Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
- (c) Archives municipales de Rouen
Dossier non géolocalisé
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Aires d'étudesSeine-Maritime
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Adresse
- Commune : Sotteville-lès-Rouen
- Commune : Le Petit-Quevilly
- Commune : Le Grand-Quevilly
- Commune : Petit-Couronne
- Commune : Grand-Couronne
- Commune : Saint-Étienne-du-Rouvray
- Commune : Oissel
Cette étude menée entre 1995 et 1997, et pour partie réactualisée, porte sur les communes situées sur la rive gauche rouennaise cad sur la rive sud de la Seine (à l’exclusion de Rouen), qui vont connaitre à partir du milieu du 19e siècle un développement industriel de très grande ampleur, stimulé par la saturation et le rayonnement de la ville de Rouen, par la proximité du fleuve et du grand port maritime de Rouen et par l’ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen en 1845. Elle concerne ainsi les communes de Sotteville-lès-Rouen, Petit-Quevilly, Grand-Quevilly, Petit-Couronne, Grand-Couronne, Saint-Etienne-du-Rouvray, Oissel.
En quelques décennies, ce territoire est entièrement couvert de grandes usines dédiées à la production textile, métallurgique, chimique ou papetière et de cités ou de logements qu’elles font elle-même construire pour loger leur personnel.
Petit Quevilly et Sotteville-lès-Rouen sont les premières touchées par cette industrialisation galopante. S’y développent à partir du milieu du 19e siècle de grandes usine textiles totalement mécanisées alimentées en énergie par des machines à vapeur, des usines de produits chimiques, ainsi que plusieurs établissements sidérurgiques et métallurgiques spécialisés dans la production de matériels ferroviaires.
La commune Saint-Étienne-du Rouvray, bien que marquée par l’implantation en 1865 de la puissante Société Cotonnière, doit attendre le début du 20e siècle pour s’industrialiser totalement, tout comme celles de Petit-Couronne, Grand-Couronne et Grand Quevilly qui connaissent un essor important entre 1894 et 1930 grâce à l’établissement en bord de Seine de grands complexes industriels dépendants du fleuve pour leurs approvisionnements : papeteries, raffineries de pétrole, usines de produits chimiques et d’engrais, hauts-fourneaux, chantiers de construction et de réparation navale.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’ensemble de ce territoire est au plus fort de son industrialisation et se caractérise par un tissu urbain extrêmement dense, réunissant pas moins de 100 000 habitants. Mais le conflit et ses bombardements entrainent la destruction partielle ou totale de nombreux sites industriels tels que les ateliers ferroviaires de Buddicom ou la filature Bertel de Sotteville-lès-Rouen qui seront entièrement reconstruits, alors que d’autres également touchés par les bombes, mais jugés trop dangereux ou polluants, comme l’entreprise de produits chimiques Nobel-Bozel de Petit Quevilly sont chassés du territoire. Le mouvement de désindustrialisation qui s’opère à partir des années 1960 touche en premier lieu l’industrie textile avant de s’abattre sur d’autres secteurs comme la sidérurgie avec la fermeture en 1967 des Hauts fourneaux de Grand Quevilly ou la métallurgie qui voit la fin en 1964 des Forges et Ateliers de Commentry-Oissel.
La transformation du paysage industriel, qui se poursuit jusque dans les années 1980 avec l’arrêt de la Fermeture Eclair à Petit Quevilly ou des Chantiers de Normandie à Grand Quevilly, entraîne l’apparition de friches industrielles sur lesquelles, lorsqu’elles ne sont pas purement et simplement détruites, vont s’implanter de nouvelles activités liées en particulier au tertiaire. C’est le cas notamment de la filature la Foudre construite en 1846 à Petit Quevilly, témoin majeur du passé textile reconverti en centre tertiaire en 2015 après avoir été protégé au titre des monuments historiques en 2003.
- (c) Archives municipales de Rouen
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.