Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.
- enquête thématique régionale, architecture rurale du Parc naturel régional du Perche
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Parc naturel régional du Perche
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Parc naturel régional du Perche - Tourouvre
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Commune
La Lande-sur-Eure
-
Lieu-dit
le Manoir,
La Lande-sur-Eure
-
Cadastre
1831
B
465
;
2025
220 ZC
59, 74, 75
-
Précisions
Longny-les-Villages
-
Dénominationsferme
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Destinationsmaison
-
Parties constituantes non étudiéescour, étable, écurie, bergerie, remise, grange, colombier
Une importante métairie semble présente au 17e siècle, dépendante du fief de la Lande, appartenant au marquis d’Aligre. À la Révolution, les biens de l’émigré Étienne François d’Aligre (1727-1798), marquis d’Aligre, premier président du parlement de Paris, sont sous séquestre. Ils sont alors affermés à Jean Pasquier.
Propriétaire de la maison de maître dite le Château de La Lande, Charles François Éloi Levassor de Sazeray (1786-1864) se rend acquéreur avant 1831 de la ferme du Manoir. L’état de section des matrices cadastrales renseignent sur la nature des constructions de la ferme. On y apprend qu’une chapelle est présente sur la parcelle B 464 (détruite par la suite), ainsi qu’un colombier sur la parcelle G 312, toujours présent de nos jours.
Tout au long du 19e siècle et au 1er quart du 20e siècle, les Levassor de Sazeray restent propriétaires de la ferme du Manoir avant de la transmettre par alliance à la famille Drieux. André Joseph Eugène Drieux (1889-1969), propriétaire d’industrie à Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), en devient ainsi le propriétaire en 1927.
Concernant les bâtiments, le logis et une partie des dépendances (bâtiment d’exploitation est), déjà présents sur le plan cadastral de 1831, semblent dater du 18e siècle. Le colombier semble toutefois plus ancien, du 17e siècle, comme le suggère sa porte d’entrée en arc segmentaire à encadrement en pierre de taille de grison et en tuileaux alternés. Dans la seconde moitié du 19e siècle, la ferme se développe avec la construction de nouvelles dépendances ainsi qu’une grange, alors que la chapelle a été détruite.
Les recensements de population donnent les noms des métayers tout au long de la première moitié du 20e siècle : en 1901, Louis Victor Courtois y est cultivateur avec son épouse, leurs huit enfants et trois domestiques de culture ; en 1921, c’est Jean Jourdain ; puis Albert Herbelin qualifié de régisseur en 1946. Dans la années 1960-1970, la propriété est divisée en deux, alors qu’une activité équestre se développe au sud-est, avec la construction de hangars et d’écuries et la création de pistes de trotteurs au sud et à l’ouest.
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Période(s)
- Principale : 17e siècle
- Principale : 18e siècle
- Principale : 2e moitié 19e siècle
- Secondaire : 2e moitié 20e siècle
La ferme du Manoir se situe à environ 500 mètres au nord du village de La Lande-sur-Eure. Implantée de manière isolée en lisière du bois du Buisson, elle comprend trois bâtiments anciens répartis en « U » autour d’une cour, fermée à l’ouest par un mur bahut surmonté d’une grille bordant la route départementale D 36. L’ensemble est complété par un colombier situé de l’autre côté de la route à l’ouest. L’absence de visite, lors de l’étude, limite l’analyse architecturale du lieu.
En rez-de-chaussée, le logis se trouve au nord et possède une façade principale donnant au sud-ouest sur la cour. Il comprend deux pièces alignées : une salle et une chambre. Le logis est prolongé de vastes dépendances (étables, écuries et/ou bergerie) alignées au sud-est. En retour d’équerre au sud se trouvent de nouvelles dépendances alignées, également en rez-de-chaussée, puis une grange et de nouvelles dépendances perpendiculaires à l’ouest.
Le colombier, au nord-ouest de l’ensemble, est de plan circulaire et s’élève sur deux niveaux.
Les murs sont en moellons de silex couverts d’un enduit plein ou à pierre vue. Les encadrements des baies et les chaînages des angles sont en brique, à l’exception de la porte du colombier où alternent la pierre de taille de grison et le tuileau. Les toits à longs pans et à croupe sont couverts en tuile plate, sauf pour le colombier couvert d’un toit conique.
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Murs
- silex moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
- brique
- grison pierre de taille
-
Toitstuile plate
-
Étagesen rez-de-chaussée
-
Couvertures
- toit à longs pans croupe
- toit conique
-
État de conservationbon état
-
Statut de la propriétépropriété privée
Bien qu’une chapelle et un colombier furent présents et malgré son toponyme très évocateur, aucune archive ne fait mention d’un manoir sur le site. Non visité lors de l’étude, le logis, dont la structure semble antérieure à la Révolution, semble ne jamais avoir disposé d’un étage noble comme aux Tégnères (où il n’y a pourtant ni chapelle ni colombier).
La présence du colombier, toujours en élévation, et les quelques données historiques, bien que lacunaires, font de cette ferme un édifice patrimonial de premier ordre à l’échelle de la commune déléguée.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Parc naturel régional du Perche
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Documents d'archives
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 1 Q 1165
AD Orne. 1 Q 1165. La Lande-sur-Eure – archives révolutionnaires : biens d'émigrés Chambon-Troussauville et Daligre (E.F.).
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/M1505_08
AD Orne. 3 NUM LN 220/M1505_08. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1901).
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/M1505_12
AD Orne. 3 NUM LN 220/M1505_12. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1926).
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/520W34_24
AD Orne. 3 NUM LN 220/520W34_24. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1946).
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6
AD Orne. 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6. La Lande-sur-Eure – matrices cadastrales (1831).
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : S 1022
AD Orne. S 1022. La Lande-sur-Eure – règlement d'eau de l'étang et du moulin de la Lande (1857-1863).
Documents figurés
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Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8
AD Orne. 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8. La Lande-sur-Eure – plans cadastraux (1831).
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