Photographe à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, de 1981 à 2022.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
- patrimoine industriel, patrimoine industriel protégé MH
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Elbeuf
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Hydrographies
le Puchot
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Commune
Elbeuf
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Adresse
5 rue de la Halle
,
20 rue Guynemer
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Cadastre
1831
A
562, 563
;
1982
AE
51 à 54, 220, 221
;
2022
AE
52, 221
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Dénominationsdemeure, tissage
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Précision dénominationhôtel de manufacturier, tissage de laine
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Appellationsmanufacture Louis-Henri Delarue
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Destinationsimmeubles à logements
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, logement patronal, parc
Cet édifice comprenant initialement l'hôtel particulier du manufacturier, des ateliers de tissage et une teinturerie (détruite) est construit à la fin du 18e siècle pour Louis-Henri Delarue sur des terrains acquis auprès de Pierre-François-Louis Lemercier le 06 août 1785 d'une part et auprès du Prince de Lorraine le 16 février 1792 d'autre part, d'après les minutes de Maître Vaugeois, notaire à Elbeuf. L'ensemble s'étend alors de la rue Saint-Jean (actuellement rue Guynemer) jusqu'à la rivière du Puchot au sud et la Seine au nord.
En 1791, lors de la déclaration de biens pour la contribution, le fabricant drapier Louis Delarue Ainé possède 3 lots dans ce secteur : le n°18 correspondant à un bâtiment sur rue à usage de logement, le n°19 correspondant à une grande maison sur rue avec aile en retour, un corps de bâtiment en retour d'équerre à usage de teinturerie et surplus à usage de fabrique, et le n°40 à usage de logement pour ouvriers d'après le descriptif sommaire.
Le 3 novembre 1802, la manufacture Delarue reçoit la visite du 1er Consul Bonaparte. Une plaque commémorant cette visite est encore en place. A cette date, un second logement patronal est édifié en façade sur le parc.
Le 22 mars 1819, Louis-Henri Delarue fait don d'une parcelle à la ville pour le percement de la future rue de la Halle. Sa manufacture comprend alors une grande teinturerie donnant sur la rivière du Puchot (elle n'apparait pas sur le plan de la commune de 1798, mais figure bien sur le cadastre napoléonien établi en 1836.
En 1842, Louis-Henri Delarue fils profite du percement de la rue de la Halle pour édifier un troisième logement patronal construit en façade sur cette nouvelle rue. Il n'est plus fait mention dès lors d'activité textile.
En 1990, les différents corps de bâtiment sont transformés en immeubles à logements par l'office HLM.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
- Principale : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
L'atelier de fabrication est édifié sur deux étages carrés et un étage de comble en pan de bois à grille et croix de Saint-André aux allèges des fenêtres, avec un soubassement en pierre de taille calcaire de moyen appareil. Le premier logement patronal, en façade sur la rue Guynemer est construit en pierre de taille calcaire sur deux étages carrés. La travée centrale est surmontée d'un fronton triangulaire. Le second logement patronal comprend deux étages carrés en pierre de taille calcaire de grand et moyen appareils. Les baies du second niveau sont traitées dans le décor de façon symétrique : celle de la travée centrale est couronnée d'un fronton triangulaire. A partir de cet axe les autres baies sont surmontées d'une table puis d'une corniche puis couronnées d'un fronton curviligne. Les baies surmontées d'un fronton s'ouvrent sur trois balcons supportés par des colonnes. Le troisième logement patronal construit sur la rue de la Halle en brique et en pierre de taille calcaire, s'élève sur un étage carré et un étage de comble percé de lucarnes, chaînes d'angle harpées et jambes harpées en mise en oeuvre. Un porche monumental donne accès à la rue.
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Murs
- calcaire
- brique
- bois
- enduit
- pierre de taille
- appareil mixte
- brique et pierre
- pan de bois
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Toitsardoise
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Étages2 étages carrés, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans
- croupe
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Énergies
- énergie humaine
- produite sur place
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Typologiespan de bois à grille
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État de conservationrestauré, établissement industriel désaffecté
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Éléments remarquableslogement patronal
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Protectionsinscrit MH partiellement, 1976/04/27
inscrit MH partiellement, 1993/12/06
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Précisions sur la protection
façades et toitures sur rue et sur cour ; escalier avec sa rampe en fer forgé ; salon jaune au premier étage (ancienne chambre à alcôve) avec son décor (cad. AE 51) : inscription par arrêté du 27 avril 1976 ; tous les éléments subsistants, à savoir le bâtiment sur cour (à l'exclusion de la partie construite au nord et en retour à l'alignement de la rue de la Halle) et la plaque commémorative à son emplacement actuel, sous le porche du bâtiment sur rue (cad. AE 52) : inscription par arrêté du 6 décembre 1993.
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Référence MH
Pour l'atelier qui subsiste, est utilisée la technique traditionnelle du pan de bois.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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Bibliographie
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REAL, Emmanuelle. Elbeuf, ville drapière. Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie. Inventaire Général ADAGP. Collection Itinéraires du Patrimoine n° 50 (revu et augmenté), 2004, 64 p.
-
REAL, Emmanuelle. L’industrie et la ville : l’exemple d’Elbeuf XVIIe-XXe siècles. in : BECCHIA, Alain (dir). La draperie en Normandie du XIIIe siècle au XXe Siècle. Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre. 2003, p. 407-428.
Périodiques
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REAL, Emmanuelle, WALLEZ, Elisabeth. Du repérage à la protection. In : Bulletin de la Société d’Histoire d’Elbeuf, 1993, p. 25-30.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.
Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.