Chercheuse au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Cheffe du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre. Publications : Claire Etienne-Steiner.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
- inventaire topographique, canton de Quillebeuf-sur-Seine
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
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Pottier GaëllePottier GaëlleCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
Dossier non géolocalisé
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Aires d'étudesPays du Roumois, Quillebeuf-sur-Seine
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Adresse
- Commune : Tocqueville
Le nom de la localité est attesté sous la forme Tochevilla en 1180, Toucqueville en 1634 (cf TASSIN, Christophe, Plans et profilz de toutes les principales villes de France...) et même Tocqueville-en-Roumois en 1828. Le toponyme est formé avec la terminaison en -ville au sens ancien de « domaine rural », précédé vraisemblablement d'un nom de personne d'origine scandinave Tóki.
L'actuel territoire du Roumois est desservi dès l’époque gallo-romaine par des axes routiers majeurs qui le connectent avec les territoires placés au-delà de la vallée de la Seine et de la vallée de la Risle. La voie romaine, construite sous l'empereur Auguste (27 av J.C. - 14 après J.C.) et appelée « chemin Perrey » sur les hauteurs du plateau, traversait l'actuelle commune de Tocqueville pour redescendre vers Aizier, en longeant la chapelle Saint-Thomas.
Les terres de Tocqueville appartenaient au 12e siècle au seigneur Hugues, vassal du seigneur de Montfort-sur-Risle. Au 14e siècle, Tocqueville appartenait à la famille De Bonsens. Au 16e siècle, Jean de Bonsens des Haulles était écuyer, sieur de la sergenterie du Roumois.
Le roi de France avait le patronage de l'église paroissiale. En 1480, Louis XI, roi de France (1461 à 1483) le transféra aux chanoines de la collégiale et de la chapelle royale de Cléry (Loiret) où il avait choisi d'être inhumé.
Sous le porche de l'église, un graffiti de moulin à vent rappelle la présence d'un ancien moulin qui a laissé son nom à une des rues du village (il est visible sur le cadastre napoléonien de 1824 (section B, n° 240 à 242)). L'histoire locale raconte que pendant la Révolution, les villageois qui ne voulaient pas perdre leur meunier l'aidèrent à le cacher dans l'épaisseur des murs de l'église pour ne pas qu'il soit enrôlé dans l'armée.
Le culte de Saint-Gorgon, originaire de l’Yonne, transformé en fête communale il y a 150 ans, est célébré chaque 1er dimanche de septembre par la confrérie de charité. À l’issue de la cérémonie religieuse et de la procession, les charitons procèdent à la vente aux enchères de 13 cierges destinés aux 13 statues de l'église. Le prix est évalué en kilogramme de cire au son des trompes de chasse. 13 familles entrent en possession d'un cierge qui sera allumé, près du saint choisi, pendant un an. Elle s’accompagnait autrefois d’une vente de melons cultivés au Marais Vernier. Traditionnellement, une grande fête réunissait toute la jeunesse alentour suivant le dicton : « les filles, à la Saint-Gorgon, choisissent melons et… garçons ».
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Sites de protection1928 : site classé, parc naturel régional
Cette commune rurale de petite superficie (2,48 km2) est enclavée au milieu des communes de Bourneville-Sainte-Croix et de Trouville-la-Haule. Elle est bordée au nord par le bois de Fécamp en surplomb d'Aizier et de Sainte-Croix-sur-Aizier. Le plateau agricole est cultivé en openfield avec quelques rares fermes maintenues en cour masure (Le Camp Caillou, les Duthuits). Le bourg est quasiment inexistant, simplement marqué par la présence de l'église Saint-Gorgon, l'habitat se regroupant au niveau des hameaux comme celui de la Caboterie.
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
- (c) Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande
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Documents d'archives
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Archives départementales de l'Eure, Evreux : 3PL/102
AD Eure. 3PL/102 : plan de Tocqueville, 13 juin 1807.
Bibliographie
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POTTIER, Gaëlle. Trouville-la-Haule, Vieux-Port, Aizier, Tocqueville. Synthèse communale, Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, 2023.
Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.
Chercheuse au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1972 à 1978. Cheffe du Service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie et chercheur de 1978 à 1988. Chercheur au Service Régional de l'Inventaire de Haute-Normandie de 1988 à 2005, puis chef du dit Service et chercheur de 2005 à 2015. Spécialités : patrimoine rural, patrimoine urbain, patrimoine de la villégiature. Etude fondamentale de l'agglomération du Havre. Publications : Claire Etienne-Steiner.
Chercheuse associée au Parc naturel des Boucles de la Seine Normande depuis 2014, en charge de l'inventaire du patrimoine bâti et des éléments de paysage associés.
Conservateur, chercheur, service de l'Inventaire du Patrimoine Haute-Normandie 1980-1990.