Dossier d’œuvre architecture IA76000531 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel reconverti de l'Eure et de la Seine-Maritime
Dépôt de la Compagnie des tramways de Rouen
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Sotteville-lès-Rouen
  • Commune Sotteville-lès-Rouen
  • Adresse rue de Trianon
  • Cadastre 1982 AB 44
  • Dénominations
    dépôt de tramways
  • Parties constituantes étudiées
  • Parties constituantes non étudiées
    remise, atelier de réparation, magasin industriel, forge, cour

En 1876, la Compagnie des tramways de Rouen, installée 25 boulevard des Belges à Rouen, met en service ses premières lignes hippomobiles et fait construire à Sotteville-lès-Rouen, à l’angle des rues du Trianon et du Madrillet, des remises et écuries pour ses voitures et chevaux. Avec l'électrification du réseau en 1896, le dépôt est mécanisé pour assurer l'entretien et la réparation des motrices. En janvier 1922, la compagnie reçoit l'autorisation préfectorale rétroactive d'exploiter la menuiserie et l'atelier de forgeage des métaux et alliages. Ces ateliers sont exclusivement destinés à la réparation du matériel et toutes les machines, dont un puissant marteau-pilon, sont mises en mouvement par des moteurs électriques. Ils fonctionnent dans ces mêmes conditions depuis 1896, date de mise en service de la traction électrique.

En 1931, pour accompagner la modernisation de son parc de traction, la compagnie fait édifier un nouveau bâtiment dédié au stockage des pièces détachées et aux réparations des moteurs électriques. Elle confie sa conception à l’architecte rouennais Pierre Chirol et sa construction à l’entreprise Lanfry. Ce nouveau bâtiment aux formes épurées inspirées du Mouvement moderne se distingue des constructions antérieures en briques. A cette date surface totale du dépôt s'élève à 10 103 m² dont 5 000 m² bâtis.

Le dépôt ferme en 1953, date à laquelle les tramways cessent de fonctionner à Rouen. Racheté par le SIVOM en 1976, il redevient un dépôt pour le compte de la société de Transports en Commun de l’Agglomération de Rouen, puis pour les services techniques municipaux jusqu'à la fin des années 1980. Le dépôt est désaffecté au moment de l'enquête.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1876, daté par travaux historiques
    • 1896, daté par travaux historiques
    • 1922, daté par travaux historiques
    • 1931, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Chirol Pierre
      Chirol Pierre

      Pierre Chirol commence sa formation classique à l’école régionale des beaux-arts de Rouen en 1899. Il poursuit ses études à Paris et obtient son diplôme d’architecte en 1911, en présentant son projet de « Maison du marin, hôtellerie pour matelots dans un grand port ».

      Oscillant entre tradition et modernité, Pierre Chirol inscrit ses réalisations dans le style régionaliste par les matériaux qu’il emploie, tout en laissant la place aux éléments de modernité.

      Membre de la Société des architectes de Seine-Inférieure et de l’Eure dès 1914, il en devient président en 1928, tout en étant membre de la Société des architectes diplômés par le Gouvernement (SADG). Afin de resserrer les liens entre ses confrères parisiens et provinciaux, Pierre Chirol est choisi pour organiser les premières Journées Régionales des architectes qui se déroulent à Rouen les 13 et 14 mai 1939. Le programme des visites comprend le palais de justice de Rouen, les abbayes de la vallée de la Seine mais aussi le chantier naval du Trait.

      Nommé architecte régional des PTT en 1924, il est l'auteur d'une trentaine de bureaux de poste dans les arrondissements de Caen et de Rouen. Il a aussi construit une dizaine d’églises (dont celle de Fauville-en-Caux). Chargé du programme de construction des maisons HBM dans la vallée de la Seine, auprès de son confrère Georges Peulevey, il imprime ce style régionaliste aux lotissements qu’il conçoit au début des années 1930 pour la cité-jardin de la Petite Campagne à Notre-Dame de Gravenchon ainsi que pour ceux de la Neuville et de la Bucaille au Trait. Comme d’autres architectes de sa génération, Pierre Chirol est enfin sollicité pour la reconstruction de villes détruites pendant la Seconde Guerre mondiale : il réalise une étude pour la place du marché d’Yvetot pour lequel il n’est pas retenu, le comité de sélection lui préférant le jeune architecte Otello Zavaroni. Il est nommé architecte en chef de l'église Saint-Samson d'Aunay-sur-Odon.

      Bibliographie : MAROTEAUX, Vincent (dir.). Pierre Chirol, architecte et érudit normand, 1881-1953 : [exposition, Rouen, hall des Archives départementales de Seine-Maritime, 19 septembre-17 décembre 2009]. [Rouen] : Archives départementales de Seine-Maritime ; [Bonsecours] : Éd. Point de vues, 2009. 179 p.

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      architecte attribution par travaux historiques
    • Auteur : entrepreneur attribution par travaux historiques

Le dépôt des tramways de Rouen comprend trois bâtiments : une menuiserie construite de plain-pied en brique et couverte en tuile mécanique, un atelier de réparation formé d'une série de 6 halles en charpente métallique et magasin industriel. Ce dernier est construit en béton sur un étage. Il est constitué d’une structure poteaux-poutres en béton armé laissée apparente en façade et de murs en remplissage de briques creuses. Sa charpente voutée en béton armé soutient une verrière en toiture qui assure l’éclairage zénithal de l’ensemble du bâtiment. Des baies en bandeau installées à 2,90 m de hauteur sur tout le bâtiment apportent un complément de lumière au rez-de-chaussée. Celle-ci est diffusée au sous-sol grâce par des pavés de verre insérés dans le plancher. Une petite extension en béton enduit servant de bureaux est greffée à la façade principale du magasin. Avec cette annexe, le bâtiment totalise une surface utile de 810 m².

  • Murs
    • brique
    • béton
  • Toits
    tuile mécanique, béton en couverture, verre en couverture
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
    • charpente en béton armé apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • toit bombé
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    magasin industriel, atelier de réparation

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5M 834. Etablissements industriels dangereux et insalubres de Sotteville-lès-Rouen.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 834
    Autorisation préfectorale pour l'exploitation d'un atelier de travail du bois et de forgeage des métaux et alliages, 1922.
  • AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5M 834. Etablissements industriels dangereux et insalubres de Sotteville-lès-Rouen.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 834
    Plans, l/1000e et l/200e, s.n., 1922.

Bibliographie

  • [Exposition. Rouen, Archives départementales de Seine-Maritime. 2009]. Pierre Chirol, architecte et érudit normand (1881-1953). Dir. Vincent Maroteaux. Réd. Virginie Jourdain, Catherine Déhays et al. Rouen : Archives départementales, Ed. Point de Vues, 2009.

    Bibliothèque universitaire Pierre Sineux - campus 1, Caen : N VII B CHIROL 38399
    p.112, 113
Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 1996
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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