Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Hydrographies
la Seine
le Puchot
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Commune
Elbeuf
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Adresse
ancienne rue Royale
,
ancienne rue de la Rigole
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Cadastre
1831
A3
533, 565
;
2022
AD
362
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Dénominationsusine de teinturerie, filature, tissage, usine d'apprêt des étoffes
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Précision dénominationfilature de laine, tissage de laine
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Appellationsusine de teinturerie Louis-Robert Flavigny, usine de draps Charles Flavigny et fils
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Parties constituantes non étudiéescheminée d'usine
En 1652, Nicolas Flavigny, manufacturier originaire du soissonnais fait édifier sur un terrain acheté au duc d'Elbeuf, compris entre l'ancienne rue Royale et la Seine, des ateliers de teinturerie. En 1672, il reçoit du duc l'autorisation d'utiliser l'eau du Puchot pour ses opérations de teinture.
Au début du 19e siècle, Louis-Robert Flavigny, son fils, prend la tête de l'entreprise. Il fait construire une filature équipée de machines conçues par les ingénieurs anglais Douglas et Cockerill. Ce sont les premières machines à filer, à carder et à lainer introduites à Elbeuf. En 1813, une teinturerie moderne est édifiée au lieu-dit du Glayeul. On effectue alors dans l'usine toutes les opérations de la fabrication depuis le dégraissage de la laine jusqu'aux apprêts des draps, ainsi que le foulonnage. Les étoffes produites sont des draps de haute qualité, lisses ou croisés, unis, couleurs mélangées, et nouveautés. En 1821, Charles, fils de Robert Flavigny, fait installer une machine à vapeur dans l'usine. Jusqu'en 1825, les laines utilisées dans l'établissement proviennent essentiellement de la Beauce et de la Brie supplantées ensuite par les laines espagnoles, allemandes, russes et australiennes. En 1855, la production annuelle atteint une valeur de 2 millions de francs.
A partir des années 1850, Charles Flavigny avec ses deux fils aînés dirige la filature, le tissage, la foulerie et l' atelier d'apprêt, tandis que son fils, Ernest, exploite une teinturerie sous la raison sociale E. Flavigny, Crabit et Cie. Les bâtiments sont contigus mais juridiquement distincts. La teinturerie est alors l'une des plus importante d'Elbeuf. On y traite 1100 kg à 1300 kg de laine par jour. En 1855, les établissement Flavigny emploient 372 ouvriers en ateliers et 230 au dehors. En 1858, la teinturerie est agrandie et modernisée. En 1864, sa capacité journalière atteint 2800 kg à 3200 kg de laine teinte. Elle comprend alors plusieurs bâtiments délimitant une cour carrée dont un côté sert de quai sur la Seine avec pontons. L'atelier de préparation de la laine est équipé de machines à laver importées des provinces rhénanes, soit six cuves à lévitation en bois qui alimentent en continu les machines à dégraisser puis les machines à exprimer. Il existe également pour le lavage des laines, un atelier flottant composé de plusieurs pontons établis sur la Seine. Le lavage est effectué dans un bassin ovale où un cylindre denté tourne à 100 tours/minute. La filature totalisant 1800 broches ne produit qu'une partie du fil, le reste étant produit à façon. Bien qu'une partie du tissage soit effectuée en usine, l'essentiel est réalisé à l'extérieur. Les établissements Flavigny emploient dans les années 1860 plus de 200 tisserands des bourgs environnants. A la fin des années 1860, les deux établissements réunis emploient 800 ouvriers. L'ensemble des ateliers, teinturerie comprise, dispose de quatre machines à vapeur d'une puissance cumulée de 100 cv, alimentées par six chaudières. De façon générale, les ateliers de fabrication des Etablissements Charles Flavigny et fils sont construits en brique et en charpente de bois. Les plus importants s'élèvent sur trois étages. Le logement patronal édifié sur la rue Royale comprend un étage carré et un étage de comble. L'usine est entièrement détruite dans le grand incendie de 1870.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 17e siècle , daté par travaux historiques, daté par source
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1652, daté par source, daté par travaux historiques
- 1813, daté par travaux historiques
- 1821, daté par travaux historiques
- 1858, daté par travaux historiques
- 1870, daté par source
L'usine édifiée en brique et charpente en bois est entièrement détruite lors du grand incendie de 1870. Ne subsiste du site qu'une cheminée.
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Énergies
- énergie humaine
- énergie animale
- énergie thermique
- produite sur place
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État de conservationdétruit
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Bibliothèque municipale de Rouen
Documents d'archives
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Archives nationales, Paris
ARCHIVES NATIONALES. F/12/1366. Dossier 33. Commerce et industrie. Draperie : mémoires des inspecteurs, réglementation, etc., classement par généralités et par inspections. Inspection particulière d'Elbeuf. 1728-1789
M. Louis-Robert Flavigny contre M. Eugène Sevaistre, observations, précis et consultation, 1826. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8 M 45
AD Seine-Maritime. Série M ; sous-série : 8 M 45. Rapport du Comité cantonal d'Elbeuf à la commission impériale d'exposition universelle de Paris de 1855.
Renseignements divers sur l'établissement, 1855.
Bibliographie
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CABAN, Félix-André. Les premières cheminées des moteurs à vapeur dans la région de Rouen.- Rouen: J. Lecerf, 1878. 69 p.
p. 34-40 -
DAUMAS, Maurice. L'archéologie industrielle en France. Paris : Robert Laffont, Coll. Les hommes et l'histoire, 1980, 463 p.
p. 283-284 -
BECCHIA, Alain (dir).La draperie en Normandie du XIIIe siècle au XXe Siècle. Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre. 2003, 544 p.
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REAL, Emmanuelle. L’industrie et la ville : l’exemple d’Elbeuf XVIIe-XXe siècles. in : BECCHIA, Alain (dir). La draperie en Normandie du XIIIe siècle au XXe Siècle. Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre. 2003, p. 407-428.
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TURGAN, Julien. Établissements de M. Charles Flavigny à Elbeuf. In Les grandes usines : études industrielles en France et à l'étranger. Paris : Michel Lévy frères, Tome 5, 1865, p. 65 à 128.
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BECCHIA, Alain. La draperie d'Elbeuf (des origine à 1870). Mont-Saint-Aignan, Presse Universitaire de Rouen, 2000, 872 p.
p. 560-576 -
REAL, Emmanuelle. Elbeuf, ville drapière. Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie. Inventaire Général ADAGP. Collection Itinéraires du Patrimoine n° 50 (revu et augmenté), 2004, 64 p.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.