Dossier d’œuvre objet IM76005196 | Réalisé par
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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  • enquête thématique régionale, bateaux des Chantiers de Normandie
Œuvre étudiée
Auteur (reproduction)
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Le Grand-Quevilly - Rouen
  • Commune Le Grand-Quevilly

Le port de Rouen commande le bateau pilote ALBERT FAROULT en 1937. Le marché est signé en septembre, la construction débute en janvier 1938 et le navire est livré en février 1939. Le nom vient d'un courtier maritime, Président honoraire de la Chambre de Commerce de Rouen. La marraine est Edith Faroult, sa fille. A la débâcle de juin 1940, le bateau participe à l'évacuation de la population civile. Il part du Havre le 12 juin 1940, pour St Malo du 13 au 16, puis Paimpol du 16 au 18. A Paimpol, il embarque les élèves de l'école de la marine marchande vers l'Angleterre. L'administrateur de l'Inscription interdit cet embarquement. Quelques élèves arrivent à se cacher à bord. L'Albert-Faroult traverse la Manche le 19 juin à destination de Falmouth. A leur débarque, les élèves sont d'abord internés, puis réussissent à se faire admettre à l'école navale de Dartmouth. Ils feront ensuite la guerre dans les F.N.F.L. Pendant toute la guerre l'Albert Faroult fut utilisé pendant les hostilités à Belfast, comme Examination-boat', siège du P.C. d'un Group-Captain. A son bord se tenaient les réunions des commandants de navires qui allaient former les convois transatlantiques. Il bat pavillon anglais est ainsi inscrit au Lloyd's Register avec comme armateur le Ministry of War Transport ; Il était qualifié à l'époque, par les britanniques du Ministry of Transport, comme le plus moderne bateau-pilote européen.

A la libération l'Albert Faroult revient au Havre, le 22 février 1945, ramenant les permissionnaires français libérés. Il reprend son service sur la rade encore dangereuse : au cours de l'hiver 44/45, six navires avaient sauté sur des mines. Dé-réquisitionné le 10 janvier 1945, il est rénové en 1946. Mis en réserve puis désarmé en 1971, il est vendu le 11 mai 1974 à deux associés hollandais qui veulent le transformer en ' charter ' en Méditerranée ; l'association dénommée ' Cerbère ' accumule les dettes et le navire, rebaptisé ' Cheir-Haulder ', est saisi par les douanes. Les scellés qui ont été mis empêchent de l'entretenir, et d'assécher la cale machine .Quand on s'en avise, l'eau a déjà détérioré les moteurs. Revendu par décision de justice, le navire est abandonné au fond du bassin Vauban sans gardien, dans les premiers jours de 1985, il coule et chavire à la suite du démontage d'une vanne de coque. Dés les premiers jours de septembre 1985 il finit découpé par les chalumeaux.

Dénomination de l'objet

Bateau pilote

Description matérielle

Coque en acier riveté. 1 moteur diesel de 612 Cv. 12 noeuds. Premier bateau pilote à être équipé d'un moteur Diesel Sulzer type 5 TS 29, à 2 temps, 5 cylindres, développant 600 CV à 360 t/mn. Les emménagements permettaient de coucher 12 pilotes, installées au pont inférieur et 12 hommes d'équipage en chambres de 3 lits. Equipage : un patron, un sous-patron, un chef mécanicien et son second, un radio, un chef cuisinier. Mâture refaite en 1958.

  • Catégories
    patrimoine maritime
  • Matériaux
    • acier
  • Précision dimensions

    L = 38,80 ; la = 7,00 ; longueur entre les perpendiculaires = 33 m ; longueur hors tout = 35,80 m ; largeur = 7 m ; creux = 3,40 m ; tirant d'eau = 2,60 m ; poids lège = 240 tonnes ; port en lourd = 56 tonnes ; déplacement = 296 tonnes ; jauge brute = 225 tonneaux ; jauge nette = 91 tonneaux

  • Inscriptions & marques
    • inscription
  • Précision inscriptions

    inscription concernant l'appellation : ALBERT FAROULT

  • État de conservation
    • oeuvre détruite
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • CROGUENNEC, Michel. Les Chantiers de Normandie (1893-1987) - Un siècle de construction et de réparation navale en Seine-Maritime. Darnétal, Petit-à-Petit, 2008, 260 p.

Documents multimédia

  • CHERON Philippe & coll. Les Chantiers de Normandie, la construction navale à Grand-Quevilly, 1894-1986. Ministère de la Culture DRAC Haute Normandie - Biplan éditions, cédérom, 2000.

Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 2003, 2025
(c) Région Normandie - Inventaire général
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Édifice
usine de construction navale dite Chantiers de Normandie

usine de construction navale dite Chantiers de Normandie

Commune : Le Grand-Quevilly
Adresse : Bouldevard de Stalingrad