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Normandie Calvados Caen

Plan du rez-de-chaussée de l'abbaye, Louis-Ambroise Dubut.- Dessin à l'encre, 1810. (Archives nationales de France, Pierrefitte. F/21/1878).

présentation de l'étude d'inventaire de l'abbaye de bénédictines de la Trinité dite abbaye aux Dames

Informations générales

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ImmatriculationIVR25_20141401393NUC2AB
Copyrights(c) Archives nationales de France
Diffusioncommunication libre, reproduction soumise à autorisation
Date de prise de vue2014

Auteur(s)

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Auteur de l'illustration Dubut Louis Ambroise
Dubut Louis Ambroise (1769 - 1846)

Louis Ambroise Dubut est né à Paris en 1768. Élève de l'Académie des Beaux-Arts de Paris où il bénéficia de l'enseignement de Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), il obtint en 1797 le 1er Grand Prix de Rome d'architecture, qu'il partagea avec J.-A. Coussin (projet de restauration du temple de Vesta), pour un projet de "Greniers publics pour une grande ville". Parti à Rome comme pensionnaire de l'Académie de France, il y entreprit le projet de restauration du temple supposé de la Pudicité patricienne sur lequel aurait été bâtie au haut Moyen Age, l'église Santa Maria in Cosmedin. Son envoi fut publié en 1801 aux frais de l’État. De retour en France, il exposa aux salons de 1802 et de 1804. il mit ses compétences au service du gouvernement, œuvrant essentiellement dans les départements au titre d'architecte des Bâtiments civils. Il compte plusieurs réalisations à son actif dans le quart nord-est où il concentra son activité à des projets à vocation essentiellement commerciale, judiciaire et hospitalière : la préfecture du département de la Roer, alors français, à Aix-la-Chapelle, l'écluse d'Anglure (Aube), une maison de détention à Ensisheim (Haut-Rhin), un palais de justice à Colmar (1812, projet non réalisé), un dépôt de mendicité à Caen (Calvados), un dépôt de mendicité et une halle au blé (inaugurée en 1814 et détruite en 1860) à Saint-Dizier et enfin des Bains civils à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne) qu'il reconstruisit en grande partie en remployant les matériaux des anciens thermes. Ce dernier chantier, conduit à la demande du ministre Montalivet, ne fut pas mené à terme puisqu'il en fut exclu en 1817 et remplacé par un un architecte local Mangot. Il travailla sur plusieurs édifices historiques comme à la cathédrale de Reims (travaux de restauration de 1809 à 1811) et au château de Gaillon (Eure) dont il leva les plans en vue d'y établir, avec son confrère Croust, un centre pénitentiaire (prison inaugurée en 1816).

Après 1814, il est appelé dans les" colonies militaires" russes qu'Alexandre Ier (1801-1825) venait d'inaugurer aux frontières de l'Empire en obligeant des paysans à une conversion forcée dans des conditions inhumaines. Il y restera quinze ans durant lesquels il réalisa des projets d'édifices pour les villes de Moscou et Novgorod. Il deviendra membre de l’Académie impériale des arts de Saint-Pétersbourg.

De retour en France, vers 1830, il s'intéressa au projet de chemin de fer de Paris à Versailles, par Saint-Cloud et Ville-d'Avray sur lequel il publia un Nouveau mémoire en 1836. il réalisa plusieurs bâtiments publics dont deux marchés parisiens, ceux des Blancs-Manteaux (1845-1846) et de Beauvau.

Aux côtés d'autres architectes, tels que Boullée, Soufflot et Lequeu, il contribua à l'émergence d'une nouvelle pensée architecturale à la Révolution. Théoricien de l'architecture, il écrivit un ouvrage intitulé l'Architecture civile, maisons de ville et de campagne de toutes formes et de tous genres, projetées pour être construites sur des terreins de différentes grandeurs, édité à Paris en 1803, qui connaîtra une deuxième édition en 1837. En 1840, il participa à la fondation de la Société Centrale des Architectes.

L'architecte mourut en 1846. L'inventaire après décès du 18 septembre 1848 de sa veuve, Antoinette-Sophie Cournand résidant 4 rue Chauveau-Lagarde à Paris, est conservé aux Archives nationales de France. En 1879, parut chez Firmin-Didot l'ouvrage de Dubut et Coussin sur les Restaurations des monuments antiques par les architecte pensionnaires de l'Académie de France à Rome depuis 1788 jusqu'à nos jours, publiés avec les mémoires explicatifs des auteurs.

Sources consultées en 2019 :

-site internet AGORHA, base de données de l'INHA, https://agorha.inha.fr/inhaprod/ark:/54721/00278499

-site internet du CTHS, https://cths.fr/an/savant.php?id=107085

-site internet Archive.org, https://archive.org/details/gri_33125012225989

-site internet Books.google, Dominique Jarrassé, Les thermes romantiques : bains et villégiatures en France de 1800 à 1850, Clermont-Ferrand : Institut d’Études du Massif Centrale, 1992, p. 110-111. (Collection Thermalisme et Civilisation, fascicule II), https://books.google.fr/books?id=vQOT3DTCFYEC&pg=PA110&lpg=PA110&dq=Louis-Ambroise+Dubut+architecte&source=bl&ots=_oLDmgHydK&sig=ACfU3U0uIUeGL2M1vFQ_XCHOVGQ_9y32Ow&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjmg__Pr_DrAhUxxoUKHVimAk04MhDoATACegQICRAB#v=onepage&q=Louis-Ambroise%20Dubut%20architecte&f=false.


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