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usine de préparation de produits textiles : usine de teillage de lin de la Société coopérative agricole linière de Cagny

Dossier IA14001035 réalisé en 2011

Fiche

Précision dénominationusine de teillage de lin
AppellationsSociété coopérative agricole linière de Cagny
Parties constituantes non étudiéesbureau, atelier de fabrication, entrepôt industriel, magasin industriel
Dénominationsusine de préparation de produits textiles
Aire d'étude et cantonCalvados - Troarn
AdresseCommune : Cagny
Adresse : 4 rue de l'
Etoile
Cadastre : 2011 B 138 ; 2014 AO 3

Évolution historique du site

La coopérative agricole linière de Cagny est créée en 1965 par les agriculteurs de la commune et des environs. Gérée par neuf administrateurs et un président-directeur, elle traite 300 hectares de lin à ses débuts, 1 200 hectares en 1991, puis 1 700 à 1 800 en 2011. Elle compte 29 adhérents en 1979, 114 en 2011, 140 en 2013. Le lin est traité durant onze mois. La filasse, qui représente 20 à 25% de la production, est à 90% destinée au marché asiatique. Les étoupes, constituant 9 à 14% de la production, alimentent pour les plus belles la filière du tissu d'ameublement, pour le reste le marché de la papeterie (pâte à papier de haute qualité). Les anas, représentant 48 à 50% d'une balle de lin, sont envoyés dans une usine de panneaux agglomérés (Haute-Normandie), une petite quantité est destinée à l'alimentation et au paillage animal. Les graines sont achetées par le groupe Valorex (Bretagne) qui les valorise dans l'alimentation animale.

Machines industrielles et procédés de production

En 1965, l'usine est équipée d'une ligne de teillage de marque Depoortere (Belgique, Beveren-Leie) composée d'une table de préparation, de diviseurs, de broyeurs, de tambours et d'une barre de triage. En 1989, une seconde ligne est installée. En 1995, un nouveau système d'aspiration et de dépoussiérage, de marque Devauze (France, Nord, Ronchin), est mis en place. Le traitement des sous-produits est réalisé par un équipement de marque Charle et Co (Belgique, Kortrijk Bissegem) et par une machine à compacter les étoupes Vlamalin (Belgique, Tielt). Au début des années 2000, un effort d'investissement est réalisé pour moderniser le teillage, avec l'achat de deux enrouleuses.

Personnel et conditions sociales

Le teillage emploie une dizaine de personnes en 1979, 21 en 1991, 22 en 2011.

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1965, daté par travaux historiques

Le teillage est composé de plusieurs bâtiments, en pan de fer et essentage de tôle couverts en ciment amiante ou en tôle ondulée, divisés en deux espaces principaux (atelier de fabrication et stockage des matériaux). Le lin arrivant quotidiennement, l'entrepôt industriel ne sert que de stockage tampon. Un pavillon mitoyen en rez-de-chaussée sur sous-sol, en béton aggloméré enduit couvert d'un toit à longs pans à croupe en tuile mécanique, accueille les bureaux.

Murspan de fer essentage de tôle
béton béton aggloméré enduit
Toitciment amiante en couverture, tôle ondulée, tuile mécanique
Étagesen rez-de-chaussée, sous-sol
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans croupe
Énergiesénergie électrique achetée
État de conservationbon état

Les machines en place concernent l'ensemble de la chaîne de production du teillage du lin.

Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablesmachine de production (étudiée dans la base Palissy)

Annexes

  • DUFUMIER, A. Lin : Cagny refait le plein. L'Agriculteur normand, 13 février 2013.

    Une production abondante et de qualité, malgré 10 % de parcelles détruites. C’était le bilan dressé pour la récolte 2012, lors de la 47ème assemblée générale de la coopérative linière de Cagny.

