Dossier d’œuvre objet IM76006069 | Réalisé par
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Richard Olivier
Richard Olivier

Historien de la Seconde Guerre Mondiale

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  • enquête thématique régionale, bateaux des Chantiers de Normandie
Œuvre étudiée
Auteur (reproduction)
Copyright
  • (c) Marius Bar Editions - Toulon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Le Grand-Quevilly - Rouen
  • Commune Le Grand-Quevilly

CARABINIER est le seul contre-torpilleur de la série de sept de la classe SPAHI (450 tonnes) (SPAHI, HUSSARD, CARABINIER, LANSQUENET, MAMELUCK, ENSEIGNE HENRY, ASPIRANT HERBER) à avoir été construit aux Chantiers de Normandie.

Date du marché : 24 octobre 1906. Date de la pose de la quille sur cale : 30 mai 1907, lancement : 10 octobre 1908, date des essais : 11 novembre 1908

Le CARABINIER est armé pour essais à Cherbourg le 09 mars 1909. Il est affecté à la 1ère escadre de la Méditerranée, à Toulon, le 21 octobre 1909. Le 2 octobre 1917, il est victime d'un coup de feu total sur une des quatre chaudières lors d'un appareillage en rade de Toulon, dont la responsabilité est entièrement supporté par le chef mécanicien.

01.04.1910 : affecté à la 1ère escadrille ; 06.1912 : 2ème escadrille de contre-torpilleurs de la 1ère Armée navale en Méditerranée ; 14.03.1913 : désigné torpilleur d’escadre, opérations en Adriatique ; 1916 : mer Egée ; 13.11.1918 : échoué devant Lataquieh en Syrie ; 15.11.1918 : coulé.

Dénomination de l'objet

Contre-torpilleur classe SPAHI

Description matérielle

Type 450 tonnes ; 2 hélices. 4 cheminées. Armement : 3 tubes lance-torpilles de 450 mm (1 à l'avant, 2 sur affût à pivot central au dessus des machines), 6 canons de 65 mm mod.1902. Motorisation : 2 machines à vapeur, 7 500 Cv, 4 chaudières Temple-Guyot, chauffe au charbon.

Les navires avaient un déplacement de 530 à 550 tonnes à pleine charge. Leur équipage comptait 77 à 79 officiers et hommes du rang.

Le Carabinier était propulsé par deux moteurs à vapeur à triple expansion, chacun entraînant un arbre d'hélice à l’aide de la vapeur fournie par quatre chaudières Guyot. Les moteurs ont été conçus pour produire 7500 chevaux (5600 kW) qui devaient donner à la classe Spahi une vitesse de 28 nœuds (52 km/h). Au cours de ses essais en mer, le CARABINIER a atteint une vitesse maximale de 27,05 nœuds (50,10 km/h), ce qui faisait de lui le navire le plus lent de la classe. Les navires transportaient suffisamment de charbon pour leur donner une autonomie de 1000 à 1200 milles marins (1900 à 2200 km) à une vitesse de croisière de 10 nœuds (19 km/h).

  • Catégories
    patrimoine maritime
  • Matériaux
    • acier
  • Précision dimensions

    L = 64,20 ; la = 6,54 ; longueur entre les perpendiculaires = 64.20 m ; largeur = 6,54 m ; creux = 4.48 m ; tirant d'eau = 2.55 m ; déplacement = 415 tonnes ; jauge brute = 245 tonneaux.

  • Inscriptions & marques
    • inscription
  • Précision inscriptions

    inscription concernant l'appellation : CARABINIER

    Symbole de coque : 12.1909 : VI, 04.1910 : VI, 15.08.1910 : III, 09.09.1910 : I, 15.06.1912 : CA, 01.07.1912 : C.

  • État de conservation
    • oeuvre détruite
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Bibliographie

  • GOUHAT, Jean Labayle. French Warships of World War I, London, Ian Allan, 1974.

  • PREVOTEAUX, Gérard Prévoteaux. La marine française dans la Grande guerre : les combattants oubliés: Tome II 1916-1918, vol. 27, Le Vigen, France, Éditions Lela presse, 2017.

  • CROGUENNEC, Michel. Les Chantiers de Normandie (1893-1987) - Un siècle de construction et de réparation navale en Seine-Maritime. Darnétal, Petit-à-Petit, 2008, 260 p.

Documents multimédia

  • CHERON Philippe & coll. Les Chantiers de Normandie, la construction navale à Grand-Quevilly, 1894-1986. Ministère de la Culture DRAC Haute Normandie - Biplan éditions, cédérom, 2000.

Annexes

  • La fin du CARABINIER (article Wikipedia)
Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 2003, 2024
(c) Région Normandie - Inventaire général
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Richard Olivier
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Édifice
usine de construction navale dite Chantiers de Normandie

usine de construction navale dite Chantiers de Normandie

Commune : Le Grand-Quevilly
Adresse : Bouldevard de Stalingrad