Photographe professionnelle. Agence Albatros. Photographe à l'Inventaire du patrimoine de Normandie depuis 2023.
- enquête thématique départementale, recensement des objets mobiliers des églises de Seine-Maritime
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Seine-Maritime - Boos
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Commune
Bonsecours
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Dénominationsautel, retable
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
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Parties constituantes non étudiéesstatue, tabernacle
Inauguré le 24 mai 1860, l'autel de Notre-Dame-de-Bonsecours demanda, selon les dires de l'abbé Godefroy, cinq années de travail (deux anges de l'autel sont signés au revers et datés 1853). L'œuvre est réalisée d'après les dessins du Révérent Père Martin et de l'architecte Barthélemy.
La fabrication d'ensemble est assurée par un atelier parisien - non identifié (Kryenbielt, qui réalise à la même époque stalles et chaire ?) -, l'assemblage étant réalisé à Rouen. La sculpture des quatre-vingt douze figures (ronde-bosse et bas-reliefs) a été confiée à Louis-Guillaume Fulconis, la ciselure étant exécutée par un certain Phédy. La valeur d'ensemble est estimée de 200 à 250 000 francs, somme considérable qui ne laisse pas de provoquer quelques réactions localement. L'abbé Godefroy précise dans son opuscule (Bibl.) que le tabernacle est un don de Mgr Blanquart de Bailleul, ancien archevêque de Rouen.
Lors de l'exposition de l'industrie de Rouen, en août 1859, l'autel est présenté dans une pièce dédiée où les spectateurs peuvent venir l'admirer, moyennant toutefois finance. Le critique d'art Alfred Darcel (1818-1893) en fera une description somme toute assez féroce dans un article paru dans le journal de Rouen (voir annexe).
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Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle
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Dates
- 1853, porte la date
- 1859, daté par source
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Lieu d'exécutionCommune : Paris
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Auteur(s)
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Auteur :
Fulconis Louis-Guillaumesculpteur attribution par sourceFulconis Louis-GuillaumeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Sculpteur français. Né en Avignon, élève de l'école des Beaux-Arts d'Avignon, en 1829, marbrier et ornemaniste à Avignon puis à Marseille, part pour l'Algérie en 1835 ; Entrepreneur-sculpteur, il réalise des statues et des bustes pour des bâtiments officiels, des églises et mosquées, et revient en métropole en 1851 avec son fils Victor, qui deviendra lui aussi sculpteur. Il ouvre des ateliers à Paris et en Normandie. Il expose à Paris au salon de 1857 à 1872.
Notice biographique réalisée par André Pierre Fulconis et Renaud Pierre Fuconis (extraits) :
Dans sa courte carrière professionnelle de quelques trente-sept années, puisque mort à l’âge de 55 ans, le sculpteur statuaire que fut Louis Guillaume Fulconis, a fourni des travaux considérables en Algérie, en Normandie, à Paris, et pour ce qui concerne la Provence, son symbole le plus significatif, sa Coupe.
Il se trouve que les amitiés dont il bénéficia, grâce à son sens de la fraternité et du service, furent souvent religieuses, encore que l’amitié avec les premiers députés républicains d’Alger en 1848 lui valurent d’être en 1851, lors de son retour en France le 10 août, le seul sculpteur à avoir eu son atelier dans les locaux même de l’Assemblée Nationale ; ce à quoi le coup d’état du 2 décembre 1851 met fin, lui laissant cependant le temps de faire le buste de plusieurs députés, certains d’entre eux peut-être commencés à Alger.
Louis Guillaume Fulconis bénéficia aussi de l’appui de toutes les autorités auxquelles il eut affaire :
- Le premier responsable de la nouvelle église algérienne, l’abbé Joseph Marie Montera,
- le premier responsable civil d’Algérie « gouverneur général » avant la lettre, le comte Eugène Guyot qui l’estima au point de mettre à Paris sa photo dans son album familial,
- le général Clauzel, le vénérable Descous, officier d’Empire et conseiller municipal d’Alger, le juge Giacobbi d’Alger, Adrien Berbrugger, le Duc d’Aumale, Louis-Napoléon président de la République, les députés républicains d’Alger, les deux évêques de son séjour algérien, Mgr Dupuch et Mgr Pavy. De tous, il fit le buste.
