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moulin à blé dit moulin de la Bataille, puis filature de coton

Dossier IA00000597 réalisé en 1986

Fiche

  • Façade principale de la filature, vue du sud-ouest.
    Façade principale de la filature, vue du sud-ouest.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • canal
    • bâtiment d'eau
    • chaufferie
    • salle des machines
    • cheminée d'usine
    • transformateur
    • atelier de fabrication
    • logement
    • logement de contremaître
    • logement d'ouvriers
    • étable à chevaux
Précision dénominationfilature de coton
Appellationsmoulin dit de la Bataille
Parties constituantes non étudiéescanal, bâtiment d'eau, chaufferie, salle des machines, cheminée d'usine, transformateur, atelier de fabrication, logement, logement de contremaître, logement d'ouvriers, étable à chevaux
Dénominationsmoulin à blé, filature
Aire d'étude et cantonThury-Harcourt - Thury-Harcourt
Hydrographiesl' Orne
AdresseCommune : Clécy
Lieu-dit : la Bataille
Cadastre : 1829 B 734 ; 1958 ZN 33, 34 ; 1974 ZN 34 ; 2012 ZN 33, 34

Le moulin de la Bataille est attesté en 1256, à l'occasion de la donation de sa dîme à l'abbaye de Fontenay par Jeanne Bertrand de Thury. Propriété au 16e siècle de Guillaume de La Serre, sieur d'Escot, il est vendu en 1599 à Guillaume de Corday, sieur du Poncel, en 1651 à David Signard, sieur du Désert, à la fin du 17e siècle à Brunet de Rancy. Deux moulins sont signalés en 1714, possédés en 1735 par Jacques Poret, sieur de la Haulle, et à la fin du 18e siècle par Jacques Gilles Héroult, sieur du Moutier. En 1827, un seul moulin est figuré sur le plan cadastral napoléonien. Equipé d'une seule roue, il appartient à Claude Lefevre deux ans plus tard. En 1844, Louis-Arthur Dumont, filateur à Condé-sur-Noireau, demande à établir une filature de coton à proximité de son moulin de la Bataille. L’autorisation, faisant office de règlement, est accordée le 25 septembre 1848 à son successeur Jacques Delivet, qui transforme le moulin en magasin. En 1868, Jules Lecouturier et Ferdinand Véniard se portent acquéreurs de l'usine et font construire un bâtiment pour abriter une machine à vapeur en 1875. Le règlement d'eau est révisé le 29 novembre 1888. Entièrement détruite par un incendie en juillet 1898, la filature est reconstruite l'année suivante et agrandie en 1905 sous la direction de Jules Lecouturier fils. Avant la Première Guerre mondiale, elle traite des cotons provenant d'Amérique et des Indes, teints depuis 1903 dans la teinturerie voisine du Bô (également propriété de Lecouturier) et vendus dans l'Orne, la Loire et le Tarn. Inactive entre 1914 et 1916, la filature de la Bataille est louée aux industriels Motte (Tourcoing, Nord) et Hanus (Gand, Belgique). Une cantine est construite vers 1926. A partir de 1927 environ, l'usine est exploitée par des entreprises du Nord de la France : les établissements André Huet à Lille, puis la société Martin et Cie à Lille vers 1941, la S.A.R.L. Trentesaux-Toulemonde à Tourcoing vers 1942, la compagnie française des établissements Williams C. Jones à Séclin vers 1943. Cette dernière confie la coordination de travaux concernant des ateliers et la maison du directeur à l’architecte caennais Henri Le Boullanger. L'activité cesse à la fin des années 1950.

En 1855, la filature est équipée d'une chaudière à deux bouilleurs, utilisée pour chauffer les ateliers en hiver. Un arrêté du 6 août 1857 régularise l'usage d'une chaudière à vapeur (nouvelle installation ?). En 1869, la puissance hydraulique développée est de 25 chevaux ; l'usine est alors équipée d'une ouvreuse, de trois batteurs, de trente-six cardes, de deux bancs d'étirage, de neuf frotteurs, de trois réunisseurs et de dix dévideurs ainsi que de métiers à filer. En 1872, elle compte 6 500 broches et treize métiers. Une machine à vapeur de 250 CV (construction des Etablissements Windsor, Rouen, inscription sur une poutre métallique de la chaufferie), une roue et une turbine hydrauliques et 3 000 broches sont attestées en 1918.

