Dossier d’œuvre architecture IA76004364 | Réalisé par
Pottier Gaëlle (Rédacteur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
maison
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Caux Seine Agglo - Port-Jérôme-sur-Seine
  • Commune Arelaune-en-Seine
  • Lieu-dit La Mailleraye-sur-Seine
  • Adresse 136 quai Hilaire Tertre
  • Cadastre 2019 AD 85
  • Précisions commune fusionnée après inventaire La Mailleraye-sur-Seine
  • Dénominations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    maison, portail

Cette maison, sinistrée durant la Seconde Guerre mondiale et reconstruite sur dommages de guerre, appartenait autrefois à Henri Malou, maire de la commune de La Mailleraye-sur-Seine entre 1944 et 1977, puis de 1983 à 1989. Celui-ci présidait également l'association syndicale de la Reconstruction de La Mailleraye-sur-Seine au sein de laquelle il a œuvré efficacement à la reconstruction de la ville. La maison initiale, bâtie en brique, présentait, comme l'ancien relais de poste, un balcon donnant vue sur la Seine soutenu par une colonnade en bloc monolithe. La maison a été reconstruite au même emplacement par l'entreprise de maçonnerie Bai, implantée à La Mailleraye-sur-Seine.

De la propriété initiale, issue d'une famille de forestiers (Housseau et Fermé), il subsiste un bâtiment datant du 18e siècle et servant autrefois de grange et d'écurie. L'appontement du bac, qui assurait les navettes pour les employés de la Standard Oil (raffinerie de La Mailleraye) entre les deux rives du fleuve, se trouvait à proximité de cette habitation.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 20e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bai Charles
      Bai Charles

      Charles Bai, né en Moselle de parents italiens, n'a acquis la nationalité française qu'en 1947. Il est diplômé du génie civil à Milan en 1927 et inscrit sur le registre des constructeurs de la ville en juin 1929. En juin 1933, il fonde la société Bai à La Mailleraye-sur-Seine. Avant guerre, il a construit des villas de style lombard à La Mailleraye-sur-Seine. Étant de nationalité italienne au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il n'est pas mobilisé. Après guerre, il participe au chantier de reconstruction de La Mailleraye-sur-Seine mais également d'autres villes, dont Rouen. Il participe également au chantier de la centrale électrique de Yainville II ainsi qu'à la construction du lotissement HBM de la Neuville au Trait.

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      entrepreneur de maçonnerie attribution par travaux historiques

La maison reconstruite a été surélevée sur une terrasse et bâtie en rez-de-chaussée, contrairement à la maison initiale qui s'élevait sur un étage carré. Comme le montre les photographies de l'album Bai, les murs de la façade arrière ont été reconstruits en brique sur un soubassement en calcaire, probablement à partir des matériaux de récupération de la maison détruite. Les autres murs ont sans doute été montés en parpaings de béton et recouverts d'un enduit total. La façade sud présente un petit avant corps saillant au centre et deux parties latérales en renfoncement précédées par deux piliers en béton, rappelant les colonnes de la précédente maison. L'entrée latérale, au sud, est abritée dans un petit espace en saillie, couvert d'une amorce de toit conique. La toiture en croupe est couverte de tuiles plates et l'étage de comble est éclairé par deux lucarnes sur chaque façades (est et ouest). Une des pièces intérieures a été décorée de lambris par M. Taruba, menuisier et ébéniste à La Mailleraye-sur-Seine.

Les anciennes grange et écurie sont bâties sur un étage carré. Les murs pignons et le rez-de-chaussée des façades nord et sud sont appareillés en moellons calcaire et brique, tandis que l'étage des façades nord et sud est assemblé en pan de bois. Certaines pièces sont placées en écharpes ou guettes, indiquant l'ancienneté du bâtiment. Le toit à longs pans, terminé en croupe, est couvert d'ardoises.

La propriété comprend un jardin paysager à l'avant de la parcelle et une cour plantée d'un verger de pommiers à l'arrière. Une autre dépendance agricole (étable, grange et charretterie) située à l'autre extrémité de la parcelle, donnant sur la rue Pasteur, faisait autrefois partie de cette propriété : elle est bâtie en pan de bois sur un soubassement en brique de Saint-Jean et pierre calcaire et couverte en tôle ondulée.

  • Murs
    • brique
    • béton parpaing de béton enduit
    • bois pan de bois
    • calcaire moellon
    • brique
  • Toits
    tuile plate, ardoise
  • Étages
    rez-de-chaussée, étage de comble, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Typologies
    patrimoine en lien avec la Seconde Guerre mondiale
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Sites de protection
    site inscrit, parc naturel régional
Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2020
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
(c) Région Normandie - Inventaire général
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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