Dossier d’œuvre architecture IA76000527 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel des communes de la rive gauche de Rouen
Usine de réparation et d'entretien du matériel ferroviaire, dite ateliers de Quatre-Mares
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Saint-Étienne-du-Rouvray
  • Commune Saint-Étienne-du-Rouvray
  • Adresse 9 rue de Paris , 59 rue Pierre Sémard , 6 rue Camille Polonceau
  • Cadastre 2020 AL 296, 297, 299  ; 2020 AV 103, 105  ; 2020 AK 314
  • Dénominations
    usine de matériel ferroviaire
  • Précision dénomination
    usine de réparation de matériel ferroviaire, usine d'entretien du matériel ferroviaire
  • Appellations
    ateliers de Quatre-Mares

En 1913  les Chemins de Fer d’Etat rachètent à l'asile Saint-Yon, les parcelles 67 et 70, section A (Saint-Etienne-du-Rouvray) comprises entre la route de Rouen à Elbeuf et les voies ferrées de la ligne de Paris-Le Havre pour installer sur l'emplacement des anciennes ballastières de Quatre-Mares, le long de la ligne ferroviaire, les nouveaux ateliers de réparation des locomotives du réseau de l'état destiné à palier l'insuffisance des ateliers Buddicom. Les travaux de fondation et de remblaiement sont lancés la même année et la construction des bâtiments dès avril 1915 avec la mise en place des structures métalliques par la Société Haour frères d'Argenteuil. Suite à un accord avec la Compagnie de Chemins de fer de l'Etat, les travaux interrompus par la guerre, sont repris en avril 1917 par le Royal Engineers Corps qui obtient en contre partie l'autorisation d'occuper les locaux le temps du conflit. L'armée britannique doit également fournir les machines-outils destinées à équiper les ateliers. En septembre 1917, les travaux sont achevés mais ce n'est qu'à la fin de l'année 1919, après le départ des troupes anglaises, que la Compagnie des Chemins de Fer de l'Etat prend enfin possession des lieux. Pour que l'activité démarre au plus vite, elle transfère sur le nouveau site la section locomotive des ateliers Buddicum établis à son voisinage, à savoir outillage et personnel en totalité. A partir de cette date, les ateliers de Quatres-Mares réparent en moyenne 250 locomotives à l'année. Ces grandes réparations sont effectuées après un parcours de 700 000 à 1 400 000 km. De 1919 à 1938, l'équipement de base est complété par des machines neuves livrées au titre des dommages de guerre. Entre 1920 et 1940, pas moins de 1 751 locomotives de tous types sont réparées aux ateliers de Quatre-Mares qui disposent pour cela d'un effectif variant entre 900 et 1600 personnes. Outre la réparations des locomotives, ils assurent également leur perfectionnement tant en puissance de traction qu'en vitesse. Ils sont aussi mandatés pour fabriquer ou réparer des pièces de locomotives destinées à l'approvisionnement des différents dépôts du réseau de l'Etat situés dans toutes la France.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les ateliers de Quatre-Mares sont gravement touchés par les bombardements. Les dégâts entrainent à un ralentissement brutal des grandes réparations partir de 1943 : au nombre de 154 en 1942, elles chutent à 53 en 1943 et à 5 en 1944.

A la Libération, la reconstruction et la modernisation des ateliers de Quatre-Mares est une priorité. Les travaux sont complètement achevés en 1950 et plus de 150 machines-outils neuves sont mises en service.

L'avènement des locomotives diesel-électrique durant les années 1960 signe la fin de la traction vapeur à Quatre-Mares. En 48 ans d'activité, l'usine a vu passer 4 026 locomotives à vapeur. La dernière est réparée en 1967. Anticipant ce changement, la direction des ateliers prépare depuis le début de la décennie un plan de reconversion vers la réparation des locomotives diesel-électriques de plus de 2 000 CV : les ateliers sont réorganisés, les ouvriers formés aux nouvelles méthodes, les équipements modernisés. La première réparation de ce nouveau type de machine intervient en octobre 1965 sur une locomotive type 68000.

En 1992, suite à la réorganisation nationale de l'activité réparation, les ateliers de Quatre-Mares se voient confiés toutes les séries de locomotives diesel de grande puissance. Parallèlement, ils réorientent une partie de leur activité vers la réparation des locomotives diesel-électriques. Au moment de l'enquête, ils emploient près de 800 personnes, sont responsables d'un parc de 777 locomotives et révisent en moyenne 60 machines par an, leur capacité maximale étant de 75 révisions par an.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1913, daté par travaux historiques
    • 1950, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)

L'établissement occupe 14 ha dont 5 ha de surface couverte, dont: un atelier principal de 250 m sur 105 m divisé en 6 halls construits en charpente en acier rivetée et remplissage de briques, éclairés de façon zénithal par des lanterneaux en toiture, dotés chacun d'un pont roulant suffisamment puissant pour soulever une locomotive et raccordés chacun au réseau ferré par voie particulière ; deux bâtiments secondaires abritent les ateliers des essieux et la chaudronnerie ; des bureaux, magasins et une école d'apprentissage reconstruits en béton et remplissage de brique.

  • Murs
    • brique
    • béton
  • Toits
    ardoise, béton en couverture, verre en couverture
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
    • croupe
    • lanterneau
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    atelier de fabrication

Bibliographie

  • GROUPE ARCHIVES QUATRE-MARES. Les ateliers de Quatres-Mares. Huit décennies au service de la réparation des locomotives. Paris : la Vie du Rail, 1996, 310 p.

  • PESSIOT, Guy. Histoire de l'agglomération rouennaise. La rive gauche.- Rouen : Le P'tit Normand, 1990. 288 p.

    p. 269-271
  • ANDRIEU, Daniel, Jean-François GLABIK, LEROY, Léon. Sotteville après la pluie. Sotteville lès Rouen : Maison pour tous, 1993. 235 p.

    p. 67-75

Périodiques

  • CROGENNEC, Michel. Les ateliers ferroviaires de l’agglomération rouennaise de 1842 à 2002. Revue d’histoire des chemins de fer, n°29-28, 2003.

    p. 57-72
  • CROGUENNEC, Michel. De la locomotive à vapeur à la locomotive électrique : 160 ans d'industrie ferroviaire dans l'agglomération rouennaise. Etudes normandes, 52e année, n°2, 2003, pp. 59-76.

     

  • Les ateliers de Quatre-Mares. Revue de Rouen, n°19, 1948, p. 18-24

  • DANTAN, Alain. Le développement de l'industrie dans les cantons de Sotteville et de Grand-Couronne 1914-1939. In: Études Normandes, 23e année, n°280, 1974. pp. 1-23.

    p. 3-23
Date(s) d'enquête : 1995; Date(s) de rédaction : 1996
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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