Photographe du SRI Rouen, actif entre 1969 et 2010.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
-
Commune
Elbeuf
-
Adresse
26 avenue Gambetta
-
Cadastre
1982
AL
4,5
;
2022
AL
163
-
Dénominationssavonnerie
-
Appellationssavonnerie Sèbe, savonnerie Sèbe et Maubec, savonnerie Maubec, cartonnerie Breton
-
Destinationscartonnerie
-
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, conciergerie, cour
Cette savonnerie spécialisée dans la fabrication des produits pour le dégraissage de la laine est fondée par Isidore Sèbe vers 1820. En 1846, celui-ci s'associe pour l'exploitation de son établissement à Prudent Maubec, un ancien pharmacien. Quatre chaudières sont installées dans l'usine dans les années 1850. En 1857, Isidore Sèbe se retire des affaires, laissant Prudent Maubec seul à la tête de l’entreprise. En 1867, ce dernier s'associe à son fils, Eugène, chimiste de profession. En 1868, le percement de la rue Poussin entraîne la destruction d'une partie de l'usine. En 1904, Eugène Maubec s'associe à son fils Gustave. En 1907, l'entreprise se développe et diversifie sa production avec la fabrication de stéarine, d'oléine, de glycérine, d'alcools gras et de savon métallique obtenu par hydrolyse des graisses. Ces produits sont vendus dans toute la France et en Belgique. En 1930, l'usine compte 7 ouvriers, 1 contremaître, 3 employés et 7 représentants. La même année, la savonnerie exploite en location un atelier mitoyen appartenant aux établissements Blin et Blin et dans lequel est installée une chaudière à haute pression. En 1932, Yves Maubec est nommé directeur général de l'entreprise. Durant les bombardements de juin 1940, l'usine est détruite à 80%. En 1943, Yves Maubec met en place une installation moderne permettant la séparation des matières par solvants sélectifs. La même année, l'usine compte 43 ouvriers, 12 employés et produit vingt tonnes de stéarine par mois. Outre l’industrie textile, cette matière est utilisée par l’industrie métallurgique, notamment par la société des Tréfileries et Laminoirs du Havre. L'oléine fabriquée dans les mêmes proportions, alimente les filatures de Drusenheim dans le canton de Bischwiller en Alsace, ainsi que les établissements elbeuviens Blin et Blin. La glycérine, dont la production atteint trois tonnes par mois, est vendue à l’entreprise Watermann.
Au lendemain de la guerre, un nouvel atelier est construit au titre des dommages de guerre. Il est édifié en béton et doté d’une toiture en sheds ovoïdes. En 1950, un transformateur et un grignard sont installés dans l'usine. A la même époque, l'acquisition d'une partie de la rue Michelet permet de raccorder l'usine à la voie ferrée. Malgré ces investissements et ces aménagements, l’entreprise Maubec dépose le bilan en 1950, mais la fermeture de l'usine est retardée de neuf ans grâce à un accord passé avec les créanciers.
Après la fermeture définitive de la savonnerie, en 1959, les bâtiments sont rachetés par la société Breton pour devenir une cartonnerie. Le procédé et le matériel de fabrication de la stéarine sont rachetés par la société Dubois établie à Montreuil. La société Rhône Poulenc rachète pour sa part l'autoclave et le grignard pour les installer dans son usine de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Au moment de l'enquête, les bâtiments abritent toujours la cartonnerie Breton. Ils ont été détruit après enquête.
-
Période(s)
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : milieu 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
-
Dates
- 1907, daté par travaux historiques
- 1943, daté par travaux historiques
- 1950, daté par travaux historiques
- 1959, daté par travaux historiques
Le bâtiment abritant les bureaux est construit en maçonnerie de brique sur un étage et un étage de comble, toit à longs pans, croupe et sur le retour toit en pavillon, croupe brisée. L'atelier de fabrication reconstruit en béton est un vaste bâtiment en rez-de-chaussée couvert de sheds ovoïdes.
-
Murs
- brique
- béton
-
Toitsardoise, béton en couverture, verre en couverture
-
Étages1 étage carré, étage de comble
-
Couvrements
- charpente en béton armé apparente
-
Couvertures
- toit à longs pans croupe
- toit en pavillon croupe brisée
- shed ovoïde
-
Énergies
- énergie thermique produite sur place
- énergie électrique achetée
-
État de conservationdétruit après inventaire
-
Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
-
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 RP 2-3
AD Seine-Maritime. Série RP. Sous-série 12 RP 2-3. Dommages de guerre 1939-1945.
Bibliographie
-
LAMY, Alain. Elbeuf se penche sur son passé. Saint-Aubin-Lès-Elbeuf, Temps Libre, 1989, 391 p.
p. 284
Périodiques
-
CHAUVEL, Denise. La savonnerie Maubec : une industrie elbeuvienne méconnue. In: Bulletin de la Sté de l'histoire d'Elbeuf, n°6, juin 1986.
p. 13-19.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.