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Immeuble puis couvent de Notre-Dame de Protection de Cherbourg, puis école des pauvres filles de la Miséricorde et des écoles chrétiennes, actuellement immeuble

Dossier IA50001446 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

AppellationsCouvent de Notre-Dame de Protection de Cherbourg puis école des pauvres filles de la Miséricorde et des écoles chrétiennes
Dénominationsimmeuble, couvent, école
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : 32 rue au
Fourdray
Cadastre : 1826 D 1441, 1442 ; 2008 AZ 274
Précisions

Une tradition établit, depuis le XIXe siècle, que l’immeuble du 32 rue au Fourdray correspondrait aux deux maisons et corps de logis situés entre la Grande Rue, la rue au Fourdray et la rue du Nouet, cédés en 1623 par Jean de Tourlaville et Magdelayne de la Vigne en vue de l’établissement d’une communauté de bénédictines, supprimée en 1791, puis remplacée en 1806 par une congrégation baptisée école des pauvres filles de la miséricorde et des écoles chrétiennes.

La consultation des registres de distributions du sel pour les années 1760 et 1788, qui indiquent le nom des occupants par édifice, ainsi que l’étude du registre des contributions foncières daté de 1791 et des dossiers de recensement de la population pour l'année 1801, n’ont cependant pas confirmé ces affirmations.

Un commerce dénature aujourd'hui le rez-de-chaussée de l'immeuble.

Période(s)Principale : 3e quart 16e siècle
Dates1569, porte la date
1570, porte la date
Auteur(s)Personnalité : Tourlaville Jean de donateur attribution par tradition orale
Personnalité : Vigne Magdelayne de la destinataire attribution par tradition orale

Les bâtiments actuels, datés du XVIe siècle d’après les inscriptions qui y figurent, se composent d’une tourelle, coiffée d’un toit en appentis, et d’un corps de logis dont les travées occidentales ont été abattues postérieurement. Dotée de quatre étages, divisés par des bandes moulurées, la tourelle abrite un escalier en vis, éclairé par des petites ouvertures rectangulaires. Le linteau de la porte du rez-de-chaussée porte une inscription gravée, placée dans un cartouche, « te cum habit optimum aliena frui insania 1569 », littéralement "le bien suprême habite avec toi, le reste n’est que folie".

Le corps de logis à l’est ne comprend plus que deux travées éclairées sur trois niveaux par des fenêtres rectangulaire, dont l’encadrement en pierre calcaire a été totalement redessiné. Les linteaux des fenêtres du premier et du deuxième étage sont surmontés par des cartouches rectangulaires renfermant des inscriptions. Au premier étage, on peut lire au-dessus de la fenêtre située la plus à l’ouest « se taire ou bien dire 1570 », au-dessus de la fenêtre située la plus à est « par la pitié et la justice 1570 ». Au deuxième étage, on peut apercevoir encore une autre inscription affirmant« le méchant repris par ses péchés et lié par les cordes 1570 ».

Murscalcaire pierre de taille
schiste moellon
Toitardoise
Étages4 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
appentis
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie

Cet immeuble est un des plus anciens qui subsiste à Cherbourg, à l'instar des immeubles situés au 3 et 31 rue des Fossés (IA50001496, IA50001497), 41-59 rue au Blé (IA50001447), 11 rue Boël-Meslin (IA50001438). Il est le seul à porter des inscriptions sur sa façade.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


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