La filature emploie 72 ouvriers en 1860, 59 en 1861, environ 80 en 1898, 75 en 1920. Le personnel dispose de chambres sur le site.

Période(s)Principale : 13e siècle , (détruit)
Principale : 2e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 3e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates1848, daté par source
1875, daté par source
1899, daté par travaux historiques
1905, daté par travaux historiques
Auteur(s)Personnalité : Delivet Jacques
Delivet Jacques

Filateur à Condé-sur-Noireau


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Personnalité : Lecouturier Jules
Lecouturier Jules

Filateur de Condé-sur-Noireau.


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Personnalité : Véniard Ferdinand commanditaire, propriétaire attribution par source
Personnalité : Lecouturier Jules Charles François
Lecouturier Jules Charles François

Filateur de Condé-sur-Noireau, rue Saint-Martin. Epoux Robert.


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Auteur : Le Boullanger Henri architecte attribution par source

Le bâtiment d'eau et la chaufferie, couverts de toits à croupe en ardoise, et la salle des machines sont en pierre et brique. La cheminée d'usine est en brique, le transformateur en brique creuse. Deux ateliers de fabrication, en pierre et brique avec traces de sheds en ardoise, sont à l'état de vestiges. Un logement, dans l'enceinte de l'usine, est en pierre. Le logement du contremaître, à 1 étage carré en pierre surmonté d'un étage de comble, est couvert d'un toit à longs pans en tuile plate. Les logements d'ouvriers, alignés le long de la route allant au hameau du Ham, à 1 étage carré en pierre, ou en pierre et brique, sont couverts de toits à longs pans en ardoise. L'étable à chevaux est en pierre et brique.

Les vestiges d'une turbine se trouvent dans le bâtiment d'eau.

Mursbrique
fer
pierre
Toitardoise, tuile plate
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans croupe
shed
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
État de conservationétablissement industriel désaffecté, vestiges, menacé
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • LECHAUDE D'ANISY. Extrait des chartes, et autres actes normands ou anglo-normands, qui se trouvent dans les archives du Calvados. Vol. 1. (Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie ; tome VII). Caen : Léchaudé d'Anisy, 1834. 550 p.

    p. 379 (Abbaye de Fontenay) :

    "n°175. Jeanne Bertrand, dame de Thury, donne à l’abbaye, en 1256, cent sols tournois de rente, ainsi que la dîme de son moulin de Clécy, et le droit de présentation à la chapelle de Thury. (le sceau brisé.)."

  • AD Calvados. S 1111. Moulins et usines. Arrondissement de Caen. Clécy. Usine de la Bataille appartenant au sieur Delivet. 1844-1850.

    Lettre de demande d'autorisation de Louis-Arthur Dumont en date du 20 juin 1844.

    « A Monsieur Le Préfet du département du Calvados

    Monsieur Le Préfet,

    M. Louis-Arthur Dumont, filateur demeurant à Condé-sur-Noireau,

    A l’honneur de vous exposer qu’il est propriétaire d’un moulin à blé, nommé le Moulin de la Bataille, situé au lieu du même nom en la commune de Clécy, sur la rivière d’Orne.

    L’exposant se propose de faire établir de suite près de ce moulin et en le conservant, une filature à coton, destinée à procurer de grands avantages à la classe indigente dans un pays privé jusqu’alors de commerce et d’industrie ; Et il ose espérer que, sous tous rapports, son entreprise méritera l’assentiment et la protection de l’autorité.

    En conséquence il a l’honneur de vous donner la présente, à ce qu’il vous plaise, Monsieur Le Préfet, lui accorder dans le plus bref délai possible l’autorisation de construire l’établissement dont il s’agit

    Présenté le vingt juin mil huit cent quarante-quatre.

