Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.
Documentaliste et chercheur SRI Haute-Normandie.
- inventaire topographique, Pays Dieppois-Terroir de Caux
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Couchaux DenisCouchaux DenisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1975 à 2021.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Terroir de Caux - Luneray
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Commune
La Fontelaye
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Lieu-dit
Le village
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Cadastre
AE
42
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Dénominationséglise paroissiale
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VocablesSaint-Martin
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Parties constituantes non étudiéescroix de cimetière, cimetière
De l'ancienne église du 12e siècle ne subsistent que les éléments de tuf remployés dans les murs. La nef est reconstruite au 16e siècle en deux campagnes, les baies sont remaniées au 18e siècle. Contrairement à ce qui est souvent écrit, le chœur est reconstruit avant 1775 (l'inscription visible au chevet est un simple graffiti). Présente dans le chœur, la stèle funéraire de Pierre Maugendre, prêtre décédé en 1757, fait état de sa participation financière à cette entreprise. Le chœur sera ultérieurement réparé en 1882 (cartouche de restauration au chevet). Le porche date des 16e et 17e siècles, mais a été remanié en 1763. Le clocher est du 16e siècle, remanié au 18e siècle. La croix de cimetière est érigée au 19e siècle.
Bien que protestants, les du Mont de Bostaquet restèrent patrons de l'église au 17e siècle, couvrant de litres funéraires l'édifice, à l'intérieur, comme à l'extérieur (Cochet, 1850). Les membres de la famille restés en France ont abjuré après la révocation de l'édit de Nantes et le départ d'Isaac 1er du Mont de Bostaquet. En 1760, l'église est décrite en état d'abandon lors d'une visite de l'archidiacre du Petit-Caux qui ne fait que confirmer l'impression défavorable qu'avait eue, en 1714, Monseigneur d'Aubigné. Issac-Antoine du Mont de Bostaquet rechigne pendant plus de seize années à payer la rente de 30 livres qu'il devait à la fabrique pour l'entretien du lieu. En 1773, l'église est toutefois déclarée "charmante pour la décence et la propreté", après que le procureur du bailliage a contraint Isaac-Antoine à payer. La toiture, le pavement et le mobilier sont réparés en 1760-1763, les litres refaites (1760-73). La toiture est a cette époque entièrement recouverte de tuiles. Jacques Folliot, tuilier de Varengeville touche en juin 1762 31 livres et 16 sols pour la fourniture de 2 500 tuiles. Cette commande sera complétée en 1781 par une autre, moyennant 102 livres (ADSM G 2876).
Au milieu des années 1980, la mérule se développe sous le parquet présent dans le chœur, qui couvrait alors l'ancien dallage (visite CDA 1983). Elle gagne la nef, et notamment les autels secondaires. Une importante campagne de restauration est alors décidée. Le parquet est déposé et brûlé, les éléments en bois et les murs sont traités. On redécouvre le pavement ancien du chœur à cette occasion et trois dalles funéraires de prêtres, datant du 18e siècle. Les enduits des murs, le dallage du chœur et une dalle en ciment couvrant le sol de la nef sont réalisés en 1984. Bernard Legrand restaure les statues, la poutre de gloire, et les litres funéraires à la fin des années 80. La toiture est refaite en ardoises d'Angers à la même époque. La voûte du chœur avait entièrement été refaite et repeinte à la fin des années 1970.
Une autre campagne de restauration débute en 2016-2017 (Caroline Elie Camillerapp architecte), qui comprend notamment la réfection intégrale des sols de la nef où une chape de ciment avait été coulée en remplacement des tommettes d'origine. Elle a malheureusement amené de nombreux désordres au niveau des stalles, suite à des remontées capillaires. A cette occasion le vitrail représentant l'Annonciation (IM76001432) est également restauré, ainsi que la baie qui l'abrite.
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Période(s)
- Secondaire : 12e siècle
- Principale : 16e siècle
- Principale : 18e siècle
- Secondaire : 19e siècle
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Auteur(s)
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Auteur :
Legrand Bernardsculpteur attribution par sourceLegrand BernardCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Restaurateur d'objets mobiliers classés et inscrits pour le compte des A.O.A de Haute-Normandie. Il photographiait les œuvres avant et après restauration. Son atelier existe toujrous : Ateliers Legrand Conservation du Patrimoine. 27 Rue Lucien Fromage, 76160 Darnétal.
Créateur de vitraux, seconde moitié du 20e siècle.
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Auteur :
Giordani (2000 - )sculpteur attribution par sourceGiordaniCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Atelier de restauration fondé par Serge Giordani. Restaurateur, spécialiste du mobilier bois, agréé MH, installé rue Dufay à Rouen, puis à Sotteville-lès-Rouen. Atelier repris par la fille de Serge, Camille Giordani. Compte une vingtaine d'employés en 2024.
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Auteur :
EXTERIEUR
matériaux, mise en œuvre, parti général :
Porche : moderne, pan de bois du 17e siècle, remanié en 1763. Solin en silex et brique, pan de bois : chêne, brique, enduit de chaux
Mur pignon occidental : appareil en damier identique à celui de la première travée de la nef. Solin grès. Portail à arc légèrement surbaissé, jambages à chanfreins légèrement creusés en cavée, le tout en grès. Au-dessus du portail : deux éléments de litres funéraires aux armes des du Mont de Bostaquet.
