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briqueterie et tuilerie, puis usine d'éléments préfabriqués

Dossier IA14000993 réalisé en 1997
AppellationsFrançois Mège, Compagnie Fermière pour l'exploitation des grandes briqueteries, tuileries, carrières de grès quartzeux de Feuguerolles-Saint-André, Compagnie des grandes briqueteries, tuileries et carrières de grès quartzeux de Feuguerolles-Saint-André , Le Béton Vibré
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau
Dénominationsbriqueterie, tuilerie, usine d'éléments préfabriqués
Aire d'étude et cantonCalvados - Evrecy
AdresseCommune : Feuguerolles-Bully
Lieu-dit : route du Béton Vibré
Cadastre : 1919 B 322, 327, 328, 329, 330, 331, 343, 344, 345, 346, 347 ; 2013 B 293, 294, 402, 403, 451, 453

Propriétaire des Grandes carrières de grès quartzeux sur la commune de Feuguerolles, François Mège profite de la découverte d'un gisement d'argile en 1900 pour établir une briqueterie. Il collabore avec l'entrepreneur parisien Pax. La production, comptant des briques, des briques blanches, réfractaires ou vernissés et des tuiles mécaniques, est commercialisée notamment auprès du chantier des Grands bureaux de la Société métallurgique de Normandie ou du métropolitain parisien. En 1910, la briqueterie est gérée par la Compagnie Fermière pour l'exploitation des grandes briqueteries, tuileries, carrières de grès quartzeux de Feuguerolles-Saint-André. Neuf ans plus tard, suite à l'acquisition définitive des terrains et des installations de Feuguerolles (carrière, ateliers de séchage, fours Hoffmann), la société prend le nom de Compagnie des grandes briqueteries, tuileries et carrières de grès quartzeux de Feuguerolles-Saint-André. Elle compte jusqu'à 140 ouvriers. L'épuisement du gisement entraîne la fermeture de l'établissement en 1927. Sa cheminée est mise à terre en 1931.

Le site est repris en 1946 par la société Le Béton Vibré, nouvellement créée par Yves et Bertrand Guillou associés à Robert Hamelin. Spécialisée dans la production d'éléments préfabriqués en béton (carreaux de revêtement de façade, caniveaux...), celle-ci se diversifie par la production et la pose de poteaux et de clôtures. De 1976 à 1984, elle s'investit dans celle de dalles béton de bardages utilisées dans le procédé de construction des "Maisons Phoenix" ; deux nouveaux ateliers de fabrication sont alors édifiés. La société, rachetée par Les clôtures du Cotentin puis par le groupe rennais Baglione, est rebaptisée en 2004 "Béton Vibré de Normandie". En 2010, l'usine est équipée de deux machines à mouler à démoulage différé livrées par les Ateliers du Loir (Haute-Savoie, 74, Contamine-sur-Arve) - l'une acquise dans les années 1980 (modèle Difal 2000), la seconde en 2006 (modèle Difal 2500) -, de deux machines à mouler à démoulage immédiat REL (l'une avec poste de travail mobile), d'une télébenne Sabe (Vendée, 85, Chauché) alimentant l'ensemble des machines en béton depuis la centrale-béton mobile automatisée (modèle mob 60, entreprise Skako) à trois silos (ciment blanc, ciment gris, filaire), et d'une machine à mouler les buses de puits. Le nombre d'employés a fortement diminué, passant de 50 en 1972, à 25 en 1995, à 8 en 2010.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle , (détruit)
Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1946, daté par travaux historiques

Des bâtiments de la briqueterie, édifiés le long de la voie ferrée Caen-Flers et de l'Orne, ne subsistent que le carneau d'une cheminée et les bureaux, à un étage carré en brique rouge et brique silico-calcaire dessinant plusieurs motifs décoratifs (losanges, chevrons), couverts d'un toit à longs pans en tuile mécanique. A côté de ces derniers, a été construite une "Maison Phénix", en éléments de béton préfabriqués enduits d'un crépi, accueillant les bureaux de la société Le Béton Vitré. Au sud du site, s'étendent les ateliers de fabrication. Ceux édifiés en 1946 sont formés d'un essentage de tôle couvert d'un toit bombé en métal. Le reste des ateliers est en pan de fer et essentage d'acier ou de ciment-amiante reposant sur des charpentes bois ou métalliques.

Mursbrique
béton crépi
pan de fer essentage de tôle
ciment amiante pan de fer
Toittuile mécanique, métal en couverture
Étages1 étage carré
Couvrementscharpente en bois apparente
charpente métallique apparente
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
toit bombé
Énergiesénergie électrique achetée
État de conservationbon état, menacé
Statut de la propriétépropriété d'une société privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Calvados. 630 EDT 30/1. Feugeurolles-Bully. Carrières. 1831-1919.

  • AD Calvados. 4U 15/48. Justice de Paix. Canton d'Evrecy. Actes de sociétés. 1919-1936.

    Compagnie des grandes briqueteries, tuileries, carrières de grès quartzeux de Feuguerolles-Saint-André : procès-verbal d'assemblées générales. 1919.
Bibliographie
  • ASSOCIATION DE LOISIRS DE FEUGUEROLLES-BULLY. Feuguerolles-sur-Orne et Bully de 1900 à nos jours. Feuguerolles-Bully : Association de loisirs de Feuguerolles-Bully, 1995. 111 p. ISBN 2-85480-544-5.

  • COFTIER, Pierre. Les carrières à pavés de la vallée de l'Orne. In Les mondes souterrains : histoire de l'exploitation du sous-sol du Calvados. Caen : Conseil Général du Calvados, Archives Départementales du Calvados, 2003. pp. 72-83.

  • COLLEGE PAUL-VERLAINE D’EVRECY. Un siècle de trains Caen-Flers, une voie qui se raconte. Cabourg : Cahiers du Temps, 2011. 176 p. ISBN 2-35507-035-8.

  • FELICE, Raoul (de). La Basse-Normandie : étude de géographie régionale. Paris : Hachette, 1907. 590 p.

  • Annuaire technique régional – Calvados. Saint-Brieuc : Imprimerie Moderne, 1972.

    B 140 - Le Béton vibré.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Lecherbonnier Yannick
Lecherbonnier Yannick

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie de 1982 à 2001. Spécialité : patrimoine industriel. Chef du service Régional de l'Inventaire de Basse-Normandie de 2001 à 2016, puis de Normandie jusqu'en 2018.


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- Dupont Stéphanie
Dupont Stéphanie

Chercheuse l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialités : patrimoine industriel, patrimoine de la Reconstruction.


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