La maison se compose d'une partie élevée sur un étage carré et d'une partie en rez-de-chaussée surmontée d'un comble à surcroît en prolongement. La façade principale, reposant sur un soubassement en pierre calcaire, est maçonnée en moellons calcaire enduits et chaînages en brique. L'étage qui comporte un balcon, ajouté au XIXe siècle dans l'esprit chalet, est recouvert de bardeaux de cèdre rouge. La façade arrière est entièrement recouverte d'un essentage de cèdre rouge et le pignon sud d'un essentage d'ardoise. Une tourelle d'escalier hexagonale, coiffée d'un toit polygonal, est accolée à la façade arrière. Le toit à longs pans est couvert d'ardoises et le débord de la toiture est souligné par des lambrequins. Cette maison servant autrefois de buanderie au château conserve dans ses pièces intérieures un bouillot avec deux grandes cuves en zinc, une pièce servant de foyer avec une cheminée munie d'une rôtissoire et un potager (utilisé pour faire mijoter les potages).
L'ancienne étable et grange est construite en rez-de-chaussée et comble à surcroît en maçonnerie de moellons enduite et chaînages de brique (sur la façade arrière) et chaînages en pierre de taille (sur la façade principale). Les pignons sont en moellons calcaire appareillés. Le toit à longs pans est couvert de tôle ondulée.
Le colombier très élancé s'élève sur une petite île aménagée à l'extrémité du plan d'eau. De forme octogonale, il est bâti en brique de Saint-Jean et chaînages harpés en pierre de taille calcaire et comporte un étage séparé par un bandeau mouluré et percé d'ouvertures en forme de meurtrières. La corniche supérieure est ornée de rinceaux de style gothique (ou néogothique). Les parois intérieures, couvertes de boulins, ont été entièrement restaurées dans la seconde moitié du XXe siècle. La porte moulurée, surmontée d'un entablement supportant un arc en tiers-point, a probablement été ajoutée au moment du remontage du colombier à son nouvel emplacement, dans l'esthétique néogothique de l'époque. Le toit en pavillon est couvert de tuiles plates.
La propriété est bordée par un grand plan d'eau relié au fonctionnement du Wuy (ancien bras du paléoméandre de Brotonne) autour duquel s'élève quelques arbres remarquables : platane centenaire et hêtres tortueux.
Chercheuse au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Cheffe du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre. Publications : Claire Etienne-Steiner.