C’est grâce à la recommandation de l’église d’Algérie (notamment de l’abbé Montera, dont il exposera le buste lors de sa première participation au Salon en 1857), mais aussi du juge Giacobbi d’Alger (dont il fera aussi le buste) – Alger où il avait fait les bustes de Mgr Dupuch (1844), premier évêque d’Algérie de la présence française, et de son successeur Mgr Pavy (1848) – qu’il est appelé en Normandie où il réalise, toute la fin de sa vie, de nombreux travaux dans différentes églises.
Exemplairement : la statuaire de Notre Dame de Bonsecours près Rouen où il travaille en toutes matières du début 1852 à la fin de ses jours en 1873, comme celle de Notre-Dame-de la-Délivrande toutes deux classées monuments historiques. Mais également la plupart des églises de Rouen et alentours (Cathédrale de Rouen, Saint-Clément, Saint-Maclou, Saint-Ouen, Saint-Patrice,- Grand séminaire de Rouen, Bois-Guillaume, Elbeuf, Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Caudebec-les-Elbeuf, Saint-Pierre-lès-Elbeuf, Sotteville-lès-Rouen…) et de très nombreuses autres dans toute la Normandie et alentours (Lisieux, Caen, Bayeux, Fécamp, Gruchet-le-Valasse, Dieppe, Nantes, Falaise, Montivilliers, Saint-Pierre-l ’Église, Saint-Léger-du-Bourg Denis, Clères etc…). Beaucoup d’œuvres ont été détruites par les bombardements de la Libération.
A Paris il avait commencé par diverses décorations de la rénovation du Louvre ; une de ses statues, originellement destinée au Louvre, l’Actéon et son chien (1860) est, à la demande de l’Impératrice, installée dans le parc de Fontainebleau. A l’église Saint-Laurent, deux de ses statues ornent, entre autres, la façade inscrite à l’inventaire des monuments historiques. En 1855 il garnit de 15 statues le ciborium en gothique flamboyant du tombeau de Sainte-Geneviève à Saint-Etienne-du-Mont et, en 1859, y fait avec 3 statues le monument reliquaire du cœur de Mgr Sibour assassiné dans cette église, qu’il avait connu en Algérie lors de la translation des reliques de Saint Augustin dont il avait fait la statue du tombeau (reliquaire) à Hippone (aujourd’hui Annaba).
On peut noter que grâce à la constante considération et à l’amitié fidèle de l’architecte normand Jacques-Eugène Barthélémy, Louis Guillaume Fulconis, qui n’a cessé, depuis sa jeunesse d’orphelin de père et de mère à l’âge de 12 ans (sans aucun héritage autre que le goût de la pierre et du travail bien fait que son père lui a inculqué, l’amitié de son collègue de travail qui l’héberge, et des prêtres d’Avignon) de se cultiver d’abord à l’école des Beaux-Arts d’Avignon puis de Marseille, tout en travaillant pour gagner sa vie, notamment avec les Cantini, se trouve avoir été le premier, en date et en fidélité, sculpteur statuaire du gothique retrouvé en France dès début 1852, comme il avait été le premier sculpteur et statuaire français en Algérie à son arrivée en 1835.
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Auteur :
Martin Arthur-Marieconcepteur attribution par sourceMartin Arthur-MarieCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Historien d'art, dessinateur, cartonnier. Né à Auray en 1801, entra dans la Compagnie de Jésus (ordonné prêtre en 1825). Il fut employé à la prédication. Mais il avait l'amour des arts, surtout de l'art chrétien du Moyen âge, et ses supérieurs lui permirent en 1838 de se livrer à l'étude de cet art. Dessinateur, graveur et lithographe, en même temps qu'archéologue, il publia, en collaboration avec le P. Cahier, une savante et magnifique Monographie des vitraux de Bourges. Il entreprit en 1847, avec le même collaborateur, la publication des Mélanges archéologiques. Il parcourut une partie de l'Europe pour recueillir des documents, décora plusieurs chapelles, et fournit les dessins de vases sacrés. Il avait été chargé de construire, comme architecte, l'église de Notre-Dame de la Treille à Lille, lorsqu'en se rendant à Rome, il mourut d'une attaque d'apoplexie à Ravenne, en 1856.
Membre de la Commission des arts religieux et de la Société des antiquaires de France.