    Signé Dumont fils aîné. ».

  • AD Calvados. 3 Z 340. Autorisations ou interdictions de construction, plaintes, règlements d'eau, plans. Rivière de l'Orne. 1847-1923.

    Extrait du règlement de la filature de Bataille, daté du 27 septembre 1848.

    "Ministère des Travaux Publics

    République Française

    Liberté, Egalité, Fraternité

    Au nom du Peuple Français

    Le Président du conseil chargé du pouvoir exécutif

    Sur le rapport du ministre des travaux publics

    Vu la demande formée le 20 janvier 1844 par le citoyen Dumont représenté aujourd’hui par le citoyen Delivet, à l’effet d’être autorisé à ajouter une filature de coton aux moulins de la Bataille qu’il possède sur l’Orne dans la commune de Clécy (Calvados)

    Les pièces de l’enquête ouverte sur cette demande

    Le procès-verbal de visite des lieux dressé par l’Ingénieur de l’arrondissement le 19 juin 1847

    Le rapport de cet ingénieur, du 27 juin, vu par l’Ingénieur en chef Directeur le 15 juillet

    Le plan et les profils

    Les pièces de l’enquête à laquelle ont été soumises les propositions des ingénieurs

    L’avis du Préfet en forme d’arrêté du 5 novembre 1847

    L’avis du conseil des Ponts et Chaussées (section de la navigation, cours d’eau, usines) du 5 janvier 1848

    Vu les lois des 20 août 1790, 6 8bre 1791, et l’arrêté du gouvernement du 9 mars 1798 (19 ventôse an 6)

    La section des travaux publics de l’agriculture et du commerce du conseil d’Etat entendu

    Arrêté ce qui suit

    Art 1er Le citoyen Delivet est autorisé à ajouter une filature de coton aux moulins dits Bataille, qu'il possède sur l’Orne dans la commune de Clécy (Calvados)

    Le Régime des eaux des dites usines est réglé ainsi qu’il suit :

    Art 2 Le barrage des moulins de la Bataille commun à ces moulins et à la filature sera maintenu tel qu'il existe aujourd'hui ; en conséquence, dans le cas où le permissionnaire jugerait convenable de reconstruire ce barrage, son couronnement sera établi à 3m097 en contrebas au-dessus du seuil en granit de la porte pratiquée dans l’avant-corps de l’usine, le dit seuil pris pour repère provisoire.

    Art 3 Les trois vannes de décharge du barrage de la bataille qui ne présentent ensemble qu'un débouché de 1m71 seront supprimées et remplacées par six nouvelles vannes ouvertes sur l’emplacement et à la suite du vannage actuel ; ces six vannes auront 1m20 de largeur, chacune, leurs seuils seront placés à 4m728 en contrebas du repère provisoire, et leur couronnement arasé à la hauteur moyenne du barrage (3m097 en contrebas du repère provisoire).

    […]

    Fait à Paris le 25 7bre 1848

    Signé : E. Cavaignac

    Pour copie conforme le conseiller de Préfecture, secrétaire général."

    Lettre du Préfet du Calvados au Sous-Préfet de Falaise, en date du 13 décembre 1887

    Arrêté préfectoral du 29 novembre 1888 portant révision du règlement du décret du 25 septembre 1848 réglementant l’usine de la Bataille appartenant au sieur Jules Lecouturier.

    Lettre du Préfet du Calvados au Sous-préfet :

    "Caen le 13 décembre 1887

    M. le Sous-préfet

    Le 17 octobre dernier, le Sieur Guérard Félix demeurant au Bô m’a adressé une réclamation au sujet du préjudice causé aux rives de sa propriété située sur la rivière d’Orne, au droit et en aval du déversoir de la filature de la Bataille, par suite de la surélévation apportée depuis deux années à la chaussée de cette usine par le propriétaire, le sieur Lecouturier.

    Le pétitionnaire demande que le sieur Lecouturier soit mis en demeure de ramener la hauteur de sa chaussée au niveau légal de la retenue fixée par le règlement de son usine.

