Dossier d’œuvre architecture IA76000415 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
Usine de matériel électrique de la Compagnie industrielle des piles électriques (Cipel), puis Gipelec, puis Ralstom Energy Systems
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Elbeuf
  • Commune Caudebec-lès-Elbeuf
  • Adresse 5, 7 rue Chènevière
  • Cadastre 1982 AB 109,110
  • Dénominations
    usine de petit matériel électrique
  • Précision dénomination
    usine de piles électriques
  • Appellations
    Cipel, Gipelec, Ralstom Energy Systems
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, conciergerie, cour

La Société pour le Perfectionnement des Générateurs Electrochimiques, qui deviendra en 1948 la Compagnie industrielle des Piles Electriques (Cipel), occupe depuis 1937 l'ancienne filature Olivier-Picard qui située 12 rue Boucher de Perthes à Elbeuf. En 1953, la saturation du site, contraint la société a transférer son activité à Caudebec-lès-Elbeuf dans l'ancienne usine textile Lécailler qui était spécialisée dans la filature, le tissage et l'effilochage de laine. En 1955, de nouveaux bâtiments sont construits à l'emplacement des anciens, occupant près de 37000 m². La production atteint 1 million de piles par jour en 1965. La fabrication des piles nécessite l'emploi annuel de 3600 tonnes de zinc provenant de France et du Japon, de 7300 tonnes de bioxyde de manganèse provenant du Ghana de Grèce et du Japon, de 550 tonnes de noir d'acétylène et de 250 tonnes de crayon de carbone. Durant les décennies 1960 et 1970, la Cipel emploie 1500 personnes dans son usine de Caudebec.

En 1979, les marques Mazda-Cipel et Saft-Leclanché s'unissent et deviennent Gipelec, puis en 1985, la réunion les activités piles grand public de Gipelec et de Wonder débouche sur la création de la nouvelle société Cipel. La production se développe, engendrant un bénéfice annuel de 360 millions de francs. La mise en fabrication d'une pile sans mercure dite green power, en 1988, entraine une explosion de l'activité : la production atteint alors 2,5 millions de piles par jour au début des années 1990.

En 1989, le capital de la Cipel s'élève à plus d'un milliard de francs. L'usine est alors rachetée par le groupe américain Purina et entre ainsi dans le groupe Ralston Energy Systems dont les piles sont vendues sous la marque Energizer. Malgré ces bons résultats, l'effectif de l'usine connait une réduction progressive à partir des années 1980 : elle compte 730 personnes en 1985, 650 en 1989, 600 en 1990, 200 en 1998. Cette dernière date correspond à la décision de Ralstom d'arrêter définitivement la production à Caudebec pour ne conserver que l'emballage et le dispatching de produits désormais fabriqués en Grèce et en République Tchèque. L'activité cesse définitivement en 1999 et l'usine est entièrement détruite.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1955, daté par source, daté par travaux historiques

L'usine compte trois immense ateliers de fabrication bâtis en rez-de-chaussée, construits en béton armé et ciment, et couverts soit en shed avec tuile mécanique et verre soit d'un toit en terrasse en béton, soit d'un toit bombé.

  • Murs
    • béton béton armé
    • ciment
  • Toits
    tuile mécanique, verre en couverture, béton en couverture
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • charpente en béton armé apparente
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit bombé
    • shed
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    détruit après inventaire
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 1993; Date(s) de rédaction : 1994
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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