Dessinateur et créateur de mobilier d'église pour la maison Poussielgue-Rusand.
Dessinateur et créateur de cartons pour la cristallerie de Choisy-le-Roi.
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Auteur :
Barthélémy Jacques Eugènearchitecte, concepteur attribution par sourceBarthélémy Jacques EugèneCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte du diocèse de Rouen à partir de 1848. Membre de la Société libre d'émulation de la Seine-Inférieure en 1828, il est reçu à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen en 1837. Il est domicilié au 26, rue de la Chaîne.
http://elec.enc.sorbonne.fr/architectes/29
Barthélémy fut un des tout premiers architectes français à s'intéresser à l'art du Moyen-Âge qu'il découvrit à travers la lecture des Voyages pittoresques de Taylor et Nodier et l'ouvrage de Jean-Philippe Schmit, Les églises gothiques, paru en 1837. On sait la place qu'occupa la Normandie dans la redécouverte de l'architecture médiévale avec les érudits de la société des antiquaires de Normandie, avec Arcisse de Caumont et la société française d'archéologie. Comme la plupart des architectes de sa génération, il se forma en réalisant des analyses graphiques de monuments, notamment les églises de Rouen et les cathédrales d'Amiens, Reims, Rouen et Coutances qu'il dessina entre 1838 et 1840. D'emblée, il dut sa célébrité à la construction de la basilique de Notre-Dame du Bon-Secours qu'il commença en 1840 : c'était la première fois que la réalisation d'un programme en néo-gothique archéologique aussi important et aussi complet était entreprise. En 1844, il construisit la chapelle funéraire de Bouquelon, près de Pont-Audemer au château du Plessis, avec des vitraux de Gérente et des sculptures de Jean Dusseigneur, celles de Saint-Aubin-Jouxte-Boullin et une modeste église aux Petits-Vents. Recommandé par l'abbé Cochet, célèbre érudit normand, auprès des curés, il bâtit alors une cinquantaine d'églises qu'il reconstruisit partiellement ou en totalité : Anglesqueville, Anfreville, Bar-sur-Aube, Bertheville, Beuzeval, Brionne, Bourdainville, Blanzy, Bernay, la Croix-Saint-Leuffroy, Clères, Cormeilles, Elbeuf (l'Immaculée-Conception), Caudebec-les-Elbeuf, Goderville, Limpiville, Oissel. Le 16 août 1849, il fut désigné architecte diocésain de la cathédrale de Rouen, puis avec Desmarest de l'ensemble des édifices diocésains de Rouen : il eut essentiellement pour mission de ne pas donner suite au projet de flèche en fonte qu'avait conçu Alavoine et s'employa même à concevoir, sur les conseils de Viollet-le-Duc un contre-projet en pierre. Le 26 janvier 1886, il reçut l'honorariat ; il avait été fait chevalier de la légion d'honneur en 1868. Il est aussi l'auteur de projets de restauration de l'église Saint-Rémy de Dieppe.
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Auteur :
Godefroy Victorconcepteur attribution par sourceGodefroy VictorCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Prêtre du Diocèse de Rouen (ordonné en 1829), chanoine honoraire. - Curé de Notre-Dame de Bonsecours (Seine-Maritime ; à partir de 1838). - Chevalier de la Légion d'honneur.
Source : La semaine religieuse du diocèse de Rouen - 4 avril 1868
"M. l'abbé Victor Godefroy naquit à Falaise, le 4 mai 1799. Ses premières études, qu'il fit dans cette ville, ne furent pas dirigées vers le sacerdoce. Il se destina au commerce et vint s'établir à Elbeuf comme fabricant de draps. Doué d'une piété solide, il se fit remarquer dans le monde par une scrupuleuse exactitude à ses devoirs religieux. Dès cette époque, on le voit pratiquer des œuvres de zèle, visiter les pauvres et catéchiser les ouvriers. Ce fut pour se fortifier lui-même dans l'enseignement religieux qu'il se mit à fréquenter les conférences du vénérable M. Lefebvre, curé de Saint-Aubin, qui jouissaient d'une légitime renommée. M. Lefebvre ne tarda pas à distinguer cet auditeur assidu, et, un jour, selon son habitude, l'accosta sans plus de façons. Il lui proposa de faire une promenade dans le bois Landry. La première question qu'il lui adressa témoigne de sa pénétration et de son originalité. "Monsieur, dit-il, avez-vous jamais pensé à demander à Dieu votre vocation ?" M. Godefroy répondit que non, et la conversation s'engagea sur ce sujet. La connaissance ainsi nouée ne tarda pas à devenir de l'amitié, l'amitié une vive et durable sympathie.
