Logo ={0} - Retour à l'accueil

hangar aéronautique, dit centre d'hydraviation de Chantereyne, actuellement caserne des marins-pompiers

Dossier IA50001570 réalisé en 2006

Fiche

Appellationscentre d'hydraviation de Cherbourg, caserne des marins-pompiers
Dénominationshangar aéronautique, caserne
Aire d'étude et cantonCherbourg-Octeville - Cherbourg
AdresseCommune : Cherbourg-Octeville
Adresse : rue de l', Abbaye, 2 avenue, Cessart, 11 rue de l', Onglet, 55 rue de l'
Abbaye
Cadastre : 2008 BI 6,15, 157 ; 2008 BE 757

La construction d'un centre d'hydraviation à Cherbourg, destiné à assurer en pleine guerre, la protection des convois maritimes dans la Manche ainsi que la chasse aux sous-marins allemands, débute en 1917. Etablies sur un musoir édifié parallèlement aux bastions 9 et 10 des fortifications de l'arsenal maritime, les premières installations, chargées d'accueillir une escadrille de 24 appareils bimoteurs, se composent d'un simple hangar en bois de 42 mètres de long et 28 mètres de large, de quelques bâtiments annexes pour l'équipage et la main d'oeuvre ouvrière, ainsi que d'une grue placée à l'extrémité du terre-plein pour la mise à l'eau des avions. Ce modeste dispositif est complété, entre 1918 et 1920, par trois nouveaux hangars en béton et charpente métallique, construits sur les terrains de Chantereyne par les sociétés Arnodin et Du Temple, ainsi que par un slip de lancement, installé à l'est de l'épi bétonné, achevé seulement en 1926. Placé sous la direction d'un commandant en chef, le centre de Cherbourg, un des trois que la France compte aux côtés de Brest et Fréjus, réunit alors 18 officiers, 65 officiers mariniers et 270 membres d'équipage installés après la Première Guerre mondiale en ville, dans l'ancienne caserne des Equipages de la Flotte, dont les locaux abritent actuellement les archives de la Marine. A partir de 1927, le renforcement des effectifs de la flotte amène les autorités de la Marine et de l'Air à envisager néanmoins un ultime plan d'extension. Le Plan masse rédigé par l'ingénieur des ponts et chaussées Fleury prévoit alors la construction de deux nouveaux hangars en béton, bâtis sur de nouveaux terre-pleins édifiés sur le fossé des fortifications, une soute à bombe à aménager dans le bastion VIII, ainsi qu'une suite de bureaux, magasins et nouveaux casernements à bâtir en ville le long de la rue de L'Onglet. Les deux hangars édifiés par la société Subileau, dont la construction entraîne la disparition des bastions IX et XI, la soute à bombe, les bureaux et le Magasin Général sont achevés en 1932 tandis que le bâtiment des maîtres, près de la caserne de l'Equipage de la Flotte, n'est terminé qu'en 1937. Relié par voie ferrée à l'arsenal et à la gare Etat, le centre, où 500 hommes travaillent, abrite dans les années 30 de prestigieux hydravions tels que le Latécoère Croix du Sud ou encore le Lieutenant de Vaisseau Paris. Ses installations, occupées par les Allemands dès 1940, sont entièrement sabotées peu avant l'arrivée des Américains le 26 juin 1944. Abandonnée sous la IVe République, une grande partie des terrains est remplacée, à partir de 1959, par une nouvelle cité HLM réservée aux cadres civils et militaires de l'Ecole d'applications maritimes de l'énergie atomique (Voir IA50001663). Un seul hangar, parmi les deux construits entre 1930 et 1932 par la société Subileau, subsiste aujourd'hui. Il abrite depuis 1965 la première compagnie de marins pompiers de la Marine Nationale.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates1917, daté par source
Auteur(s)Auteur : Fleury Raymond Alexandre Augustin
Fleury Raymond Alexandre Augustin (1895 - 1984)

Sources :

Site internet WikiManche, consulté le 9 novembre 2017, URL : https://www.wikimanche.fr/Raymond_Fleury.

Site internet École des Ponts ParisTech, consulté le 9 novembre 2017, liste générale des élèves du corps et des élèves civils de l’École des ponts et chaussées 1744-1930, URL : http://www.enpc.fr/sites/enpc.fr/files/documents/eleves-corps-civils-1744-1930-maj-07-2016.pdf.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur civil attribution par source
Auteur : Arnodin Joseph Ferdinand
Arnodin Joseph Ferdinand (1845 - 1924)

Sources :

Site internet Wikipédia, consulté le 9 novembre 2017, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Arnodin.

Site internet Archives nationales de France, base Léonore, consultée le 9 novembre 2017, URL : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_2=PRENOMS&VALUE_2=%27Ferdinand%27&NUMBER=75&GRP=0&REQ=%28%28%27Ferdinand%27%29%20%3aPRENOMS%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All.

