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mine de fer de la Société française de recherches et d’exploitations pour favoriser le développement de la richesse minière en France, puis de la Société de mines et de produits chimiques

Dossier IA14000989 réalisé en 1997

Fiche

Précision dénominationmine de fer
AppellationsSociété française de recherches et d’exploitations pour favoriser le développement de la richesse minière en France, Société de mines et de produits chimiques
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, salle des machines, silo, cantine, école professionnelle, logement patronal, logement d'ouvriers
Dénominationsmine
Aire d'étude et cantonCalvados - Bourguébus
AdresseCommune : May-sur-Orne
Cadastre : 2015 ZA 35, 36, 92, 100, 107 May-sur-Orne ; C 24 Feuguerolles-Bully ; 2015 AE 80, 83, 85, 197, 198 Saint-Martin-de-Fontenay ; 2014 AI 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31 Saint-Martin-de-Fontenay ; 2012 AO 65 Fontenay-le-Marmion
Précisionsoeuvre située en partie sur la commune Saint-André-sur-Orne et Saint-Martin-de-Fontenay
oeuvre située en partie sur la commune Saint-Martin-de-Fontenay
oeuvre située en partie sur la commune Fontenay-le-Marmion
oeuvre située en partie sur la commune Rocquancourt

La concession de la mine de May-sur-Orne est officialisée par décret du 5 mars 1895 au profit de Jules Ernest Chollet et Georges Samson. Un premier décret d'extension en date du 23 juillet 1907 porte son étendue à 839 ha, puis un second du 5 mars 1909 à 965 ha. Elle est amodiée en novembre 1895 à la Société française de recherches et d'exploitations pour favoriser le développement de la richesse minière en France. Cette dernière, par regroupement de sociétés, devient quinze ans plus tard la Société de mines et de produits chimiques (SMPC). Autour du siège dit de l'Orne, plusieurs descenderies sont successivement creusées pour extraire un minerai constitué d'hématite et de carbonate présentant une teneur de 46 à 51% de fer et de 14 à 16% de silice. L'exploitation s'exerce selon la méthode dite "des chambres-magasins". Employant 139 personnes en 1908, la mine produit 62 200 tonnes de minerai, passant à 100 189 tonnes en 1913. Suspendue entre août 1914 et mars 1916, elle reprend à 21 302 tonnes en 1916, pour retrouver son tonnage d'avant-guerre vers 1921. La production est vendue en France et expédiée en Angleterre et en Allemagne. En 1923, est achevé l'équipement d'un deuxième siège, dit Urbain-le-Verrier, à Rocquancourt sur la partie est du gisement. La construction du chevalement et du bâtiment de la recette est confiée aux Etablissements Leflaive (Rhône-Alpes, 42, Saint-Etienne) et Lafarge. Trois ans plus tard, il est permis à la SMPC de réunir les concessions de Saint-André, Maltot et Bully suite à adjudication après leur mise sous séquestre prononcée en 1914. Les installations, modernisées entre 1926 et 1934, permettent l'extraction annuelle de plus de 600 000 tonnes de minerai. Sur le siège de Saint-André, un chevalement en fer équipé de deux berlines et une recette sont notamment construits en 1931-1932 par la Société Venot, Peslin et Cie (Nord, 59, Onnaing). Durant la même période, cette dernière équipe également le siège de l'Orne d'un chevalement, doté d'un concasseur giratoire Allis-Chalmers (Etats-Unis), d'une salle des machines, d'ateliers... Les Sièges de l'Orne et de Saint-André sont reliés par câbles transporteurs à deux accumulateurs, d'une capacité de 1 200 T chacun, situés sur la rive gauche de l'Orne (commune de Bully) construits en 1932 et 1930 reliés par un embranchement à la voie ferrée Caen-Laval. Celui de Saint-André est équipé d'un concasseur Allis-Chalmers. Le Siège d'Urbain-le-Verrier est quant à lui raccordé au chemin de fer minier de Soumont-Caen. Les combats de la Deuxième Guerre mondiale endommagent les installations minières. Supervisés par l'ingénieur de la société Charles Riva et l'architecte caennais Raymond Dupuis, les travaux de Reconstruction sont engagés selon trois tranches faisant appel aux entreprises Venot, Alsthom, Ingersoll-Rand, Les Câbleries de Bourg, La Compagnie Electro-mécanique, Dynalum, Rep-Elec et Monzies. L'extraction est reprise sur le siège de l'Orne en avril 1946, à Saint-André en janvier 1948 et à Urbain-le-Verrier en mars 1950. Six ans plus tard, est engagée la modernisation de la mine : concentration de ses activités sur un puits central, construction sur le carreau d'un chevalement de 49 m de haut, d'une nouvelle salle des machines, d'un bâtiment de concassage secondaire (le concassage primaire étant assuré en fond de mine), de trois silos en béton armé d'une capacité unitaire de 1 500 T de minerai, d'un bâtiment pour le concassage tertiaire et quaternaire et de quatre silos de stockage terminaux pouvant chacun contenir 5 000 T de produit. Les Etablissements Venot et Cie assurent la plus grande partie des travaux. En 1957, 698 000 tonnes sont extraites, la société emploie alors 857 personnes. Mais la concurrence de minerai étranger engendre la diminution des contrats de vente. Faute de débouchés, la mine cesse son activité en 1968. Les chevalements sont démantelés et la renonciation aux concessions est prononcée le 4 décembre 1975. Les galeries sont utilisées jusqu'en 1991 par la société Géomines pour le stockage d'hydrocarbures. Le siège d'Urbain-le-Verrier est occupé, depuis 1967, par l'entreprise de recyclage GDE (Guy Dauphin environnement).