    La filature dont il s’agit se trouve à 500 mètres environ à l’aval des ruines d’une autre filature située également sur la rivière d’Orne et appartenant aussi au sieur Lecouturier.

    D’après les renseignements fournis par le service des Ponts et Chaussées, l’usine de la Bataille a été réglementée par décret du 25 septembre 1848, mais vers 1852, époque à laquelle cette usine et celle du Bô, appartenaient comme aujourd'hui à un même propriétaire, le sieur Delivet, celui-ci fit placer sur la crête du déversoir de la Bataille des hausses de 0m22 de hauteur en moyenne. En août dernier, de nouvelles hausses de 0m20 ont été ajoutées aux premières de sorte qu'actuellement le dessus des dernières hausses se trouve à 0m42 environ en contrehaut du niveau légal de la retenue.

    […]

    Le Préfet du Calvados"

  • MINISTERE DE LA GUERRE, SCHEIKEVITCH, Antoine. Enquête sur la situation des industries dans le département du Calvados. Premier volume. Caen : Henri Delesques, 1918, 370 p. p. 304-305.

    "La filature de M. Lecouturier, située à Clécy, avait été achetée en 1868 par son père. Détruite par un incendie en 1898, l’usine a été reconstruite entièrement en 1899. La maison a passé à cette époque au nom du propriétaire actuel qui, en 1905, a considérablement augmenté ses installations. En août 1914, M. Lecouturier ayant été mobilisé son usine fut fermée jusqu’au début 1916. Depuis lors, elle a été louée pour la durée de la guerre à deux industriels originaires des régions envahies. En 1903, M. Lecouturier a annexé à sa filature une teinturerie, qui est d’importance assez restreinte, se trouve à 500 mètres de la filature, sur le territoire de la commune de Bô. Le travail n’y a subi aucun arrêt depuis la guerre. Les bureaux de la maison se trouvent à Condé-sur-Noireau.

    Les matières premières sont pour les trois quarts des cotons de provenance américaine et pour le reste de provenance des Indes. La teinture en est faite en partie dans les ateliers de la maison. Les produits de la maison, étaient vendus, avant la guerre, principalement dans les départements de l’Orne, de la Loire et du Tarn. Dès avant la guerre, la main-d’œuvre se faisait rare, surtout la main-d’œuvre masculine. L’ouvrier avait bon esprit, mais était malheureusement trop porté à la boisson. Par suite d’insuffisance de personnel, les locataires de M. Lecouturier ont été obligés d’arrêter environ le quart des broches de la filature. A la teinturerie, pour les mêmes raisons, le travail est réduit de moitié. La maison met des dortoirs à disposition de ses ouvriers célibataires et une cantine vend des aliments au prix de revient.

    M. Lecouturier a bien voulu nous envoyer les renseignements que nous lui avons demandés, du front des Armées où il se trouvait. Nous l’en remercions très vivement."

  • HARDOUIN, Christian. Clécy et la rivière de l’Orne sous l’Ancien Régime, les chemins, les gués, les bacs, les moulins, les pêcheries. Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, tome LI, 1948-1951, pp. 198-216.

    p. 207 :

    « L’obligation de moudre les grains au moulin banal était parfois mal acceptée lorsque le fief s’étendait au loin, quelques fois sur des parties de paroisses voisines. C’est ainsi que les vassaux de Saint-Lambert, relevants de la seigneurie de Thury, payaient l’entretien des moulins de La Bataille. Il arrivait donc que les habitants fassent moudre leurs grains ailleurs. Le revenu du moulin diminuait et le seigneur menaçait de saisie les grains et farines transportées. »

    p. 209 – 211 :

    « Les moulins de La Bataille dépendaient vers l’an 1400 de la vicomté de Thury. Voici le texte d’un ancien bail conservé dans le chartrier du château de Thury-Harcourt : « l’an mil quattre cents et neuf, le dimanche sixiesme d’octobre, Denis le Douz mist à pris le moulin de la Bataille en la manière accoustumée jusques à trois ans, pour chacun an à douze livres et vingt sols de vin qui furent beues présentement, et les accruez, le terme commençant au jour de la Toussaints l’an mil quattre cent et neuf finant à trois accomplies, a paier à deux termes par an moytié à la Saint-Jean et moytié à Noël, et, pour ce que ledit Denis a esté fermier des trois ans derrains passés, ledit moulin est demeuré à l’aprésagement des dits trois ans derrains passés » (22).