Site internet Isabelle Bruna, consulté le 9 novembre 2017, article de Nathalie Abou-Isaac, URL : http://isabelle.bruna.free.fr/arnodin.html.

site internet Structurae, consulté le 9 novembre 2017, URL : https://structurae.info/personnes/ferdinand-arnodin.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, ingénieur attribution par source
Auteur : Leinekugel Le Cocq Gaston
Leinekugel Le Cocq Gaston (1867 - 1965)

Polytechnicien (1890), ingénieur-hydrographe. Après son mariage avec la fille de Ferdinand Arnodin, le 22 octobre 1900, il démissionne de la Marine, en 1901, pour travailler dans l'entreprise de son beau-père et le seconder sur la construction de ponts. De septembre 1916 à janvier 1918, il est affecté à l'Arsenal de Cherbourg où il supervise la construction d'obus de 75 avec comme objectif d'en fabriquer 8 000 par jour. En 1918, nommé commandant, il est attaché à l'artillerie lourde sur voie ferrée, sous les ordres du général Maurin et du colonel Lucas Gérardville, pour assurer la construction d'affûts-trucks en béton de ciment armé pour des canons de marine de 320 centimètres. Il profite de ses années de guerre pour réfléchir à des systèmes de construction de hangars pour le transport maritime et aérien.

Source : site internet Wikipédia, consulté le 9 novembre 2017, URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Leinekugel_Le_Cocq.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur de l'entreprise attribution par source
Auteur : Générateur Du Temple S.A.
Générateur Du Temple S.A.

Usine aéronautique fondée à Cherbourg, par Jean-Marie Félix du Temple de la Croix (1823-1890), successivement installée dans l'ancien arsenal en 1869, rue du Champs-de-Mars en 1881, rue Guiffard en 1905. A sa mort, elle devient la société anonyme Générateur Du Temple qui acquiert les établissements Lesénéchal (boulevard Maritime) en 1906 avant d'être absorbée par la Société Normande de Construction Navale en 1918. Celle-ci s'étend sur deux sites, au Havre (fabrication de navires de commerce sur les chantiers navals de Gondreville-l'Orcher) et à Cherbourg (ateliers de travaux publics et de chaudronnerie pour la fabrication de grands hangars suspendus destinés à l'aéronautique). Après sa mise en liquidation judiciaire en 1928, l'usine est rachetée par Alexandre Cantineau puis, dix ans plus tard, par Félix Amiot.

Site internet de la mairie de Tourlaville, consulté le 9 novembre 2017, URL : http://www.mairie-tourlaville.fr/fr/loisirs-activites/histoire-locale/dossiers-en-consultation/fichiers/felix_du_temple.pdf.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur attribution par source
Auteur : Subileau
Subileau

Entreprise établie au 28 place Napoléon à Cherbourg (source: L’Ouest-Éclair avril 1931, Gallica).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur attribution par source

Une partie du hangar bâti par la société Subileau entre 1930 et 1932, le terre-plein du béton emprunté par les appareils lors de l'acheminement vers la rampe de lancement, les bureaux et le Magasin Général rue de l'Onglet, la caserne des Equipages de la Flotte, bâtie à la fin du XVIIIe siècle, ainsi que le bâtiment des maîtres qui la jouxte au sud-est, sont les derniers témoignages qui subsistent du centre d'hydraviation de Cherbourg. Transformé en caserne de marins pompiers, le hangar de la société Subileau, est un édifice de forme rectangulaire en béton, à un étage carré, couvert par un toit bombé. Il mesure 80 mètres de long sur 30 mètres de large. Rue de l'Onglet, l'édifice qui abritait les anciens bureaux se présente comme un bâtiment de plan rectangulaire, doté d'un rez-de-chaussée surélevé et d'un étage carré, coiffé d'un toit à quatre pans. Pourvu de sept travées régulières la façade principale, qui donne sur l'actuelle avenue de Cessart, est éclairée par des baies en arc segmentaire dont le chambranle est souligné par un appareillage en brique. A l'arrière, l'ancien Magasin Général, aujourd'hui transformé en gymnase de la marine, est un édifice construit en béton, doté d'un rez-de-chaussée et d'un étage carré, recouvert par des sheds. Du côté de l'actuel Service historique de la Marine, l'ancien pavillon des maîtres est composé de trois vaisseaux rectangulaires dont les façades pignons sont éclairées au rez-de-chaussée et au premier étage par des baies rectangulaires avec encadrement en brique.

Mursbéton
brique
calcaire pierre de taille
pierre enduit (?)
Toitardoise, béton en couverture
Étages1 étage carré
Couvrementscharpente en bois apparente
charpente métallique apparente
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à deux pans
toit à longs pans croupe
toit bombé
shed
Escaliersescalier intérieur
État de conservationvestiges, restauré

Les installations subsistantes de l'ancien centre aéronautique de Cherbourg figurent parmi les rares témoignages matériels de l'histoire de l'hydraviation dans le Cotentin, au côté du hangar d'Ecausseville.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Allavena Stéphane
Allavena Stéphane

Chercheur (Conservateur du patrimoine) à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 2005 à 2012, en charge de l'étude sur la ville de Cherbourg-Octeville (Manche).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.