La rencontre de ce digne prêtre fut décisive dans la vie de M. Godefroy car, dix-huit mois après, l'homme du monde abandonna son négoce, renonça à la fortune qui lui souriait déjà, et entra, dans toute la fleur de l'âge et du sacrifice, au séminaire Saint-Sulpice. Il en sortit prêtre, et ce mot comprend tout, le 13 juin 1829. Mgr le Cardinal de Croy lui donna à desservir la paroisse de Saint-Léger."
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Auteur :
Phédyciseleur attribution par sourcePhédyCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Ciseleur parisien, actif au milieu du 19e siècle.
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Auteur :
Autel en bronze doré, métal ciselé, verrerie et émaux.
L'abbé Godefroy en fait la description suivante (Bibl) :
Autel : " Le tombeau est soutenu par une série de treize niches surmontées de dais, qui contiennent Jésus-Christ et les douze apôtres. (...) Les arrière-corps de l'autel sont enrichis de bas-reliefs. (...). Aux six angles sont placés, sur six pilastres à double face surmontés de dais, douze anges qui portent respectueusement sur des coussins les insignes de la Passion (...) L'Autel, couronné par une série d'ogives profondes qui encadrent six précieux reliquaires [Saint Nicaise, Saint Romain, Saint Ouen, Saint Laurent d’Eu, Saint Victrice, Saint Evode, Saint Hildevert et Saint Saëns], est terminé à chaque extrémité par une élégante pyramide à jour et à double étage. Un ange qui encense à l'étage inférieur et un autre qui chante en s'accompagnant d'un instrument à l'étage supérieur garnissent ces deux pyramides."
Tabernacle : " Au milieu de ces ogives s'élève un Tabernacle octogone, riche morceau de ciselure, rehaussé d'émail et de pierreries. Les trois pans de l'octogone qui font face au spectateur sont ornés chacun de trois bas-reliefs où le mystère eucharistique est représenté (...) Au-dessus du Tabernacle on remarque des anges qui portent les symboles de la sainte Eucharistie. "
Retable : Quatorze anges, qui sont placés entre les pignons du Retable, à droite et à gauche du Tabernacle, portent une banderole (...) Au-dessus du Tabernacle, s'élève une exposition pyramidale à jour, à trois étages, et octogone comme le Tabernacle qui lui sert de base. Le premier étage est destiné à la croix ou à l'ostensoir ; le second étage laisse apercevoir entre ses ogives huit anges, qui jouent des instruments, qui louent et bénissent le Seigneur (...) Le troisième étage abrite un ange qui embouche la trompette comme pour annoncer à l'univers entier les merveilles eucharistiques. Chaque étage est orné de volutes élégantes d'où sortent, d'espace en espace, des fleurs dont le calice est destiné à recevoir les nombreuses bougies qu'on allume dans les jours d'exposition.
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Catégoriessculpture
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Structures
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Matériaux
- cuivre, repoussé
- verre translucide
- bronze, doré, ciselé
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Mesures
- h : 6 mètre
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Iconographies
- ange
- Elie au désert
- la Manne
- les apôtres
- ornement à forme architecturale
- Agneau mystique
- Instrument de la Passion
- Multiplication des pains
- Incrédulité de saint Thomas
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Précision représentations
Autel : " (...) Les apôtres sont représentés avec les instruments de leur martyre, ou avec les attributs qui servent ordinairement à les désigner. (...) Bas-reliefs. L'un représente le Péché (...) Le second bas-relief représente le serpent d'airain élevé dans le désert. (...). Aux six angles sont placés, sur six pilastres à double face surmontés de dais, douze anges qui portent respectueusement sur des coussins les insignes de la Passion du Sauveur : le roseau, les fouets, la couronne d'épines, les cordes, les dés, l'inscription, les pièces d'argent, le marteau, les clous, les tenailles, l'éponge et la lance.
