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blanchisserie industrielle, puis usine de construction navale ACM (Albert Charpentier Marthe)

Dossier IA14001050 réalisé en 2011

Fiche

AppellationsACM (Albert Charpentier Marthe)
Parties constituantes non étudiéesentrepôt industriel, atelier de fabrication, magasin industriel, bureau, cheminée d'usine
Dénominationsblanchisserie industrielle, usine de construction navale
Aire d'étude et cantonCalvados - Troarn
AdresseCommune : Cabourg
Adresse : 14, 16 rue du
Pont de Pierre
Cadastre : 2015 AT 334, 335

Albert Charpentier, architecte de formation, crée en 1947 les chantiers navals ACM (Albert Charpentier Marthe), qu'il établit, selon des sources orales, dans une ancienne blanchisserie à la fin des années 1950. En 1961, il lance sur le marché une nouvelle coque composée d'un sandwich de polyester-balsa assurant des propriétés d'insubmersibilité, pour laquelle il reçoit le Label européen de la prévention nautique. Fabriquées par 40 salariés en 1972, 60 vedettes à moteur sortent du chantier. A cette époque sont conçus les modèles ACM 1 200 et 980, vendus à des privés ou équipés pour la surveillance côtière, pour les services des douanes et les affaires maritimes françaises mais aussi pour les autorités mauritanienne, guinéenne ou togolaise. Les ateliers, progressivement agrandis, comptent en 1972 un atelier de menuiserie-ébénisterie, un atelier de peinture-vernissage, un atelier de moulage, un atelier de serrurerie, un atelier électrique et un atelier de fabrication d'ameublement. En 1991, les chantiers, qui occupent alors 60 personnes, sont repris par Olivier Prouvost, puis entrent six ans plus tard dans le groupe Dufour, qui opère un transfert de la production à Colombelles, avenue des Canadiens. La fabrication est orientée vers les bateaux de croisière avec quatre modèles de 7,50 m à 13 m : l'Héritage, l'Elite, le Dynasty et l'Excellence. Repris par Bertrand Vogèle en 2001, puis trois ans plus tard par ARCOA SA associée au fonds d'investissements Green Recovery, le chantier naval connaît des difficultés économiques pour fermer définitivement en 2010. Le site de Cabourg est actuellement occupé par l'entreprise Atelier Service Marine, créée par d'anciens salariés d'ACM.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle , (?)
Principale : 20e siècle
Auteur(s)Personnalité : Charpentier Albert commanditaire attribution par source
Personnalité : Charpentier Marthe commanditaire attribution par travaux historiques

Situé le long de la rue, le bâtiment des bureaux, à trois étages carrés couverts de toits en terrasse, est enduit. L'atelier de fabrication, préexistant à l'implantation du chantier naval, est en briques et couvert d'un toit à longs pans en tuiles mécaniques traversé par une cheminée en briques. En arrière, les ateliers de fabrication sont bardés d'un essentage de tôle et couverts de toits à longs pans de même nature.

Mursmaçonnerie enduit
brique
essentage de tôle
Toittuile mécanique, métal en couverture
Étages3 étages carrés
Couvrementscharpente métallique apparente
Couverturesterrasse
toit à longs pans pignon couvert
Énergiesénergie électrique achetée
État de conservationinégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • GOURIN, Didier. Olivier Prouvost rachète les ACM de Cabourg. Les Echos, n° 15831, 19 fevrier 1991, p. 13.

    "Après un premier chantier repris il y a deux ans, Olivier Prouvost, membre de la célèbre famille industrielle du Nord, a repris les ACM à Cabourg. Objectif : bâtir un groupe spécialisé dans les bateaux haut de gamme.

    Il y a deux ans, les chantiers Wauquiez, installés près de Lille, traversaient une mauvaise passe. L'entreprise spécialisée dans la construction de voiliers de luxe est rachetée par Olivier Prouvost, "passionné par la mer". Nouveaux produits, modernisation de l'outil et redéfinition de la stratégie : Wauquiez (150 salariés et 100 millions de francs de chiffre d'affaires), est remis à flots. Olivier Prouvost met alors le cap vers la Basse-Normandie et Cabourg où il vient de reprendre les ACM. Cette fois, les bateaux sont à moteur. Depuis des années, ce chantier (60 personnes et 30 millions de chiffre d'affaires) construit des vedettes haut de gamme. Il bénéficie dans la profession d'une très bonne image et les douanes comptent parmi ses clients réguliers. Le fondateur des ACM, Albert Charpentier, fut notamment le premier constructeur naval à utiliser le balsa. Lors de sa disparition, c'est son épouse qui a pris la direction de l'entreprise et aujourd'hui, en restant PDG, elle a passé la main à Olivier Prouvost. Le souci des deux chantiers est bien de poursuivre sur ce créneau « haute couture de la plaisance ». L'ensemble est complété par des bases techniques pour l'entretien et la réparation des bateaux à Antibes, Port-Grimau et Marseille. Et la construction de multicoques doit débuter dans le Nord."

Références documentaires

Documents d'archives
  • EUROPE FINANCE ET INDUSTRIE INVESTMENT BANKING. Offering Circular Arcoa. Mars 2006. 103 pages.

Bibliographie
  • Annuaire technique régional – Calvados. Saint-Brieuc : Imprimerie Moderne, 1972.

    B 389 - Chantiers navals A.C.M.
Périodiques
  • BOTTOIS, Patrick. Le chantier naval ACM en redressement judiciaire. L'Usine nouvelle, 22 avril 2004.

  • GOURIN, Didier. Olivier Prouvost rachète les ACM de Cabourg. Les Echos, n° 15831, 19 février 1991, p. 13.

  • JAMIN, Virginie. L'ex-chantier naval ACM a fini par couler. Ouest-France, 19 février 2010.

  • Deux cents vedettes construites en moins de deux ans à Colombelles... ACM Dufour a... la cote. Journal du Calvados, n°56, novembre 1999, pp. 22-23.

Liens web

(c) Région Normandie - Inventaire général (c) Région Normandie - Inventaire général - Dupont Stéphanie
Dupont Stéphanie

Chercheuse l'Inventaire général du patrimoine culturel de Basse-Normandie, puis de Normandie, depuis 2010. Spécialités : patrimoine industriel, patrimoine de la Reconstruction.


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