Dossier d’œuvre architecture IA61002516 | Réalisé par
Maillard Florent (Contributeur)
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.

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  • enquête thématique régionale, architecture rurale du Parc naturel régional du Perche
ferme
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général
  • (c) Parc naturel régional du Perche

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional du Perche - Tourouvre
  • Commune La Lande-sur-Eure
  • Lieu-dit La Moinerie, La Lande-sur-Eure
  • Cadastre 1831 A 396  ; 2025 220 ZB 1
  • Précisions Longny-les-Villages
  • Dénominations
    ferme
  • Parties constituantes non étudiées
    cour, étable, écurie, fournil, puits, toit à porcs, remise, grange

La ferme de la Moinerie dépendait sous l'Ancien Régime de l'abbaye royale Notre-Dame du Val d'Arcisses, sise en l'actuelle commune historique de Brunelles (commune nouvelle d'Arcisses, Eure-et-Loir). À la Révolution, elle est vendue comme Bien national à Claude Barabé.

En 1831, elle appartient à un certain Chauvin, propriétaire à La Ferté-Vidame (Eure-et-Loir), qui la transmet en 1841 à Charles Alexandre Delaney, propriétaire au Neubourg (Eure). Ce dernier procède à d'importants travaux d'agrandissement vers 1850, signalés par les tableaux d'augmentation et de diminution des matrices cadastrales. Aux trois bâtiments préexistants (tous ruinés aujourd'hui), il en ajoute deux nouveaux : un bâtiment principal à l'ouest comprenant un nouveau logis (l'ancien étant converti en bâtiment rural) et une vaste grange au sud-ouest. L'ensemble des bâtiments, répartis en "O", délimitait alors une cour ouverte, dont l'accès se faisait depuis le nord-est.

En 1863, la propriété passe entre les mains de la famille Prat, qui la conserve jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les deux remises agricoles - l'une en prolongement de la grange, l'autre du bâtiment principal - semblent dater du tournant du 20e siècle. Des familles de métayers, cultivateurs, se succèdent tout au long de la 1ère moitié du 20e siècle alors que les recensements de population font état en 1946 de la cohabitation de deux familles, des cultivateurs et des bûcherons, exploitant très certainement le massif forestier environnant.

Les trois bâtiments les plus anciens sont petit à petit délaissés et tombent en ruine à la fin du 20e siècle. Parmi eux, le fournil, restauré en 2025, possède des vestiges significatifs permettant son identification.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle
    • Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
  • Auteur(s)

Cette ferme isolée se situe à environ deux kilomètres au nord-ouest du village de La Lande-sur-Eure. Elle est implantée sur un point culminant du plateau, à 273 m d'altitude, et occupe une situation de clairière, en bordure sud-ouest de la vaste forêt de La Ferté-Vidame.

La propriété se compose aujourd'hui de deux grands bâtiments organisés de manière perpendiculaire. Au nord de l'ensemble se situe l'ancien fournil, dont la voûte est détruite. À l'est, un édicule servant à l'origine de niche à chiens complète l'ensemble.

En rez-de-chaussée, le bâtiment principal possède une façade sur cour orientée à l'est. Il comprend, du sud au nord, une remise, une ancienne remise convertie en étable, le logis (salle et chambre) et une ancienne dépendance devenue pièce habitable. À l'arrière, au nord-ouest, se trouvent un cellier et une ancienne laiterie.

En retour d'équerre au sud se situe la grange prolongée d'une remise à l'est et dont la façade sur cour est orientée au nord. Placée au centre de la façade, une grande porte charretière surmontée d'un arc segmentaire donne accès à la grange, dont la charpente, refaite à neuf suite à un incendie, a été rabaissée.

Les murs sont en moellons de silex couverts d'un enduit plein ou à pierre vue, à l'exception du pignon sud de l'ancien fournil ruiné, où de nombreuses briques sont remployées dans la maçonnerie majoritairement de silex. Les chaînages d'angle et les encadrements des baies sont en brique, tout comme les corniches, le bandeau soulignant les linteaux des baies en façade sur cour du bâtiment principal et la souche de cheminée. Les toits à longs pans sont couverts en tuile plate ou en tôle de type bac acier (grange et remise attenante).

  • Murs
    • silex moellon enduit
    • brique
  • Toits
    tuile plate, tôle galvanisée
  • Étages
    en rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • État de conservation
    inégal suivant les parties
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    grange

Sur le plan cadastral de 1831, le parcellaire est composé de grandes parcelles montrant qu'il n'a pas subi de divisions familiales. De plus, le toponyme "Moinerie" fait référence à l'établissement ecclésiastique dont dépendait la ferme : l'abbaye royale Notre-Dame du Val d'Arcisses. Bien que les bâtiments les plus anciens soient ruinés et non interprétables, une grange aux vastes dimensions subsiste, témoin d'une agriculture prospère au 19e siècle.

Documents d'archives

  • AD Orne. 1 Q 1133. La Lande-sur-Eure – archives révolutionnaires : biens ecclésiastiques provenant de l'abbaye d'Arcisses.

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 1 Q 1133
  • AD Orne. 3 NUM LN 220/M1505_08. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1901).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/M1505_08
  • AD Orne. 3 NUM LN 220/M1505_12. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1926).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/M1505_12
  • AD Orne. 3 NUM LN 220/520W34_24. La Lande-sur-Eure : listes nominatives des recensements de population (1946).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 NUM LN 220/520W34_24
  • AD Orne. 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6. La Lande-sur-Eure – matrices cadastrales (1831).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 3-220/1 => 3 P 3-220/6

Documents figurés

  • AD Orne. 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8. La Lande-sur-Eure – plans cadastraux (1831).

    Archives départementales de l'Orne, Alençon : 3 P 2-220/1 => 3 P 2-220/8
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Parc naturel régional du Perche
(c) Région Normandie - Inventaire général
Maillard Florent
Maillard Florent

Chercheur associé au Parc naturel régional du Perche depuis 2011, en charge de l'étude et de la valorisation du patrimoine bâti.

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