Nef : à quatre travées. La nef est construite en moellons et silex, chaînages de grès et de calcaire. La première travée de la nef et le pignon présentent un appareil en damier de grès de Saint-Valéry et de silex taillés. Silex gris dans les trois autres travées de la nef, emploi du grès dans ces dernières au solin et aux tableaux de fenêtres seulement. Traces de contreforts au sud et au nord entre les fenêtres deux, trois et quatre. Fenêtre trois : jambages et arc en brique. Côté sud : maçonnerie homogène, silex taillés appareillés régulièrement. baies du 16e s. remaniées au 18e s. Arcs surbaissés. Coté nord : mêmes caractéristiques qu'au sud, mais avec seulement deux baies ouvertes.
Chœur : silex en rognon dégrossis, tableaux et linteaux de fenêtres en briques rouges. Rebâti au 18e s., se termine par un chevet à trois pans qui est réparé en 1882. On note quelques remploi de pierres tuffeuses provenant de l'ancienne église. Ces pierres ont été utilisées aux 11e et 12e siècles, avant que le tuf, issu de sources pétrifiantes, ne commence à devenir rare et soit progressivement remplacé par le grès au XIIIe siècle. Cartouche avec inscription : réparée par A L 1882, date de 1775 (graffiti). Ancienne porte murée, remaniée et transformée en baie.
Clocher : positionné au milieu de la nef, le clocher du 16e s. est remanié au 18e s. Il se compose d'un corps carré surmonté d'une flèche octogonale, coupée à sa base par un tambour à huit pans.
INTERIEUR
Nef : côté nord, les trois premières travées sont aveugles, deux baies en arc surbaissé ébrasées vers l'intérieur ouvertes dans les travées 3 et 4, dont celle abritant le vitrail 16e s. Sud : quatre baies en arc surbaissé ébrasées vers l'intérieur à intervalles irréguliers. Clocher : en charpente assis dans l'avant dernière travée de la nef, supporté par poteaux et entraits. La chambre du clocher, entièrement close, emplit la partie médiane de la nef (3e travée). On accède au clocher par une petite porte latérale. Chœur : une travée droite. Deux baies en plein cintre de chaque côté, une petite baie au cintre surbaissé, vestige d'une porte condamnée. Chevet : à trois pans. Sacristie.
Le décapage de l'arc diaphragme entre la nef et le chœur a fait apparaître des éléments anciens (visite C.D.A. 1991). Dans le piédroit situé au nord est creusée une niche disposant d'un trou au centre de sa partie inférieure. Il pourrait s'agir de la piscine aux ablutions de l'ancienne église, soit utilisée en remploi, soit se trouvant surbaissée en raison de l'exhaussement du sol actuel.
Une importante couche de mortier couvrait les murs au 19e siècle, ne laissant qu'entrevoir les litres funéraires. Un fragment de peintures murales, probablement du 16e siècle, subsiste derrière l'autel secondaire, au sud.
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Murs
- brique enduit partiel
- grès
- calcaire moellon
- silex appareil en damier
- bois pan de bois
- torchis
- grès
- torchis
- calcaire pierre de taille
- tuf
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Toitsardoise
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Plansplan allongé
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Étages1 vaisseau
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Couvrements
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Couvertures
- croupe
- toit à longs pans
- flèche polygonale
- pignon couvert
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Typologiesporche, pan de bois à grille, croix de saint André, croix de saint André composée
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Techniques
- peinture
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Représentations
- armoiries, litre funéraire
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Précision représentations
La ville de Jérusalem est représentée derrière le Christ en croix de la poutre de gloire (restaurée).
Les armes des Dumont de Bostaquet sont présentes sous forme de litres funéraires : « de gueules, au chevron d’or, accompagnée de trois têtes de levron de même, deux et un » (restaurées).
Croix de consécration (restaurées).
Fragments de peintures murales sur le mur de séparation de la nef et du chœur, derrière l'autel au sud : losanges noirs - dont les intersections forment des points - ornés en leurs centres d'un croissant noir.
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : G 2876
AD Seine-Maritime. Série G : G 2876, La Fontelaye, comptes de fabrique.
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Conservation des Antiquités et Objets d'Art de la Seine-Maritime
Archives CAOA Seine-Maritime. Fichier des oeuvres classées, inscrites sur l'Inventaire supplémentaire, sur l'Inventaire départemental, ou repérées.
La Fontelaye
Bibliographie
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Médiathèque Jean Renoir - Dieppe
COCHET, Jean-Benoît-Désiré, abbé. Les églises de l'arrondissement de Dieppe. Dieppe, Lefebvre, 1846, 280 p.
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DERGNY, Dieudonné. Les épaves du passé, arrondissement de Dieppe, Gérard Montfort éditeur, Brionne, 1898, 292 p. ; Impr. Winckles-Hives, 1898, 292 p. ; Reprint Aubin, Ligugé, 1980.
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.
Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.
Documentaliste et chercheur SRI Haute-Normandie.
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.