Dossier d’œuvre architecture IA00020753 | Réalisé par
Real Emmanuelle (Contributeur)
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de l'agglomération d'Elbeuf
Manufacture de drap Pierre Grandin
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Seine-Maritime - Elbeuf
  • Commune Elbeuf
  • Adresse 85 rue de la République
  • Cadastre 1831 D 228 à 232  ; 1982 AH 1  ; 2022 AH 1, 169
  • Dénominations
    logement patronal, atelier
  • Précision dénomination
    atelier de tissage de laine
  • Appellations
    manufacture Pierre Grandin, manufacture Veuve Grandin l'Aîné et héritiers, manufacture Grandin Frères, manufacture Grandin l'Ainé, manufacture Grandin et Duvergier, manufacture Legrand Duruflé
  • Destinations
    immeuble à logements

Le fabricant Pierre Grandin, héritier d'une famille de drapiers connue à Elbeuf depuis 1572, fait construire cette manufacture de drap de laine au milieu du 18e siècle, peu de temps avant son décès en 1757. L'édifice se compose alors d'un logis patronal édifié sur la rue et de plusieurs ateliers de tissage implanté en fond de parcelle, autour d'une cour rectangulaire dans le prolongement du logement. Outre les ateliers de tissage, la manufacture Grandin comprend à ses débuts un atelier de teinture implanté sur le cours du Puchot. En 1757, Marie-Marthe Poulain, veuve de Pierre Grandin, reprend l'affaire sous la raison sociale Veuve Pierre Grandin l'Aîné et héritiers. En 1762, la manufacture compte près de cinquante métiers à bras. Dans les années 1770, il est fait mention dans les registres de capitation de la paroisse Saint-Etienne, de la raison Grandin Frères, en référence aux deux frères Joseph et Auguste Grandin. En 1780, Auguste Grandin demeure seul à la tête de l'entreprise et reprend pour son affaire le nom de Pierre Grandin l'Aîné. En 1787, il est le quatrième contribuable de la ville et son entreprise est la deuxième d'Elbeuf. En 1810, Antoine Duvergier, gendre d'Auguste Grandin s'associe à l'affaire qui prend le nom de Grandin et Duvergier. Cette société est attestée jusqu'en 1827. En 1831, la manufacture appartient à Alexandre Legrand Duruflé. Son activité textile cesse vers 1870 avec l’avènement du tissage mécanique. Comme la teinturerie, l'atelier qui fermait la cour à l'ouest a disparu. Celui qui subsiste a été restauré peu avant l'enquête. L'ensemble est désormais reconverti en immeuble à logements.

  • Période(s)
    • Principale : milieu 18e siècle , daté par travaux historiques
    • Principale

Le logement patronal présente une façade ordonnancée sur rue, construite en pierre de taille calcaire sur deux étages percés par des baies en arc segmentaire et un étage de comble avec lucarnes. Sa travée centrale est surmontée d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. La façade postérieure du logement, donnant sur la cour intérieure est quant à elle construite en pan de bois à grille et brique en remplissage et est totalement enduite à l'origine pour masquer ces matériaux moins nobles. L'atelier de fabrication implanté en retour sur cour est édifié en pan de bois à grille et brique en remplissage, sur un étage et un étage de comble servant de grenier étente.

  • Murs
    • brique
    • calcaire pierre de taille
    • bois pan de bois enduit
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    2 étages carrés, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Énergies
    • énergie humaine produite sur place
  • Typologies
    grenier étente
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    logement patronal, atelier de fabrication

Bien qu'en partie détruite, cette manufacture conserve à la fois le logis patronal de grande qualité architecturale et un atelier de fabrication en pan de bois, quant à lui médiocrement restauré.

Date(s) d'enquête : 1992; Date(s) de rédaction : 1993
(c) Région Normandie - Inventaire général
Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.

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