Tabernacle : " Le mystère eucharistique est représenté : 1- sous les figures, 2- dans son institution, 3- dans son application et ses conséquences par rapport aux hommes. Sur le panneau à droite de la porte, on remarque : 1- Les Israélites recueillant la manne dans le désert, 2- L'Immolation de l'agneau pascal, 3- Élie fortifié par le pain miraculeux qui lui est apporté par un ange et dont la vertu doit le soutenir pendant quarante jours. (...) "
Sur la porte du Tabernacle : 1- Bénédiction et multiplication des pains (...) ; 2- Jésus au milieu des douze apôtres, instituant le divin Sacrement (...) ; 3- Jésus, guérissant l'incrédulité de saint Thomas en lui faisant toucher la plaie de son côté sacré (...)
Sur le panneau à gauche de la porte : 1- Les Pèlerins d'Emmaüs reconnaissant Jésus-Christ à la fraction du pain (...) ; 2- La Communion de sainte Marie d'Egypte. (...) ; 3- Sainte Claire porte la sainte Eucharistie à l'entrée de son monastère, au moment où les Sarrasins l'assiégeaient pour le mettre au pillage.
Au-dessus du Tabernacle on remarque des anges qui portent les symboles de la sainte Eucharistie. L'un tient une gerbe de blé, l'autre un cep de vigne chargé de raisin, le troisième un calice, le quatrième un ciboire. "
Retable : " Quatorze anges, qui sont placés entre les pignons du Retable, à droite et à gauche du Tabernacle, portent une banderole (...) "
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Inscriptions & marques
- inscription concernant l'iconographie, latin
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Précision inscriptions
Autel :
Ego pluam vobis panes de coelo / Egrediatur populus et colligat
Tollat unusquisque agnum / Erit autem sanguis vobis in signum
Surge et comede / Et ambulavit in forlitudine cibi illius
Tabernacle :
Comederunt omnes et saturati sunt / Tulerunt seplem sporlas plenas
Hoc est corpus meum quod pro vobis datur. / Hoc facile in meam commemorationem
Quia vidisti me, Thoma, credidisti. / Beati qui non viderunt et crediderunt
Accepit panem et benedixit ; / Cognoverunt eum in fractione panis
Eduxit earn in solitudinem / Et cibavit pane vitæ
Notite timere, pusillus grex : / Ego vos semper custodiam
Retable :
Panis quem ego dabo caro mea est
Venite, comedite
Si quis manducaverit vivet
Probet autem seipsum homo
Paratum cor meum, Deus
Bonum est nos hic esse
Hoec requies mea in soeculum soeculi
Agnus semper occisus
Pacificans omnia per sanguinem ejus
Melius loquentem quam Abel
Si quis sitit veniat
Resuscitabo eum in novissimo die
Beati qui lavant stolas suas in sanguine Agni
Fulgebunt jusli quasi scintillae in perpetuas aternitates
in psalterio et cithara, in chordis et organo
AEdiculam in terris loetus tibi, Christe, paravi. / AEternam in coelis da mihi, Christe, domum
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreÀ signaler
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Protectionsclassé au titre objet, 1988/06/02
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Précisions sur la protection
1988/06/02 : classé au titre objet
- (c) Région Normandie - Inventaire général
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- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
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FULCONIS, André Pierre. Louis-guillaume Fulconis (1818-1873) - statuaire - une vie d'amitié (Provence, Algérie, Normandie, Paris), Fulconis, 2005, 685 p.
-
GODEFROY, Abbé. Description du grand autel et du sanctuaire de Notre-Dame de Bonsecours, Rouen, Fleury éditeur, 1859, 23 p.
-
GODEFROY, Abbé. Église Notre-Dame de Bon-Secours près Rouen, Rouen, Fleury aîné libraire de Monseigneur l’archevêque, 1847, 23 p.
Périodiques
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Archives départementales de Seine-Maritime, Rouen : JPL 3_138
AD Seine-Maritime, JPL 3_138. Journal de Rouen, 29 août 1859.
Lien web
- IM76007650-Dossier d’inventaire numérisé
- Rouen-Histoire, portail des sites de l'histoire de Rouen : Bonsecours.
- Site officiel de Notre-Dame de Bonsecours
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.
église paroissiale Notre-Dame, basilique Notre-Dame du Bonsecours
Adresse : rue de la Basilique
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.