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l'Andelle rivière navigable

Dossier IA27004247 réalisé en 2016
Aires d'étudesbassin hydrographique de l'Andelle
Dénominationsvoie navigable

L'Andelle est classée voie navigable par l'ordonnance royale du 18 juillet 1835. Mais seule une infime portion de rivière est concernée par le règlement : de son extrémité aval, entre le barrage de Sainte-Hélène (ancienne porte marinière) à Pîtres à son embouchure dans la Seine, soit une distance de 3 km de cours d’eau à peine. Sur cette partie, la rivière est canalisée pour permettre la navigation de bateaux à fond plat destinés à l’approvisionnement en charbon des Fonderies de cuivre de Romilly. D’autres industries profitent néanmoins de la navigabilité de la rivière comme les nombreux moulins à foulons établis dans la basse vallée de l’Andelle qui reçoivent par voie d’eau la terre à foulon nécessaire à leur activité. Un petit port, appelé port de Pîtres ou encore port de l’Andelle, est créé à l’embouchure de la rivière, sur sa rive gauche. Il s’agit d’un port d’échouage (ou de posée) où les bateaux à fond plat profitent de la marée basse (ressentie jusqu’à la porte marinière de l’Andelle) pour s’échouer sur les rives en pente douce et être déchargés ou chargés en attendant la remontée du niveau de l’eau. Ce petit port est complété par l’aménagement d’un chemin de halage, de palées d’évitage, d’une estacade, d’écluses, d’un pertuis… et par la construction en 1850 d’un pont sur l’Andelle, dénommé pont de hallage.

Au mitan du XIXe siècle, alors que les tonnages débarqués au port d’Andelle augmentent – passant de 6 000 tonnes en 1858 à 15 000 tonnes en 1866 – plusieurs projets de développement de la canalisation de l’Andelle plus en amont, portés par l’industrie (les Fonderies de Romilly notamment), échouent, l’administration préférant favoriser l'essor du chemin de fer pour le transport des marchandises et des personnes (la ligne ferroviaire Gisors – Pont de l’Arche, longeant la basse Andelle, est ouverte en 1868).

En 1926, la première écluse, installée en 1850, est fermée aux bateaux et transformée en port ouvert de l’amont. Dans les années 1930, un canal est creusé afin de déplacer de 500 m en aval l’embouchure de l’Andelle. Le comblement de l’ancien lit de la rivière entraîne alors la suppression du premier port de l’Andelle. Parallèlement une grande écluse est construite entraînant la disparition du dernier port dans l’ancienne écluse.

Le port de l’Andelle n’est plus en activité pendant la Seconde Guerre mondiale et l’Andelle est définitivement déclassée le 27 juillet 1957. Il ne reste aujourd’hui gère de traces des ouvrages de navigation qui équipaient cette portion de rivière.

Période(s)Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 1ère moitié 20e siècle , daté par travaux historiques

La portion navigable de l’Andelle s’étendait sur 3 km : du barrage de Sainte-Hélène à Pîtres jusqu’à sa confluence avec la Seine, correspondant à l’extrémité aval de la rivière. Elle comprenait un port d’échouage implanté à l’embouchure de l’Andelle sur sa rive gauche, un chemin de halage, des palées d’évitage, une estacade, des écluses, un pertuis, un pont… Il ne reste aujourd’hui guère de traces de ces infrastructures.

Décompte des œuvres

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Eure. Série S. Sous-Série 18 S : 18 S 7. Police des Eaux, affaires générales, Andelle (Charleval, Douville, Fleury, Perriers).

    Lettre du ministre des travaux publics au préfet de l'Eure de refus de canalisation de l'Andelle jusqu'à Romilly, 13 novembre 1865.
  • AD Eure. Série S. Sous-Série 18 S : 18 S 7. Police des Eaux, affaires générales, Andelle (Charleval, Douville, Fleury, Perriers).

    Notice sur la navigabilité de l'Andelle, Vert Frères typographes, Pourtour Saint-Gervais, 1867 (AD Eure. 18 S 7).
  • AD Eure. Série M. Sous-série 6 M : 6 M 1075. Statistiques de la navigation dans l’Eure et état des rivières navigables, 1790-1853.

Documents figurés
  • AD. Seine-Maritime. Série Fi ; Sous-série 12 Fi : 12 Fi 179. Documents figurés.

    Embouchure de la rivière Andelle, extrait du plan géométrique de la baronnie du Pont Saint Pierre (vallée de l’Andelle de Pitres à Douville), par Guillaume Le Roux arpenteur, 1725.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Real Emmanuelle
Real Emmanuelle

Chargée de recherches à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Haute-Normandie, puis de Normandie, depuis 1992. Spécialité : patrimoine industriel.


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