Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Commune
Elbeuf
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Adresse
7 rue Neubourg
,
37 rue du Général de Gaulle
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Cadastre
1982
AV
119
;
2022
AV
119, 179, 200, 221
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Dénominationsfilature, tissage, usine d'apprêt des étoffes, usine de teinturerie
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Précision dénominationfilature de laine, tissage de laine
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Appellationsusine Thibault et Gariel, usine Thibault Frères
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Destinationssupermarché, immeuble à logements, commissariat de police
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement patronal
La société Thibault est fondée en 1847 et fait construire la même année un bâtiment à étage servant de filature de laine cardée. Celle-ci est équipée, en 1867, d’une chaudière provenant du constructeur elbeuvien Joubert. En 1875, la filature est complétée par l’adjonction d’un atelier de plain-pied couvert en shed servant de tissage mécanique. Leurs différents métiers et machines sont entrainés par une machine à vapeur de système Woolf à balancier alimentée en 1882 par une nouvelle chaudière provenant du constructeur rouennais Windsor et fils. En 1889, l'usine de la nouvelle société Thibault Frères compte un effectif de 86 ouvriers. En 1900, les ateliers de filature et de tissage totalisent respectivement 1200 broches et 31 métiers. En 1912, une chaudière d'une capacité de 300 m³ est installée dans l’atelier de séchage des draps. Deux nouveaux ateliers, l’un dédié à l'épaillage de la laine, l’autre à la teinture des fils ou des étoffes sont édifiés par l'architecte Léon Laquerrière en 1923 pour compléter le site. Puis en 1930, un nouvel atelier d’apprêts des étoffes est installé. Il est équipé de dix machines à fouler, de six machines à tondre, calandrer, raser et griller les draps, et d’un appareil mécanique à 4 cylindres dédié au collage et au séchage des draps. A la même date, la filature totalise 2400 broches auxquelles s’ajoute un métier dévideur de fil de 60 broches, et le tissage compte 49 métiers mécaniques. L’effectif de l’usine atteint alors le chiffre de 230 personnes. L’établissement devient ainsi durant l’entre-deux guerre une usine totalement intégrée où sont réalisées toutes étapes du travail de la laine depuis la préparation de la matière première jusqu’à la finition des draps. Sa production orientée jusqu’alors vers la fabrication traditionnelle de draps épais de couleur sombre en laine cardée (drap de billard, drap d'uniformes, vêtements masculins...) doit être diversifiée pour faire face à la demande croissante en tissus légers. La société Thibault Frères se lance alors dans la fabrication d’articles de sport et de draps de laine peignée. Durant les bombardements de juin 1940, l’usine est gravement touchée : la filature est partiellement incendiée et les ateliers de tissage et d’apprêts sont totalement détruits, imposant l'arrêt de la production. La filature est relancée au lendemain de la guerre après de lourds travaux de reconstruction puis définitivement arrêtée juillet 1961 du fait de la concurrence des textiles synthétiques. Au moment de l’enquête, la filature est transformée en supermarché et en immeuble à logements et le bâtiment abritant les bureaux reconverti en commissariat de police.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1847, daté par travaux historiques
- 1875, daté par travaux historiques
- 1923, daté par travaux historiques
- 1930, daté par travaux historiques
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Auteur(s)
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Auteur :
Laquerrière Léonarchitecte attribution par sourceLaquerrière LéonCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
La filature est constituée de deux corps de bâtiment édifiés en maçonnerie de brique et ossature bois sur un plan en T. Le corps principal comprend deux étages et un étage de comble avec fronton au dessus des trois travées centrales, toit à longs pans et pignons couverts, tuile mécanique en couverture. Le corps de bâtiment en retour compte trois étages et un étage de comble, toit à longs pans, croupe, ardoise en couverture. Le bâtiment des bureaux édifié sur rue comprend deux étages percés de baies en arc segmentaire ornées à leur sommet d'une coquille Saint-Jacques sculptée et de baies en arc plein cintre ornées à leur sommet d'une fleur sculptée, toit à longs pans, pignons couverts, ardoises en couverture.
