À l’aval de la boucle de Brotonne, les débouchés sur la Seine permettaient d’expédier les marchandises provenant du plateau du Roumois vers Le Havre, Rouen, Elbeuf, etc. On apportait sur les bords du fleuve la majeure partie des coupes de bois des forêts de Montfort et de Brotonne, mais aussi le foin, les grains, le cidre, le beurre et les animaux de boucherie. Des auberges, offrant le gîte et le couvert, étaient implantées sur ces lieux de chargement comme à Aizier et Vieux-Port. D'un point de vue fonctionnel, elles étaient équipées de d'écuries, de remises ou de garages à bateaux.
Jusqu’au début du 20e siècle, l’activité de Vieux-Port et Aizier était essentiellement tournée vers la pêche en Seine (éperlan, anguille et mulet) et les activités fluviales. L’hôtellerie et la restauration sont stimulées par l’attrait pittoresque des chaumières, le spectacle du mascaret et l’escale du bateau-passager à vapeur Le Felix Faure. En 1870, 4 établissements faisaient débits de boissons à Vieux-Port. « La Bonne Auberge » est l’établissement en vue où se réunissent en terrasse artistes (le sculpteur Jules Brateau, le peintre Albert Marquet) et hommes de lettres.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.