    En 1416 le fermier du moulin de La Bataille était en procès avec Pierre Suriray, auquel il réclamait, pour les quatre années dernières, « les fetages des sèches moultes (23) des dictes quatre années, pour sa maison assise au ban dudit moulin, pour chaque année ung boisseau de seigle, ung boisseau d’orge et ung boisseau d’avoyne, lequel Surirey gaige pour ladite seque moult et festage en ce comprins trois vergées de fourment, audict Denis, fermier, huit boisseaux de fourment, mesure de Conday et luy promist rendre et paier en son hostel à la Saint Michel prochain venant » (24).

    Au XVIe siècle, ces moulins sont possédés par Guillaume de La Serre, sieur d’Escot, qui les vend en 1599 à Gilles de Corday, sieur du Poncel, lequel avoue « tenir par foi et hommage les moulins à blé banaux et seigneuriaux de l’ancien fief de chevalier et sieurie de Clécy… sur la rivière d’Orne… avec l’ancien droit de péage, passage et bateau…, les moulins et bateau de la Bataille…, en ce compris quatre acres et demie de terre de l’ancien domaine dudit fief et sieurie de Clécy joignant lesdits moulins… » (25). En 1651, David Signard, sieur du Désert, bailli de Thury, acheta les moulins de La Bataille au sieur de Corday.

    A la fin du XVIIe siècle, Brunet de Rancy, fermier général, propriétaire des moulins de la Bataille, se plaint, à l’occasion des gages plèges de la seigneurie de Thury (26), que la plus grand partie des vassaux sujets à la banalité desdits moulins, ainsi qu’il paraît par leurs aveux, font moudre leur grain ailleurs, et demande à être autorisé à faire saisir les pains et farines qui se trouvent chez lesdits vassaux sujets à la banalité et à confisquer au profit du seingeur… « et que, faute de quoi, ils seront condamnés à payer le droit de verte moutte, sans préjudice du rétablissement de l’écluse et du curage des bieux ».

    Les deux moulins banaux de La Bataille se louaient en 1714, avec quelque terre en dépendant, 205 livres par an et 6 chapons gras à Noël. En 1735, ils appartenaient à Jacques Poret, sieur de La Haulle, trésorier des troupes du Roi à Caen, demeurant paroisse Saint-Julien, rue des Cordeliers.

    A la fin du XVIIIe siècle, les moulins de La Bataille appartenaient à Jacques Gilles Héroult, sieur du Moutier, qui les affermait moyennant 500 l. par an, 12 livres de sucre fin, 24 piperneaux et 12 journées de travail pour entretenir et remettre les pierres à l’écluse.

    Le propriétaire des moulins de La Bataille était redevable d’une rente de 40 s. envers la seigneurie de Thury-Harcourt.

    (22) Arch. Calv. E 280

    (23) Sèche moulte : droit perçu sur le blé moulu au moulin venant hors du domaine

    (24) Arch. Calv. E 280.

    (25) Arch. Calv. C 3043

    (26) Arch. Calv. E 122 »

    p. 215 :

    « Enfin, la plupart des moulins avaient leurs pêcheries seigneuriales (à La Landelle, à La Lande). On trouve mention d’une pêcherie aux moulins de La Bataille seulement en 1781, dans le bail accordé à Gilles Héroult, sieur du Moutier, écuyer. « Les preneurs se sont obligés de faire une pescherie à quatre passans à leurs frais parceque le dit bailleur aura les deux tiers du poisson qui sera pris ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Calvados. F 4265. Fonds de l’architecte Henri Le Boullanger. Usine de la Bataille à Clécy. 1941-1959.

  • AD Calvados. H 6067. Abbaye de Fontenay.

