Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- inventaire topographique, Pont-Audemer
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Pont-Audemer
-
Commune
Pont-Audemer
-
Adresse
rue de la République
-
Cadastre
2014
AK
155
;
1835
B1
408
-
Dénominationséglise paroissiale
-
VocablesSaint-Ouen
L’église paroissiale Saint-Ouen, dont le patronage est donné à l'abbaye de Préaux par Onfroy de Vieilles au 11e siècle, témoigne de plusieurs phases de constructions et de modifications. De taille modeste, un premier édifice assez proche stylistiquement de l’église Saint-Germain existait à la fin du 10e ou au début du 11e siècle. De cette construction romane, ne subsiste aujourd’hui que le chœur, modifié au cours des 12e et 13e siècles. Un chapiteau est encore visible : il représente deux guerriers en armes qui s’affrontent.
À la fin du 15e siècle, les habitants souhaitent une église plus grande, un clocher plus haut. À deux reprises pendant la période des travaux, les édiles font appel à des architectes illustres pour les visites de chantier : en 1488, Jacques Le Roux alors maître des œuvres de l’église Saint-Maclou de Rouen et qui travaillera ensuite à la cathédrale de 1497 à 1507 ; puis en 1512 Rolland Le Roux qui reprend la charge rouennaise de Jacques de 1508 à 1526. Les travaux débutent vers la fin du 15e siècle sous la responsabilité de l’architecte Michel Gohier, qui construit également la chapelle Notre-Dame de Montfort-sur-Risle. Devant l’ampleur du projet, la ville devra aider financièrement les trésoriers de l’église, dont les ressources sont bien insuffisantes. En 1485 et 1489 par exemple, elle paie une partie de la somme due au marchand pour l’approvisionnement en pierre de Caen. Michel Gohier travaille jusqu’en 1500 ou 1505 et cette période peut être considérée comme la première étape de reconstruction : édification de la tour nord qui doit servir également de beffroi, bases du gros œuvre de la tour sud et des trois premiers vaisseaux de la nef. Au début du 16e siècle, Guillaume Morin et Thomas Theroulde, maître et ouvrier maçon de l’église de Caudebec, reprennent la direction du chantier. Les travaux se poursuivent par l’édification de la façade et des travées de la nef, mais, faute de moyens financiers suffisants, l’ambitieux projet d’une nef de grande dimension est abandonné. Le triforium, l’amorce des fenêtres hautes et le voûtement des premières travées des bas-côtés sont exécutés. Mais en 1514, alors que l’étage supérieur n’est qu’esquissé, la nef est reliée au chœur roman et les travaux s’arrêtent. Seule la tour nord de la façade est achevée, la tour méridionale ne s’élevant qu’à hauteur de la nef. En 1515, la ville donne encore 50 livres aux trésoriers de Saint-Ouen pour les aider à terminer la construction de cette tour nord et acheter le métal pour fabriquer la grosse cloche.
On ne connaît rien des plans prévus pour le chœur et la présence ou non d’un transept. Seule l’amorce à l’extérieur de deux arcades inachevées laisse supposer un projet plus ambitieux avec la reconstruction probable d’un chœur élargi. Les douze chapelles de la nef sont achevées en 1535 avec la pose des vitraux (une dernière verrière sera montée en 1556). Bien qu’inachevée, l’église est un témoignage du courant très novateur des édifices flamboyants normands.
Au cours des siècles suivants, et jusqu’à nos jours, l’édifice n’a subi que très peu de modifications ou restaurations. Les seules interventions notables concernent la restauration des verrières anciennes et le montage de nouvelles baies réalisées par Max Ingrand entre 1950 et 1952.
-
Période(s)
- Principale : 1er quart 11e siècle , daté par source
- Secondaire : 12e siècle , daté par source
- Secondaire : 13e siècle , daté par source
- Principale : 4e quart 15e siècle , daté par source
- Principale : 1er quart 16e siècle , daté par source
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Le Roux Jacquesarchitecte attribution par sourceLe Roux JacquesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maître des oeuvres de l'église Saint-Maclou de Rouen. Travaille à la cathédrale de Rouen de1497 à 1507.
-
Auteur :
Le Roux Rollandarchitecte attribution par sourceLe Roux RollandCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Travaille à la cathédrale de Rouen de 1508 à 1526.
