Dossier d’œuvre architecture IA76000489 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
Tuilerie briqueterie Jean-Pierre Chedville, puis Chedeville et Bigot, puis briqueterie Bigot, puis usine de produits chimiques Witco Chemical
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Caudebec-lès-Elbeuf
  • Commune Saint-Pierre-lès-Elbeuf
  • Adresse rue Gravetel , rue du Mont Enot
  • Cadastre 1982 AN 302  ; 2022 AN 455
  • Dénominations
    tuilerie, briqueterie, usine de produits chimiques
  • Appellations
    tuilerie briqueterie Chedville, tuilerie briqueterie Chedville et Bigot, briqueterie Bigot, Witco Chemical
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, bureau, cantine, infirmerie, laboratoire, poste de chargement, aire des matières premières, aire de fabrication, aire des produits manufacturés, chaufferie, château d'eau

A la fin des années 1870, pour faire face à la demande en matériaux de construction stimulée par le développement de la grande industrie textile dans la région d'Elbeuf, Jean-Pierre Chedville lance le projet d'implanter une importante tuilerie-briqueterie sur le flanc nord du Mont Eno à l'extrémité sud de la commune. L'usine est autorisée par arrêté préfectoral du 20 mai 1879. A la fin 19e siècle, l'établissement, propriété de la société Chedville et Bigot, est équipé de deux fours à ciel ouvert, d'un four Hoffmann à feu continu comprenant 22 chambres de chauffe, d'ateliers de malaxage et de moulage et de plusieurs pièces de séchage. Dans les années 1930, Bigot reste seul à la tête de l'entreprise désormais cantonnée à la production de brique. Son activité est attestée jusqu'en 1957.

Après sa fermeture, le site est racheté par la société Chimique Elbeuvienne qui est autorisée par arrêté préfectoral du 25 novembre 1959 à fonder une usine spécialisée dans la production des alkylphénols et tensio-actifs utilisés dans la fabrication des détergents ménagers, des produits phytosanitaires et cométiques. Tous les bâtiments de l'ancienne tuilerie briqueterie sont détruits à l'exception d'un logement réutilisé en infirmerie. En décembre 1968, la société Chimique Elbeuvienne est rachetée par la société anonyme Witco Chemical. La construction d'un atelier d'éthoxylation, d'un autre pour la fabrication d'hydrotropes et d'une importante unité de sulfonation est autorisée respectivement en 1969, 1976 et 1982. L'unité de sulfonation fonctionne en continu et traite 30 000 tonnes de matières actives par an. L'ensemble est complété par une unité d'estérification et une unité d'alkoxilation représentant respectivement des capacités de production annuelles de 15 000 et 12 000 tonnes. En 1993, 174 personnes travaillent sur le site.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1879, daté par travaux historiques
    • 1959, daté par travaux historiques
    • 1969, daté par travaux historiques
    • 1976, daté par travaux historiques
    • 1982, daté par travaux historiques

L'ancien logement de la tuilerie briqueterie est un bâtiment d'un étage construit en maçonnerie de brique. L'usine de produits chimiques édifiée à l'emplacement de l'ancienne tuilerie briqueterie s'étend sur un terrain de 60 000 m2 occupé par des ateliers de fabrication bâtis de plain-pied en maçonnerie brique et par des unités modernes constituées de colonnes de distillation et de réservoirs en acier que complète une importante chaufferie. Le laboratoire est construit en parpaing de béton, en rez-de-chaussée avec toit en terrasse. Le poste de chargement, directement desservi par voie ferrée particulière, consiste en une superstructure métallique couvertes en tôle.

  • Murs
    • brique
    • acier
    • parpaing de béton
  • Toits
    ardoise, béton en couverture
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. Série M, sous-série 5M, 5M 859 : établissements dangereux et insalubres : Saint-Pierre-lès-Elbeuf

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5M 859
Date(s) d'enquête : 1993; Date(s) de rédaction : 1994
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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