Dossier d’œuvre architecture IA14000967 | Réalisé par
Lecherbonnier Yannick
Lecherbonnier Yannick

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 1982 à 2001. Spécialité : patrimoine industriel. Chef du service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie de 2001 à 2016, puis de Normandie jusqu'en 2018.

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Dupont Stéphanie
Dupont Stéphanie

Chercheuse à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'arrondissement de Caen
moulin à farine dit moulin de Beauvoir, moulin du Prieur ou moulin de Saint-Gabriel, puis moulin à blé, puis minoterie Les Moulins de Saint-Gabriel
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Calvados - Creully
  • Hydrographies la Seulles
  • Commune Saint-Gabriel-Brécy
  • Adresse 2 rue du Moulin
  • Cadastre 1811 Section B de la Martinique 73, 74 73 = maison 74 = moulin ; 2014 ZB 4
  • Dénominations
    moulin à farine, moulin à blé, minoterie
  • Appellations
    moulin de Beauvoir, moulin du Prieur, moulin de Saint-Gabriel, Les Moulins de Saint-Gabriel
  • Parties constituantes non étudiées
    bief de dérivation, atelier de fabrication, laboratoire, cheminée d'usine, magasin industriel, garage, logement patronal

Le moulin de Saint-Gabriel, aussi appelé moulin de Beauvoir ou moulin du Prieur, fait partie des possessions du prieuré de Saint-Gabriel, dépendance de l'abbaye de Fécamp, fondée au milieu du 11e siècle. Reconstruit en 1606, équipé de deux roues hydrauliques et produisant farines de froment et d'orge, il est mis sous séquestre au moment de la Révolution française. Il passe en 1828 à la famille de meuniers Roussel, dans laquelle il restera jusqu'à sa cessation d'activité, qui entreprend plusieurs agrandissements : construction de deux bâtiments le long de la rivière entre 1828 et 1837, reconstruction du logement vers 1853, édification de magasins fermant la cour en 1859. Réglementé par arrêté préfectoral du 17 août 1861, le moulin est agrandi en 1888 pour accueillir l'année suivante des appareils à cylindres. Il est doté d'une machine à vapeur deux ans plus tard. A cette époque, un nouvel équipement de tamisage est mis en place. Grâce à des améliorations successives du diagramme de mouture et à l'installation de nouvelles machines, notamment de nouveaux appareils à cylindres en 1905 par les constructeurs H. et G. Rose Frères, la capacité quotidienne d'écrasement du moulin passe à 70 quintaux en 1908, 150 en 1914, puis 200 en 1954. L'entraînement des machines se fait à partir de 1929 grâce à une turbine hydraulique de type Francis, de la Société Hydro-mécanique de Toulouse. En 1936, s'ajoute un moteur semi-diesel Ruston Hornsby. La production annuelle, réalisée par 16 employés, atteint 7 500 tonnes de farine et 2 500 tonnes d'issues en 1972, vendue sur le marché régional. Mais l'incendie, deux ans plus tard, du second moulin de la famille Roussel, situé à Sully, incite les minotiers à édifier un nouvel établissement à proximité du site d'origine, entraînant sa fermeture en 1975.

Dans les années 1920, Henri et Paul Roussel entreprennent des travaux sur le logement patronal, privilégiant un style néo-normand.

  • Période(s)
    • Principale : 11e siècle , daté par source , (détruit)
    • Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 20e siècle , daté par travaux historiques

Organisés autour d'une cour fermée, les bâtiments de la minoterie de Saint-Gabriel, en moellons de calcaire, s'étendent sur 10 000 m2, dont 3 000 m2 couverts. L'atelier de fabrication, de plan en L et attenant au logement patronal, s'élève sur quatre niveaux surmontés d'un étage de comble ; pratiquement tout l'équipement y a été conservé. S'alignent à sa suite, les bâtiments de stockage (grains et chambres à farine) et les garages selon un plan en U. Les parties liées à la production sont couvertes de toits à longs pans en ardoise. La cheminée en brique de la machine à vapeur est en place.

Le logement patronal, à deux étages carrés surmontés d'un étage de comble, est couvert d'un toit à longs pans en tuiles plates avec demi-croupe sur le pignon sud. La façade donnant sur le jardin présente un style néo-normand, caractérisé par l'utilisation d'un pan de bois enduit blanc au niveau du premier étage, accessible par un escalier extérieur, et par deux lucarnes normandes et une lucarne centrale jacobine ornées d'épis de faîtage. La façade côté cour, plus sobre, est enduite ; le rez-de-chaussée ouvert sur la cour servait de pièces annexes et de bureau pour le moulin.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire moellon
    • bois pan de bois enduit
    • brique creuse
  • Toits
    ardoise, tuile plate
  • Étages
    3 étages carrés, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit à longs pans pignon découvert
    • toit à longs pans pignon couvert
    • appentis
    • toit à longs pans demi-croupe
  • Escaliers
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
    • énergie thermique produite sur place moteur à pistons à combustion
    • énergie électrique produite sur place moteur électrique
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    machine de production (étudiée dans la base Palissy), machine énergétique (étudiée dans la base Palissy)

Cette minoterie conserve l'ensemble de sa ligne de production. Celle-ci présente une homogénéité chronologique, l'ensemble des machines datant du début au milieu du XXe siècle.