Dossier d’œuvre architecture IA76000437 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
Usine de blanchiment et de teinturerie de laine Boujiard et Grubben, puis usine de confection Rousseau s. a., puis Manufacture d'Elbeuf s. a.
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Elbeuf
  • Commune Elbeuf
  • Adresse 6 rue de Solférino , 10 rue de Stalingrad
  • Cadastre 1982 AS 116  ; 2022 AS 230, 236, 237, 238
  • Dénominations
    usine de blanchiment, usine de teinturerie
  • Précision dénomination
    usine de traitement de la laine
  • Appellations
    usine Boujiard et Grubben, usine Rousseau s. a, Manufacture d'Elbeuf s. a
  • Destinations
    entrepôt commercial
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, salle des machines, magasin industriel, logement patronal, cour, conciergerie, bureau

Cette usine de blanchiment et de traitement de la laine et des déchets de laine par épaillage chimique, est créée vers 1860 par MM. Boujiard et Grubben, associés. En mars 1884, leur établissement est détruit par un violent incendie. L'année suivante, Boujiard et Grubben sont autorisés par arrêté préfectoral à reconstruire, au même emplacement, une nouvelle usine spécialisée dans les opérations de teinture, de blanchiment de la laine mais aussi dans les opérations de préparation de la matière première, notamment de cardage et de battage de la laine. En 1904, l'usine connaît plusieurs travaux d'agrandissement : surélévation de l'atelier de fabrication principal (rue de Stalingrad), construction d'un nouvel atelier de fabrication portant la date (rue de Solférino), d'une nouvelle salle des machines (sur cour intérieure) et d'une conciergerie. Vers 1920, le site est racheté par la société anonyme Rousseau et transformé en usine de confection. Après la Seconde Guerre mondiale, l'usine de confection est exploitée par la Manufacture d'Elbeuf s. a. qui a cessé ses activités à la fin des années 1960. Au moment de l'enquête, l'usine est en partie réutilisée comme entrepôt commercial et en partie désaffectée.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques , (détruit)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source , (détruit)
    • Principale : 1er quart 20e siècle , porte la date
  • Dates
    • 1885, daté par source
    • 1904, porte la date

Le site occupe une vaste parcelle de 1 400 m2 entre la rue de Solférino et la rue de Stalingrad et comprend notamment deux ateliers de fabrication construits sur rues, une salle des machines sur cour. L'atelier de fabrication, en façade sur la rue de Stalingrad, est construit en brique bicolore et moellon de calcaire, sur trois étages percés par de larges baies en arc segmentaire sur les trois premiers niveaux et par de grandes baies rectangulaires au dernier étage en brique bicolore, avec une toiture en terrasse. L'atelier de fabrication et bureau, en façade sur la rue de Solférino, portant la date 1904, est édifié sur deux étages en brique enduite avec des chainages d'angle et encadrement de baies en brique bicolore : les deux premiers niveaux servant d'atelier sont percés par de larges baies en arc segmentaire, le dernier étage servant de bureau est muni de petite fenêtre. Le bâtiment à usage d'atelier et de salle des machines occupant l'intérieur de la parcelle, est de type halle en charpente métallique, édifié en rez-de-chaussée surélevé, dont le pignon sur cour en brique et verre est surmonté d'une horloge en ferronnerie. La conciergerie, sur la rue de Solférino, est un édicule d'un étage en brique enduite, couvert d'un toit à longs pans et croupe en tuile mécanique.

  • Murs
    • brique enduit
    • calcaire moellon
    • verre
  • Toits
    tuile mécanique, ardoise
  • Étages
    3 étages carrés
  • Couvrements
    • charpente métallique apparente
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans pignon couvert
    • croupe
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Techniques
    • ferronnerie
    • sculpture
  • Représentations
    • caducée
    • guirlande
    • cartouche
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Seine-Maritime. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 452. Etablissements industriels dangereux et insalubres de la ville d' Elbeuf (1841-1922).

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5 M 452
    Autorisation préfectorale d'établir un bâtiment pour la teinture, le blanchiment, le cardage et le battage de la laine, comprenant une chaudronnerie sur fer et cuivre, 1885.
  • AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1865 à février 1889.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8SP
    Dossier n°1343, élévation du timbre d'une chaudière, 1882.
  • AD Seine-Maritime. Série 6 SP. Déclarations d'appareils à vapeur pour les communes de A à Y de l'arrondissement de Rouen pour la période 1877-1892.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 6 SP
    Déclaration d'augmentation du timbre d'une chaudière alimentant une machine à vapeur d'une force de 12 cv.
  • AM Elbeuf. Série G 1309. Matrice des contributions foncières mobilières, registre des patentes de 1930.

    Archives municipales, Elbeuf
    260 ouvriers en 1930.
  • AD Seine-Maritime. Série M ; Sous-série 5 M : 5 M 452. Etablissements industriels dangereux et insalubres de la ville d' Elbeuf (1841-1922).

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5 M 452
    Plan de l'établissement, l/200e, décembre 1884.

Bibliographie

  • REAL, Emmanuelle. Elbeuf, ville drapière. Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie. Inventaire Général ADAGP. Collection Itinéraires du Patrimoine n° 50 (revu et augmenté), 2004, 64 p.

Date(s) d'enquête : 1992; Date(s) de rédaction : 1993, 2022
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.