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Murs
- brique
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Toitsardoise, tuile mécanique
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Étages3 étages carrés, étage de comble
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Couvrements
- charpente en bois apparente
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon couvert
- croupe
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Énergies
- énergie thermique produite sur place
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État de conservationétablissement industriel désaffecté
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- fleur
- coquille Saint-Jacques
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Bibliothèque municipale de Rouen
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
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- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
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- (c) Collection particulière
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- (c) Collection particulière
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Documents d'archives
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 5 M 459
AD Seine-Maritime. Série M. Sous-série 5M : 5 M 459. Bâtiments insalubres et dangereux.
Demande d'autorisation pour l'établissement d'un atelier d'épaillage et d'un atelier de teinture, 1923. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 12 RP 155
AD Seine-Maritime. Série RP. Sous-série 12 RP 155. Dommages de guerre 1939-1945.
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8SP
AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1865 à février 1889.
n°46, déclaration de chaudière, 1867. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8SP
AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1865 à février 1889.
n°215, déclaration de chaudière et machine à vapeur, 1870. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8SP
AD Seine-Maritime. Série 8SP. Registre des déclarations d'appareils à vapeur de mars 1865 à février 1889.
n°1357, élévation du timbre d'une chaudière, 1882. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 8 SP 53
AD Seine-Maritime. Série S ; sous-série : 8 SP : 8 SP 53. Registre des déclarations d'appareils à vapeur, février 1900 à mai 1913.
n"3224, déclaration de chaudière, 1912. -
Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : 6 SP
AD Seine-Maritime. Série 6 SP. Déclarations d'appareils à vapeur pour les communes de A à Y de l'arrondissement de Rouen pour la période 1877-1892.
Déclaration d'augmentation du timbre d'une chaudière, 1882. -
Archives municipales, Elbeuf : 2 F 213
AM Elbeuf. Série 2 F. Sous-série 2 F 213. Etablissements industriels, liste rédigée en 1889.
Nombre d'ouvriers, 1889. -
Archives municipales, Elbeuf : G 1309
AM Elbeuf. Série G. Sous-série G 1309. Matrice des contributions foncières mobilières, registre des patentes de 1930.
Machines et nombre d'ouvriers, 1930. -
Archives municipales, Elbeuf : G 2016
AM Elbeuf. Série G. Sous-série G 2016. Matrice cadastrale des propriétés bâties et non bâties de 1831 à 1882.
folio 616 -
Archives municipales, Elbeuf : G 1284
AM Elbeuf. Série G. Sous-série G 1284. Matrice des contributions foncières mobilières, registre des patentes de 1900.
Machines en place, nombre d'ouvriers, 1900.
Bibliographie
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Archives municipales, Elbeuf
MONNOT, Philippe. Elbeuf, ville manufacturière. Mémoire de 3e cycle. Unité pédagogique d'architecture n°6, Paris, 1978, 185 p.
p 133-134. -
LAMY, Alain. Elbeuf se penche sur son passé. Saint-Aubin-Lès-Elbeuf, Temps Libre, 1989, 391 p.
p. 307-310.
Périodiques
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LEVAIN, ROUGERIE, STRAUS. Contribution à l'étude des mouvements de longue durée, la croissance de l'industrie lainière en France au XIXe siècle: ses allures et ses déterminants. In: Bulletin de l'Institut d'histoire économique et sociale de l'Université de Paris, n°12 dec 1983, p. 72.
Etablissements Thibault Frères, plan de l'atelier de teinture et d'épaillage, par Laquerrière architecte, 1/200e, mai 1923. -
Les cités normandes du draps, Elbeuf et Louviers. La Revue de Rouen, n°10, 1956, 30 p.
Article, production de l'établissement.
Documents figurés
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Bibliothèque municipale Rouen. Estampes topo. Fonds Fortin.
Usine textile Thibault, entête de lettre, vers 1900.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.