La société dispose d'une centaine de logements achetés dans les villages environnants pour loger son personnel ainsi que de deux petites cités ouvrières : la cité Albert Taraud comptant 16 logements à Rocquancourt, construite en 1926, et 12 logements à Saint-Martin-de-Fontenay. Elles sont complétées, entre 1951 et 1953, par 42 logements supplémentaires. Sur le siège de Saint-André, une cantine avec infirmerie et douches est reconstruite sur les vestiges de l'ancienne après la Deuxième Guerre mondiale, une seconde est ouverte à Fontenay-le-Marmion.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Auteur(s)Personnalité : Chollet Jules Frédéric Ernest
Chollet Jules Frédéric Ernest (16/03/1845 - 01/10/1917)
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Personnalité : Samson Georges propriétaire attribution par source
Personnalité : Société française de recherches et d'exploitations pour favoriser le développement de la richesse minière en France
Société française de recherches et d'exploitations pour favoriser le développement de la richesse minière en France
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Personnalité : Société de mines et de produits chimiques (SMPC)
Société de mines et de produits chimiques (SMPC) (5 août 1910 - )

La Société est issue du regroupement de plusieurs sociétés, dont la Société française de recherches et d'exploitations pour favoriser le développement de la richesse minière en France et officialisée le 5 août 1910. Elle met notamment en valeur les mines de May-sur-Orne (en service de 1895 à 1968, renonciation des concessions 1975), puis à partir de 1941, elle est amodiataire des mines de Jurques (concession courant de 1895 à 1972).


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Auteur : Venot & Cie entrepreneur attribution par source
Auteur : Dupuis Raymond architecte attribution par source
Auteur : Riva Charles ingénieur de l'entreprise attribution par source

Après la fermeture de la mine en 1968, de nombreux bâtiments ont été démolis en particulier les quatre chevalements. Il ne reste que des éléments épars : salle des machines, deux ensembles de silos en béton sur le siège du Puits central, deux accumulateurs dont un concasseur sur Feuguerolles-Bully, cantine, école d'apprentissage, château d'eau et petits bâtiments sur le siège de Saint-André, cantine à Fontenay-le-Marmion et quelques maisons ouvrières dans l'ensemble du périmètre de la mine, dont le logement du directeur à May-sur-Orne devenu le musée de la commune.

Mursbéton enduit
résidu industriel en gros oeuvre
calcaire
Toittôle ondulée, ardoise, tuile mécanique, tuile plate
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés, étage de comble
Couvrementscharpente métallique apparente
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans pignon découvert
toit à longs pans croupe
Énergiesénergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
État de conservationétablissement industriel désaffecté, détruit, mauvais état
Statut de la propriétépropriété privée
propriété publique

Annexes

  • Extrait de DEVAUX, René. Le mouvement industriel dans les départements normands et départements limitrophes. L’industrie minière en Normandie. Rapport présenté aux Assises de Caumont, le 11 juin 1913. Caen : Chambre de Commerce de Caen, 1913. 132 p.

    pp. 73-74 :

    "Mines de May. - La concession de May a une étendue de 839 hectares. Le minerai a été reconnu sur une longueur de 3 kilomètres. La couche a une épaisseur variant de 3 mètres à 6m50. Une descenderie est installée au centre de la concession. Une station électrique de 250 à 300 HP fournit la force nécessaire pour les treuils, les compresseurs, les marteaux perforateurs et l'éclairage de la mine et du bourg de May-sur-Orne. Une seule pompe suffit à l'épuisement. Les minerais sont transportés sur la rive gauche de l'Orne par un câble d'acier et sont déversés dans une trémie installée le long de la ligne de Caen à Laval. La mine emploie 170 ouvriers.

