Dossier d’œuvre objet IM76006002 | Réalisé par
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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  • enquête thématique régionale, bateaux des Chantiers de Normandie
bateau de pêche : chalutier (pêche côtière) dit SAINTE MARIE, usine de construction navale dite Chantiers de Normandie
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Le Grand-Quevilly - Rouen
  • Commune Le Grand-Quevilly

Date du marché : 1894, lancement : 23 février 1895, date des essais : avril 1895, lancement : 23 février 1895, date du départ : avril 1895.

Le samedi 23 février 1895, vers 14h00, en présence du directeur des Chantiers, M. Jean Laporte et de son armateur dieppois, le lancement du SAINTE-MARIE entérine le second succès des Chantiers de Normandie. L'armateur Auguste Gelée est apparenté à la famille Corue, connue pour ses activités dans la construction navale. le SAINTE-MARIE est le premier chalutier dieppois à vapeur et  coque acier construit en France. Il représente donc un intermède dans la politique de construction des grands voiliers dans laquelle s'était lancé l'usine, profitant de la loi de 1893. Le 5 avril 1895, après des essais menés en Seine, le SAINTE-MARIE est francisé à Rouen. Le même mois, son arrivée à Dieppe provoque l'enthousiasme des journalistes venus l'admirer. Ils louent son aménagement astucieux, sa finition remarquable des performances étonnantes. Le chalutier débute sa carrière sous le commandement du capitaine L. Méniel (1895-1901) puis Léon Lemaire (1901-1908). Les mécaniciens successifs sont H. Savary (1895-1903), V. Lesné (1903-1906), J. Radde (1906-1908). En 1908, après 7 années de service, le SAINTE-MARIE est mis en vente à Rouen. Le 12 mai 1909, M. Jules Berge en devient propriétaire. Il est alors armé en remorqueur, le 5 octobre 1909. Le 3 novembre 1910, il est vendu à la société "Batellerie Rouennaise" (par la suite absorbée par la C.C.M.T.). Le SAINTE-MARIE est désormais affecté au service du port de Rouen jusqu'en 1944. Il est coulé au Havre à cette époque, après une carrière émérite de près de cinquante années.

Dénomination de l'objet

Bateau de pêche au filet ou à la traîne

Précision sur la typologie de l'objet

Chalutier ; pêche côtière

Appellation d'usage

SAINTE MARIE

Titre courant

Bateau de pêche : chalutier (pêche côtière) dit SAINTE MARIE

Description matérielle

Coque acier rivée, 2 mâts, cheminée centrale, chauffe au charbon. 7 compartiments étanches, 7 sections principales : cabines des hommes, chambre des chaudières, chambre de la machine, cabine des officiers, et cale à poisson. Un système frigorifique Fixary, entraîné par l'arbre de propulsion de la machine à vapeur, permet de maintenir la température de la cale à poisson juste au-dessus de 0 degrés. Le chalut est viré à bord au moyen d'un treuil à vapeur. Le SAINTE-MARIE fut plus tard équipé de potences et adapté à l'emploi de chalut à panneaux. Motorisation : 1 machine à vapeur Pilon (construite par les Ets Augustin Lemarchand, Rouen), 220 Cv, chaudière annexe Renaud et Cie & Bompain, Rouen, vitesse : 9.5 noeuds

  • Catégories
    patrimoine maritime
  • Matériaux
    • acier
  • Précision dimensions

    L = 27 ; la = 5,95 ; longueur entre les perpendiculaires = 27 m ; largeur = 5,95 m ; creux = 3.49 m ; jauge brute = 109 tonneaux

  • Inscriptions & marques
    • inscription
  • Précision inscriptions

    inscription concernant l'appellation : SAINTE MARIE ; inscription concernant l'immatriculation : Di272

  • État de conservation
    • oeuvre détruite
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • CROGUENNEC, Michel. Les Chantiers de Normandie (1893-1987) - Un siècle de construction et de réparation navale en Seine-Maritime. Darnétal, Petit-à-Petit, 2008, 260 p.

Périodiques

  • BIGNOT, Gérard. Les chalutiers à vapeur immatriculés à Dieppe avant 1914, in Les amys du vieux Dieppe, année 1997, n° 1, fascicule CIV, imprimerie Bertout.

Documents multimédia

  • CHERON Philippe & coll. Les Chantiers de Normandie, la construction navale à Grand-Quevilly, 1894-1986. Ministère de la Culture DRAC Haute Normandie - Biplan éditions, cédérom, 2000.

  • CHERON Philippe & coll. Les Chantiers de Normandie, la construction navale à Grand-Quevilly, 1894-1986. Ministère de la Culture DRAC Haute Normandie - Biplan éditions, cédérom, 2000.

Annexes

  • A l’occasion de la conférence de presse qui accompagne la réception de son chalutier à vapeur, le SAINTE-MARIE, second navire produit aux Chantiers de Normandie en avril 1895, l’armateur dieppois Auguste Gelée milite en faveur de la production nationale : Qualité, fiabilité, maintenance !
Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 2003, 2025
(c) Région Normandie - Inventaire général
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Édifice
usine de construction navale dite Chantiers de Normandie

usine de construction navale dite Chantiers de Normandie

Commune : Le Grand-Quevilly
Adresse : Bouldevard de Stalingrad