-
Auteur :
Gohier Michelarchitecte attribution par sourceGohier MichelCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte de la chapelle Notre-Dame de Monfort-sur-Risle à la fin du 15e siècle.
-
Auteur :
Morin Guillaumearchitecte attribution par sourceMorin GuillaumeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maître d'oeuvre de l'église de Caudebec.
-
Auteur :
Theroulde Thomasmaçon attribution par sourceTheroulde ThomasCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maître maçon à Caudebec, Thomas Théroulde travaille à l’église Saint-Ouen de Pont-Audemer en 1492, à la fontaine et aux fortifications. (Dominique Hervier. Congrès archéologique, 1980). Un Thomas Théroulde travaille en 1536 à l’abbaye Notre-Dame du Vœu à Gruchet-le-Valasse (Beaurepaire. Notice sur les comptes de l’abbaye du Valasse, 1879-1881).
-
Auteur :
Édifice à trois nefs et chœur à chevet plat. Le vaisseau central compte six travées et les bas-côtés sont bordés de chapelles. Chaque travée se compose d’une arcade légèrement brisée, d’un triforium surmonté d’une amorce de fenêtres hautes. L’élévation de la nef est d’une très grande élégance et d’un extrême raffinement dans l’exécution des décors. Le triforium décline un répertoire flamboyant (feuille de chou frisé, crochets végétaux, imbrication des moulures en trompe-l’œil), auquel se mêle un vocabulaire de la première Renaissance (rangs de perles, rinceaux, candélabres surmontés de minuscules crânes, têtes d’ange).
Les chapelles abritent des clés de voûte de très belle facture, à mettre en lien avec le décor du château de Gaillon. On y retrouve le thème du végétal, le modelé des formes et le traitement des motifs de la première Renaissance. Elles comportent également des piscines liturgiques richement décorées d’éléments gothiques puis Renaissance. Elles étaient fermées par des clôtures aujourd’hui disparues mais dont il reste les amorces sur les piles. On y retrouve un décor en bas-relief composé de grotesques et du vocabulaire classique de la Renaissance : dauphins, animaux fabuleux, cornes d’abondance.
-
Murs
- pierre pierre de taille
-
Toitsardoise
-
Plansplan allongé
-
Étages3 vaisseaux
-
Couvertures
-
Statut de la propriétépropriété de la commune
-
Intérêt de l'œuvreà signaler
-
Protectionsclassé MH, 1909/11/22
-
Référence MH
Figure sur la liste de classement de 1889.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Monuments historiques
- (c) Monuments historiques
- (c) Monuments historiques
- (c) Monuments historiques
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
-
CANEL, Alfred. Histoire de la ville de Pont-Audemer. 1885. Brionne : réédition Monfort, 1980, tomes 1 et 2.
t.2, p. 325-335 -
Archives municipales, Caen
CHIROL, Pierre. Cathédrales et églises normandes. Elbeuf, Paris : éditions Paul Duval, 1937, 227 p. (Images d'Art). Réédition Elbeuf, Paris : La Découvrance Editions, Paul Duval, 2003.
p. 155-163 -
BOTTINEAU-FUCHS, Yves. Haute-Normandie gothique, architecture religieuse. Paris : Picard, 2001.
p. 265-272 -
HERVIER, Dominique. Saint-Ouen de Pont-Audemer. In CONGRES ARCHEOLOGIQUE DE FRANCE (138e session, 1980). Paris : Société Française d'Archéologie, 1984.
p. 83-99 -
LEGENDRE, Mathilde, MEDAILLE Marie-Noëlle, MEUNIER, Florian, GATOUILLAT, Françoise, BLIN, Jean-Pierre, AUBERT, Marguerite. Saint-Ouen, église paroissiale de Pont-Audemer. Pont-Audemer : Editions du musée Canel, 2015.
Périodiques
-
MEUNIER, Florian. Architectes et commande artistique en Normandie à la fin du Moyen Age : l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer d'après les archives municipales. Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 2004, n°162.
p. 191-216 -
BAUDOT, Marcel. Les églises de Pont-Audemer. Nouvelles de l'Eure, hiver 1983-1984, n°89.
p. 7-9
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie. Spécialité : objets mobiliers, études urbaines.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie. Spécialité : objets mobiliers, études urbaines.