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usine de produits explosifs

Dossier IA14000758 réalisé en 1992

Fiche

Parties constituantes non étudiéesaire des matières premières, atelier de fabrication, pièce de séchage, entrepôt industriel, salle des machines, station d'épuration, poudrière, bureau, conciergerie, logement de contremaître, logement, laboratoire, local syndical, garage, château d'eau, transformateur
Dénominationsusine de produits explosifs
Aire d'étude et cantonCalvados - Honfleur-Deauville
AdresseCommune : Ablon
Lieu-dit : La Dynamiterie
Cadastre : 1995 G 60 à 81

L'usine, construite entre 1875 et 1878 par la Société nationale des poudres dynamites, démarre sa production en juin 1879. Réglementée par arrêtés du 26 septembre 1876, 9 novembre 1893 et 9 mai 1897, elle est acquise en 1884 par la Société générale pour la fabrication des dynamites. Un dépôt de capsules et amorces est construit en 1885, un séchoir à coton azotique en 1893 (détruit par explosion en avril 1894 et reconstruit en 1896) , un atelier d'encartouchage et d'emballage des poudres de sûreté (type N) en 1904, ainsi que des ateliers pour la fabrication d'acide sulfurique (installés par la maison Farcot, de Honfleur) en 1916. La dynamiterie d'Ablon est exploitée de 1925 à 1957 par la société Nobel Bozel française, de 1957 à 1972 par la société Nobel Bozel et, de 1972 à 1973, par la société Nobel PRB explosifs. L'activité cesse en 1988, après accident. Un moteur à gaz pauvre, attesté lors de la création de l'usine, est remplacé en 1948 par un groupe Diesel alternateur de 350 CV. Une machine à vapeur est installée en 1898. Après 1950, l'usine est reliée à celle de La Rivière-Saint-Sauveur (voir dossier : usine de matières plastiques, Chemin de la Plastique) par ligne aérienne de 5500 volts. En 1951, un appareil de nitration continue (type Biazzi) remplace les appareils à nitration discontinue (type Nathan). La fabrication est automatisée entre 1952 (malaxeur Draiswerke et meules Atlas) et 1965 (encartoucheuse Rollex). L'usine d'Ablon produisait 5500 tonnes de dynamite en 1972. La glycérine provenait de la Société des glycérines de Marseille. 265 ouvriers en 1916, 181 en 1917, 165 en 1926, 360 en 1950, 299 en 1953, 183 en 1975, 160 en 1984, 122 en 1988. Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s)Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Dates1885, daté par source, daté par travaux historiques
1893, daté par source
1896, daté par source
1904, daté par source
1916, daté par source
Auteur(s)Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Site industriel desservi par embranchement ferroviaire avec la gare voisine de La Rivière-Saint-Sauveur. En 1972, l'usine occupait une surface totale de 260 000 m2. Ateliers de fabrication (nitration, pesage, malaxage) en rez-de-chaussée, enduit. Atelier de préparation des poudres en béton aggloméré et pan de fer. Pièce de séchage à un étage carré, enduit et brique. Entrepôts industriels en brique et pan de fer. Autres entrepôts (dits magasins généraux) à un étage carré ou en rez-de-chaussée, en brique. Salle des machines (réfrigération) avec murs enduits. Station d'épuration (dite tour de dénitration) en brique et matériau synthétique. Poudrières (bâtiments dits igloos, à l'état de vestiges, ou salles emmottées) en béton armé. Bureau à un étage carré, enduit, à toit à croupe. Conciergerie en rez-de-chaussée surmonté d'un étage de comble, enduit et brique. Logement de contremaître à un étage carré, enduit et brique. Logement en rez-de-chaussée surmonté d'un étage de comble, avec murs enduits, brique et essentage d'ardoise. Laboratoire et local syndical en brique. Remise à automobile et atelier d'entretien en brique et bois. Salle d'emballage à un étage carré, en brique, à toit à longs pans à pignon découvert et lanterneau. L'ensemble des ateliers est couvert de ciment amiante.

Mursbrique
matériau synthétique en gros oeuvre
enduit
essentage d'ardoise
béton aggloméré
pan de fer
béton armé
Toittuile mécanique, ciment amiante en couverture
Étages1 étage carré, étage de comble
Couvrementscharpente métallique apparente
charpente en bois apparente
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
pignon découvert
croupe
lanterneau
Énergiesénergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
État de conservationétablissement industriel désaffecté, menacé
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesmachine de production (étudiée dans la base Palissy)
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Lecherbonnier Yannick
Lecherbonnier Yannick

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 1982 à 2001. Spécialité : patrimoine industriel. Chef du service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie de 2001 à 2016, puis de Normandie jusqu'en 2018.


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