Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Commune
Elbeuf
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Adresse
rue Pierre Nourry
,
rue Victor Grandin
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Cadastre
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Dénominationsusine de feutre
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Parties constituantes non étudiéeslogement d'ouvriers, cour, jardin, conciergerie, cheminée d'usine
Cette usine de feutre et couperie de poils de lapin pour la chapellerie est construite en 1895, non loin de la Seine, entre la rue Victor Grandin et la rue Pierre Noury, par l'industriel Auguste de Clermont. Outre les constructions neuves, elle réutilise comme magasin, bureau et habitation le bâtiment servant d'atelier et de logement, édifié antérieurement par Pierre Grandin le long de la rue Noury. En 1900, une chaudière semi tubulaire d'une surface de chauffe de 155 m² provenant des ateliers Veillet Lescure d'Amiens, destinée à l'alimentation d'une machine à vapeur est installée dans l'usine. Celle-ci reste aux mains de la société de Clermont et Cie jusqu'à la mort du dernier représentant de la famille, Hermann de Clermont, en 1922. L'usine est ensuite rachetée par Charles Gangnat et Francis Ewald employés jusqu'alors par la société de Clermont et Cie. En 1927, la société Gangnat et Ewald fait appel à l'architecte Léon Laquerrière pour réaménager et agrandir l'usine. Celle-ci se déploie alors sur deux sites accessibles par les rues Victor Grandin et Pierre Nourry. Des logements, des bureaux, des ateliers de teinturerie en noir ou fantaisie, de dégraissage, de décapage, d'épaillage, de rasage ainsi que des entrepôts pour les peaux brutes ou apprêtées et un laboratoire sont édifiés. Le 5 août 1929, l'usine est reprise par la société Foussé et Ewald. Les différentes opérations réalisées sont le fendage, l'éjarrage et le secrétage des peaux au nitrate de mercure, le coupage des peaux, la soufflerie des poils. En 1930, l'usine est équipée de 73 machines à couper, souffler et effilocher. A partir de 1973, la fabrication associe à l'utilisation de poil naturel un mélange de laine, les déchets restant utilisés pour la fabrication de la colle. La société traite alors 20 tonnes de poils par mois. Une partie de la production est exportée vers l'Angleterre, le Japon, l'Allemagne et le Portugal. En 1973, 30 personnes sont employés dans l'usine. Son activité est arrêtée au milieu des années 1970. Tous les bâtiments sont détruits dans le cadre de l'opération de rénovation du quartier du Puchot à l'exception de celui à usage d'ateliers édifié le long de la rue Pierre Noury par le manufacturier Pierre Grandin repris dès 1895 par les Etablissements de Clermont.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1895, daté par travaux historiques
- 1927, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
Laquerrière Léonarchitecte signatureLaquerrière LéonCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
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État de conservationdétruit
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5 M 457
AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5 M 457. Etablissements industriels dangereux et insalubres de la ville d' Elbeuf.
Autorisation préfectorale pour agrandissement de l'établissement, 1895. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5 M 457
AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5 M 457. Etablissements industriels dangereux et insalubres de la ville d' Elbeuf.
Plan légendé de l'usine Gangnat Ewald et Cie, par Léon Laquerrière, 1927. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8SP
AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1865 à février 1889.
Déclaration n° 564. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8 SP
AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1889 à février 1900.
Déclarations n° 928 et 929. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8 SP
AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1889 à février 1900.
Déclarations n° 1498 et 1499. -
Archives municipales, Elbeuf : Doc 16/1.
AM Elbeuf. Doc 16/1. Dossiers documentation. Description des bâtiments industriels de la ville d'Elbeuf désaffectés où menacés de l'être, documentation constituée par les services techniques municipaux, vers 1960-70.
Dossier 3, Établissement Foussé et Ewald. -
Archives municipales, Elbeuf : G 1309
AM Elbeuf. Série G. Sous-série G 1309. Matrice des contributions foncières mobilières, registre des patentes de 1930.
Machines en place en 1930.
Bibliographie
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L'histoire de l'industrie et du commerce en France, l'effort économique français contemporain. Paris : ed d'Art et d'Histoire, 1923.
p. 35, 36.
Périodiques
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L'usine Foussé-Ewald traite les peaux de lapins selon une technique très peu répandue. In : Paris-Normandie, 19 septembre 1973.
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CHALUMEL, Michel. Foussé Ewald... ou Les Peaux de Lapin. In : Bulletin de la Société de l’histoire d’Elbeuf, 2003, p. 23-41.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.