Dossier d’œuvre architecture IA27004829 | Réalisé par
Pottier Gaëlle (Contributeur)
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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Chéron Philippe (Contributeur)
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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  • inventaire topographique, boucles de la Seine normande
hôtel-restaurant Charles Larcier, puis Vincent Lefort dit "La Bonne Auberge", actuellement chambres d'hôtes
Œuvre étudiée
Auteur
  • Chéron Philippe
    Chéron Philippe

    Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

    Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Roumois - Quillebeuf-sur-Seine
  • Commune Vieux-Port
  • Dénominations
    auberge, hôtel, restaurant
  • Appellations
    La Bonne Auberge

L'établissement fut créé vers 1900 par Charles Larcier dans une chaumière datant du 18e siècle, puis cédé à Vincent Lefort qui lui attribua le nom de « Bonne Auberge ». Pendant la Première Guerre mondiale, la « Bonne Auberge » fut fréquentée par les officiers britanniques, dont le camp était établi à Aizier, ainsi que par plusieurs ministres et hauts fonctionnaires belges, dont le gouvernement provisoire était installé à Sainte-Adresse. M. Cardecia, dit « César », venu d'Auvergne, fit l'acquisition de l'auberge vers 1930. Durant l'Entre-deux-guerres, l'établissement fut fréquenté par de nombreux artistes et notabilités locales : le sculpteur Jules Brateau et le peintre Albert Marquet, M. Christensen qui avait fait construire le manoir de Thorold à quelques pas de là, le député puis sénateur havrais Louis Brindeau, qui avait imaginé en 1911 le passage d'un viaduc ferroviaire entre Aizier et Vieux-Port, l'écrivain Julien Guillemard, qui y rédigea ses Contes de la Bonne Auberge publiés en 1955 et Armand Salacrou, autre écrivain et journaliste havrais, qui y résida le temps de l'aménagement de sa propriété au lieu-dit Le Courval, sur les bords de Seine à Trouville-la-Haule.

À la belle saison, les vacanciers y débarquaient du bateau passager, Le FELIX FAURE, effectuant les liaisons entre Rouen et Le Havre. La cale aval de Vieux-Port se situait en effet en contrebas de l'hôtel. Pour profiter de la vue imprenable sur la Seine, notamment lorsque se produisait le mascaret, un restaurant et une terrasse furent aménagés à cette époque plus près des berges. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'établissement fut fréquenté par les officiers allemands tout en servant de point de rencontre aux résistants. Après la mort de son charismatique propriétaire en 1953, la « Bonne Auberge » ferma définitivement ses portes.

La propriété est aujourd'hui aménagée en chambres d'hôtes.

La propriété s'étend le long d'une vaste parcelle partant de la rue traversant le bourg pour rejoindre le bord de Seine. Le logis principal prend place au centre, sur le rebord de la terrasse descendant vers le fleuve. Cette chaumière est bâtie en pan de bois à cadre sur un soubassement en brique et silex. Les linteaux des portes et fenêtres sont cintrés. La partie ouest du logis est légèrement rehaussée. L'espace de comble à surcroît est éclairé par une lucarne pendante. Les chambres de l'hôtel étaient autrefois aménagées dans cette partie du logis qui était appelé "le bon gîte". Le reste du comble servait de grenier. Le toit a conservé sa couverture en chaume.

Une autre petite chaumière, plus récente, se situe perpendiculairement à la rue du bourg. Bâtie en pan de bois sur un soubassement en brique et couverte en chaume, elle était autrefois baptisée le "petit nid" et complétait l'hébergement de l'hôtel.

Le restaurant et sa terrasse aménagés sur les bords de Seine ont disparu mais le puits monumental couvert en chaume, situé à proximité du logis principal a été conservé.

  • Murs
    • bois pan de bois
    • brique
    • silex
  • Toits
    chaume
  • Étages
    en rez-de-chaussée, comble à surcroît
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Bibliographie

  • VALLEMONT, Pierre. Histoire de Vieux-Port, Des origines à nos jours, auto édition, 2012.

    Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande
    p. 79 à 84
  • GUILLEMARD, Julien. Contes de la bonne auberge. Imprimerie de la presse : Le Havre, 1955. In-8°, 183 p.

    Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : BC 181

Annexes

  • La Bonne Auberge in Vallemont, Pierre, Vieux-Port (Bibl), p. 79-84
  • La Bonne Auberge in Guillemard, Julien. Contes de la bonne auberge, 1955
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2023
(c) Région Normandie - Inventaire général
(c) Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande
Pottier Gaëlle
Pottier Gaëlle

Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.

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Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

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