wuy et le Val Rebours.

L'Inventaire croisé mené en 2019 par le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande a permis de recenser 297 bâtiments sur cette commune :Carte synthétique de l'inventaire croisé, SIG du PNRBSN, 2019.Carte synthétique de l'inventaire croisé, SIG du PNRBSN, 2019.

- 10 remarquables

- 63 très intéressants

- 216 intéressants

- 5 archéologiques

- 3 détruits (depuis 2005)

Avant son changement de nom pour celui de La Mailleraye-sur-Seine (décret officiel publié le 29 janvier 1910), la commune s’appelait Guerbaville, dont la paroisse est attestée en 1225. La Mailleraye (La Mesleree mentionnée en 1185) n’était alors qu’un hameau de Guerbaville, centré autour du château relevant du marquisat de La Mailleraye et de son port en bord de Seine. Le bourg de Guerbaville, quant à lui, s’organisait autour de l’église Notre-Dame-et-Saint-Mathurin, le presbytère, l’école de filles et les maisons anciennes de la rue de l’église, du chemin du Roy et de la rue Fouque. Au XIIIe siècle, les seigneurs de La Mailleraye cèdent à l'abbaye de Saint-Wandrille leur droit de passage sur la Seine avec la réserve de leur franc passage. En 1595, Antoine Delisle, maître verrier à La Mailleraye façonnait du verre à l'usage des patenôtriers, les habitants alentours fabriquant les chapelets jusqu'au XVIIIe siècle, mais la verrerie n'a laissé aucune trace. Deux moulins à vent sur pivot figurent sur un plan du XVIIIe siècle à Guerbaville. En 1876, sont encore signalés un petit port de régates, des chantiers de construction de navires et le passage d'eau de la Mailleraye au Trait.

En 1906, la commune se compose de neuf hameaux et totalise un total de 1164 habitants, dont 531 pour la partie agglomérée du chef-lieu.

Au moment de son changement d’appellation, la question fit débat au sein du conseil municipal avec d’un côté ses partisans, de l’autre ses adversaires. Le maire, M. Nain, y était favorable pour plusieurs raisons :

- bien que la commune s’appelle Guerbaville, son nom usuel est déjà celui de La Mailleraye du fait de la renommée de son port maritime,

- la gare située sur la ligne de chemin de fer reliant Barentin à Caudebec s’appelle Guerbaville-la-Mailleraye tandis le service des Postes a pour désignation La Mailleraye, ce qui peut prêter à confusion dans les expéditions de courrier ;

A l’inverse, pour les membres de la 2e commission, opposés au projet, l’appellation de Guerbaville est tout à fait justifiée : « Depuis un temps immémorial, cette localité porte le nom de Guerbaville, tandis qu’il n’est question de La Mailleraye (c’est-à-dire lieu planté de néfliers) qu’à partir du XIIIe siècle, époque vers laquelle fut construit un château dont les premiers habitants furent les seigneurs particuliers de cet endroit ».

Finalement, l'argument commercial pesant davantage que la justification historique, le conseil municipal décide d’adopter le nouveau nom de La Mailleraye-sur-Seine.

La boucle de Brotonne est protégée par arrêté ministériel du 24/11/1972 au titre des monuments naturels et sites protégés. En site inscrit, toute modification doit faire l’objet d’une déclaration quatre mois au préalable auprès de l’Architecte des Bâtiments de France et tout permis de démolir doit faire l’objet d’un avis préalable conforme (c’est à dire obligatoire) de l’Architecte des Bâtiments de France.

Une réflexion était engagée de longue date pour la fusion des cinq communes de la presqu’île de Brotonne, accélérée par une réforme à la baisse des dotations de l’État aux communes, suspendue pour les communes qui décideraient de s'unir avant le 31 décembre 2015. Dans ce cadre, la commune nouvelle, issue du regroupement des deux seules communes de La Mailleraye-sur-Seine et Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, qui deviennent à cette occasion des communes déléguées, est créée au 1er janvier 2016 par un arrêté préfectoral du 16 décembre 2015. Arelaune-en-Seine est donc créée le le 1er janvier 2016.

  • Sites de protection
    site inscrit

La commune compte un patrimoine architectural riche, dont trois monuments classés au titre des Monuments Historiques (autour desquels existe un périmètre de protection de 500 mètres) : l’église paroissiale, la chapelle du château et le prieuré du Torp en forêt de Brotonne.

Les rues de l'église, Stanilas Pasquier et Pasteur du centre de La Mailleraye-sur-Seine conservent plusieurs maisons bourgeoises en brique élevées sur un ou plusieurs étages, tandis que les hameaux conservent un habitat plus traditionnel composé de maisons de ferme, bâtiments agricoles, longères ou de chaumières. Le centre-bourg, presque entièrement reconstruit, est organisé le long de la rue de la République. Les îlots de la Reconstruction, très homogène, lui confèrent une forte valeur identitaire.

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. 203J 1-57 : Chartrier de l'ancien marquisat de La Mailleraye-sur-Seine

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 203J 1-57
    56 : cartes et plans

Bibliographie

  • BLOT, Élisabeth. Le Patrimoine de La Mailleraye-sur-Seine, février 2007.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
  • POTTIER, Gaëlle. La boucle de Brotonne : Arelaune-en-Seine, Notre-Dame-de-Bliquetuit, Vatteville-la-Rue. (Au fil des patrimoines). Notre-Dame-de-Bliquetuit : Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, décembre 2020. 96 pages.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
Date(s) d'enquête : 1974; Date(s) de rédaction : 2010, 2019, 2025
(c) Région Normandie - Inventaire général
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
Etienne Claire
Etienne Claire

Chercheuse au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Cheffe du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre. Publications : Claire Etienne-Steiner.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.