  • AD Calvados. M 8607. Statistiques agricoles, réponse à l'enquête préfectorale du 10 décembre, arrondissements de Bayeux et Falaise. 1806.

  • AD Calvados. M 8632. Statistiques générales de la France, incendies, sinistres agricoles, finances départementales, industrie minérale. 1852-1870.

    Tableau des établissements mettant en oeuvre la laine et le coton. 1869.
  • AD Calvados. 3P 3289. Clécy. Etat de sections. 1830.

  • AD Calvados. 3P 3290. Clécy. Matrice castrale des propriétés bâties. 1er vol. (folio 1-552). 1829-1913.

    Partie récapitulative augmentations/diminutions, case 287.
  • AD Calvados. 3P 3291. Clécy. Matrice cadastrale des propriétés foncières bâties et non bâties. 2e vol. (folio 553-1080). 1829-1913.

    Case 626.
  • AD Calvados. 3P 3298. Clécy. Matrice cadastrale des propriétés bâties. 1881-1911.

    Case 326, 327.
  • AD Calvados. 3P 3299. Clécy. Matrice cadastrale des propriétés bâties. 1911-1957.

    Case 274, 275.
  • AD Calvados. S 1111. Moulins et usines. Arrondissement de Caen. Clécy.

    Usine de la Bataille appartenant au sieur Delivet. 1844-1850.
  • AD Calvados. S 13096. Rivière d'Orne.

  • AD Calvados. 3Z 240. Utilisation des machines à vapeur : circulaires, instructions (1825-1864), demandes d'autorisation (1835-1869). 1825-1869.

  • AD Calvados. 3Z 340. Autorisations ou interdictions de construction, plaintes, règlements d'eau, plans. Rivière de l'Orne. 1847-1923.

  • AD Calvados. 3Z 381. Situation industrielle et commerciale. 1806-1924.

    Tableau du nombre de broches et des métiers à tisser le coton, la laine, le chanvre, le jute et le lin (1872).
  • AD Calvados. 3Z 382. Situation industrielle et commerciale. Rapports et états divers. 1834, 1854-1861.

Documents figurés
  • AD Calvados. 3P 1971_066. Plan cadastral napoléonien. Clécy. Section B2 de la Lance. 1827.

Bibliographie
  • MINISTERE DE LA GUERRE, COMITE CONSULTATIF D'ACTION ECONOMIQUE DE LA 3e REGION, SOUS-COMITE DU CALVADOS ; SCHEIKEVITCH, Antoine. Enquête sur la situation des industries dans le département du Calvados. Premier volume. Caen : Henri Delesques, Imprimeur-Editeur, 1918. XXI-370 p.

    p. 304-305.
  • ROLLAND, Francis. Histoire industrielle du Pays de Condé, 1800 – 1968. Condé-sur-Noireau : Editions Charles Corlet, 2010. 594 p. ISBN 2-84706-358-5.

  • SOCIETE D’ENCOURAGEMENT POUR L’INDUSTRIE NATIONALE. Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale. Volume 117, Partie 2. 1918.

    Les efforts de l'industrie française pendant la guerre. - III. Le coton. p. 389-392.
Périodiques
  • HARDOUIN, Christian. Clécy et la rivière de l’Orne sous l’Ancien Régime, les chemins, les gués, les bacs, les moulins, les pêcheries. Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, tome LI, 1948-1951, pp. 198-216.

  • LECHAUDE D'ANISY, Amédée-Louis. Extrait des chartes, et autres actes normands ou anglo-normands, qui se trouvent dans les archives du Calvados. Vol. 2. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, 1835, tome VIII. 555 p.

    p. 379.
  • Clécy – incendie. Journal de Condé et de l’arrondissement de Vire, dimanche 7 août 1898.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Lecherbonnier Yannick
Lecherbonnier Yannick

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 1982 à 2001. Spécialité : patrimoine industriel. Chef du service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie de 2001 à 2016, puis de Normandie jusqu'en 2018.


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- Dupont Stéphanie
Dupont Stéphanie

Chercheuse l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialités : patrimoine industriel, patrimoine de la Reconstruction.


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