    En 2012, la récolte de lin a été abondante, sur le territoire de la coopérative linière de Cagny. "Des résultats globaux, qui ne doivent pas masquer le fait que plusieurs producteurs - certains pour la deuxième année consécutive - ont perdu leurs récoltes en raison des intempéries du mois d’octobre", a souligné Emmanuel Frimout, le président de la coopérative. En tout, 160 ha de lin destinés à la coopérative ont dû être détruits. Des pertes importantes, qui représentent environ 10 % des surfaces mises en place par les adhérents. "Mais les pertes ont été limitées par la solidarité entre les adhérents, qui ont tout fait pour qu'un maximum de lins soient récoltés", a appuyé le président. En octobre, il y a eu deux fois plus de précipitations qu'au cours d’une année normale, et il n’y a eu que trois jours où les conditions de récolte étaient réunies. Mais les lins qui ont été récoltés durant cette courte fenêtre sont de très bonne qualité. Les lins ayant été récoltés avant fin-septembre ont une qualité un peu moindre. Globalement, les lins de 2012 sont de bonne qualité, avec des fibres fines et solides, appréciées des acheteurs. La campagne de culture a aussi été marquée par des épisodes de verse, pour 35 % de surfaces, puis par un épisode sec durant l’été, qui a rendu le rouissage difficile.

    Garder confiance

    A Cagny, les premiers résultats de la campagne de teillage de la récolte 2012 donnent de bons résultats, avec des rendements de 7,6 t de paille par hectare, et de 1,85 t de filasse par hectare. Avec une récolte 2012 volumineuse, les stocks de report de paille sur la campagne 2013/2014, seront importants. "Malgré des aléas climatiques récurrents, la recette moyenne des sept dernières années s’élève à 1 950 €/ha, a rappelé le président de la coopérative. Le lin prouve qu'il doit garder toute sa place dans nos assolements et dans nos cœurs. Nous enregistrons une baisse modérée de vos intentions de semis pour 2013, de l’ordre de 14 %. Il ne faudrait pas descendre en dessous, afin de maintenir la performance de notre outil et de maintenir une offre commerciale suffisante, autour de 100 000 t par an".

    Oublier 2011

    Pour la récolte de 2011, les résultats économiques de producteurs avaient été très décevants. Avec la sécheresse du printemps, 380 ha de lin ont été détruits, faute de longueur de fibre suffisante. Malgré ce premier tri réalisé à la parcelle, 25 % des lins récoltés étaient trop courts pour rejoindre le débouché des filatures, et ont donc été moins bien valorisés. Parallèlement, avec moins de volume au global, les frais de teillage ont été plus élevés. Ajouté à cela un marché peu porteur, les producteurs ont connu une année noire pour le lin en 2011. L’espoir renaît pour 2013.

Références documentaires

Bibliographie
  • HALBWACHS, Guillaume. Les coopératives agricoles en Basse-Normandie : poids économique, fonctionnement et valeurs. Caen : Observatoire régional de l'économie sociale et solidaire de Basse-Normandie, septembre 2011.

  • MAYOMBO, Maurice. La culture du lin textile dans la plaine de Caen-Falaise (Calvados). Mem. maîtrise : U-E-R des Sciences de la Terre et de l’aménagement régional : Université de Caen. 1979.

Périodiques
  • DROUET, Jean. Coopératives de teillage en difficulté : Moult dépose son bilan, Vendeuvre ferme son usine. Ouest-France, 14 février 1991.

  • DROUET, Jean. Lin textile : une économie sur le fil. Ouest-France, 11 janvier 1991.

  • DUFUMIER, A. Lin : Cagny refait le plein. L'Agriculteur normand, 13 février 2013.

  • GORREGUES, Maxence. Caen, place forte du lin dans le monde. La Manche Libre, 10 juin 2012.

  • LEMARCHAND, François. Coopérative linière du nord de Caen : Jeunes au secours de la filière lin. Ouest-France, 2 mars 1992.

  • La fibre de lin plaît, mais se vend mal. Ouest-France, 14 décembre 2009.

Multimedia
  • LEFRANCOIS, Carole, VOLGA, Laëticia, RUCHMANN, Eric. Récolte du lin en Basse-Normandie : un bon cru. France 3 Normandie, 26 juillet 2013.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Dupont Stéphanie
Dupont Stéphanie

Chercheuse l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialités : patrimoine industriel, patrimoine de la Reconstruction.


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