Photographe du SRI Rouen, actif entre 1969 et 2010.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Commune
Elbeuf
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Adresse
Romelot
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Cadastre
1972
AK
66
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Dénominationslogement patronal
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Appellationschâteau Chennevière
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Parties constituantes non étudiéescommuns, serre, parc, bassin, enclos, portail
Ce magnifique château patronal bâtie par le grand industriel Théodore Chennevière (1800-1858), mais dont on ignore le maitre d'œuvre, incarne la réussite de ce véritable self-made man qui connaît en 15 ans à peine une ascension fulgurante. Embauché en 1814 comme ouvrier qualifié chez le fabricant drapier Desfresches et fils, promu fondé de pouvoir en 1820 et associé de l'entreprise en 1824, il fonde en 1831 son propre établissement à Elbeuf et fait fortune grâce à son esprit d'innovation en lançant la production d'articles de mode fantaisie dits nouveautés, en rupture avec la production traditionnelle elbeuvienne de draps unis. Avec un chiffre d'affaire annuel de 3,5 MF, il devient en 1844 le plus puissant industriel de la ville.
Sa fortune considérable lui permet de construire au début des années 1840 cette immense demeure rue Romelot, à quelques encablures au Sud de son usine située rue de la Bague (actuellement rue camille Randoing). Implantée sur le coteau du Mont-Vallot, elle surplombe l'usine et domine symboliquement la ville.
Féru d'horticulture, Théodore Chennevière fait aménager autour de son château un vaste parc arboré de près de 6 ha pour lui servir d'écrin. Pour compléter le parc, il fait installer en 1855 de part et d'autre du château deux gigantesques serres acquises pour la somme de 5 000 F lors de l'exposition universelle de Paris à laquelle il participe non comme exposant mais comme membre du jury.
Après son décès prématuré en 1858, sa veuve prend la tête de l'entreprise et règne sur la luxueuse demeure. L'épopée industrielle de la famille Chennevière s'arrête brutalement le 8 mai 1870 avec l'incendie de l'usine et la destruction complète des ateliers, machines, équipements et stocks. La demeure, trop couteuse pour ses successeurs, est revendue dans les années qui suivent.
Le château et les deux serres, devenus vétustes faute d'entretien, sont détruit après inventaire en 1974. La famille Fleury en était le dernier propriétaire. A leur emplacement se trouve aujourd'hui le collège du Mont-Vallot. Ne subsiste de ce site que le parc arboré où se trouvent encore quelques arbres exotiques.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1840, daté par travaux historiques
- 1855, daté par travaux historiques
Cette demeure patronal édifiée en pierre de taille calcaire dans un style éclectique mêlant classique et baroque est un immense édifice qui occupe une surface au sol de 320 m2 et s'élève sur 4 niveaux. Elle est bâtie au centre d'un vaste parc à l'anglaise de près de 6 ha où les essences exogènes, telles que les cèdres du Liban tiennent une place majeure. S'y trouvent aussi des rocailles, un bassin de 90 m2, un colombier et divers bâtiments servant d'habitation et de remises. L'importance apporté au végétal s'exprime également dans la présence de deux gigantesques serres en fonte et verre de 275 m2 chacune et de plus de 5 m de hauteur qui flanquent la demeure à l'Ouest et à l'Est et dont l'accès peut se faire directement depuis l’intérieur du château. Un système de chauffage à la vapeur y assure une température intérieure élevée, permettant la culture de plantes exotiques : orchidées, bégonias, fougères, cactus, palmiers, bananiers…
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Murs
- calcaire pierre de taille
- métal
- fonte
- verre
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Toitsardoise, verre en couverture
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Plansplan symétrique
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Étagesétage de soubassement, 2 étages carrés, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
- dôme polygonal
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre
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État de conservationdétruit
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Archives départementales de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Collection particulière
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Bibliographie
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CHENNEVIÈRE, Théodore. Note sur l’histoire et l’importance de la fabrication des nouveautés à Elbeuf. In : Annuaire Normand, 1843, p. 496
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.