    Sa production était en 1909 de 59 970 tonnes, 1910 de 47 000 tonnes, 1911 de 54 000 tonnes, 1912 de 82 000 tonnes.

    Elle pourra être portée dans l'avenir à 100 ou 120 000 tonnes.

    Les recherches ont été faites à l'Est de la concession et des sondages ont retrouvé le minerai. A la suite de ces travaux des demandes de concessions ont été formulées, trois Sociétés ont été constituées."

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Calvados. 2008JP 247. Fonds Mines de May-sur-Orne, Saint-André et Jurques. [en cours de classement].

  • AD Calvados. S 23. Mines de fer. Concessions. 1918-1931.

  • AD Calvados. S 24/1. Mines de fer. Concessions.

  • AD Calvados. S 26/2. Mines de fer. Concessions.

  • AD Calvados. S 13096. Rivière d'Orne.

  • AD Calvados. 924W 176. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 177. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 178. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 179. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 180. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 181. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 182. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 924W 183. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • AD Calvados. 925W 88. Reconstruction. May-sur-Orne, Saint-André-sur-Orne, Saint-Martin-de-Fontenay. Société de mines et de produits chimiques.

  • DRIRE. Note de synthèse sur l’historique du stockage souterrain. 8 septembre 2004.

  • ETABLISSEMENTS VENOT & CIE. La mine de fer de May-sur-Orne de la Société de mines et de produits chimiques. Document de communication, [vers 1960].

Bibliographie
  • AMICALE DES ANCIENS MINEURS, COLLEGE PAUL VERLAINE - EVRECY. Histoire d'un pays minier, autour de May-sur-Orne. Cabourg : Cahiers du Temps, 1998. 176 p. ISBN 2-911855-09-4.

  • BARGE, Jean, BILLAUX, André, COFTIER, Pierre, et al. Les mondes souterrains : histoire de l'exploitation du sous-sol du Calvados. Caen : Conseil général du Calvados : Archives départementales du Calvados, 2003. 246 p.

  • DEVAUX, René. Le mouvement industriel dans les départements normands et départements limitrophes. L’industrie minière en Normandie. Rapport présenté aux Assises de Caumont, le 11 juin 1913. Caen : Chambre de Commerce de Caen, 1913. 132 p.

  • MAULDE, Jean (de). Les mines de fer et l'industrie métallurgique dans le département du Calvados : les minières anciennes, les mines actuelles, les concessions du département, historique et développement de la métallurgie, les hauts fourneaux de Caen. Caen : Louis Jouan éditeur, 1916. 267 p.

  • MAULDE, Jean (de). Les mines de fer et l'industrie métallurgique dans le département du Calvados. Caen : Editions de Neustrie, 1999. 219 p. Réimpression de l'édition originale publiée Caen : L. Jouan, 1916.

  • IVe REGION ECONOMIQUE, CHAMBRES DE COMMERCE DE CAEN, HONFLEUR, CHERBOURG, GRANVILLE, FLERS ET ALENCON. Les mines de fer du Calvados, de l’Orne et de la Manche. Caen : IVe REGION ECONOMIQUE, 1924. 122 p.

Périodiques
  • CASSE, Yves. Coup de grâce pour les mines de May : Le chevalement du Puits central s’est effondré sous les yeux des anciens mineurs. Paris-Normandie, 7 septembre 1971.

  • COCUDE, M. Le développement des mines de fer et de la sidérurgie en Basse-Normandie, programme. Etudes et travaux, n° 62, année 1959-1960, pp. 109-131.

  • HEURTEAU, Ch.-E. Note sur le minerai de fer silurien de Basse-Normandie. Annales des mines ou recueil des mémoires sur l’exploitation des mines et sur les sciences et les arts qui s’y rattachent. Dixième série, mémoires, tome XI, 1907. pp 613-668.

  • LEMENOREL, Alain. L'impossible révolution industrielle ? Economie et sociologie minières en Basse-Normandie, 1800-1914. Cahiers des Annales de Normandie, n°21, 1988. 488 p.

  • VOGEL, J. Activité des mines de fer de Basse-Normandie pendant l’année 1965. Etudes et travaux, année 1965-1966, n°68. pp. 128-131.

  • Le Calvados. L'Illustration économique et financière, n° spécial, supplément au n°8 du 25 juillet 1925. Paris : l'Illustration, 1925. 66 p.

    p. 25 : La concession de May-sur-Orne.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Lecherbonnier Yannick
Lecherbonnier Yannick

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 1982 à 2001. Spécialité : patrimoine industriel. Chef du service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie de 2001 à 2016, puis de Normandie jusqu'en 2018.


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- Dupont Stéphanie
Dupont Stéphanie

Chercheuse à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialité : patrimoine industriel.


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