Contractuel au SRI Haute-Normandie, chargé de l'inventaire thématique départemental des objets classés de Seine-Maritime en 1994, à partir du fichier de la Conservation départementale des Antiquités et Objets d'Art de Seine-Maritime, dont il a photographié les clichés. Les notices ont été versés à la Direction des Monuments Historiques en 1994 et sont sur POP.
- inventaire topographique, boucles de la Seine normande
- recensement du vitrail
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Photographe du SRI Rouen, actif entre 1969 et 2010.
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Caux Seine Agglo - Port-Jérôme-sur-Seine
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Commune
Vatteville-la-Rue
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Dénominationsverrière
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Titres
- vie de saint Martin
La construction de l’église Saint-Martin et Notre-Dame, sous le patronage de l'abbaye de Saint-Wandrille, s’échelonne sur près d’un siècle. Les travaux commencés à la fin du 15e siècle par le chœur, composé de deux travées et d'une abside à trois pans, se poursuivent par le transept dont les bras se terminent par des absides polygonales. Ils s'achèvent à la fin du 16e siècle par la nef de six travées doublée de collatéraux. La mise en place du vitrage suit les différentes campagne de construction. Dans le chœur, les six verrières du dernier tiers du 15e siècle représentent la Vie du Christ (baies 1, 5, 6) et de simples figures de saints (baies 2, 4) : seul saint Martin, patron de l’église, a le privilège d’avoir une verrière où sont relatés sa vie et ses miracles (baie 3). Parmi les scènes de la Vie du Christ, il faut noter l’iconographie originale développée dans la verrière du Grand Retour, thème déjà retenu pour une verrière posée vers 1470-1480 à l'église de Saint-Taurin d'Evreux (baie 6). Il ne s'agit pas de l'Ascension mais de la réalisation de la prophétie angélique qu'entendirent les témoins de l'Ascension : "Ce Jésus qui, du milieu de vous, a été enlevé dans le ciel, en reviendra de la même manière que vous l'y avez vu monter" (Actes des Apôtres, I, 10-11). De plus, tout un passage de la Légende dorée est consacrée aux marques indélébiles laissées par les pieds du Christ sur le lieu de sa montée au ciel. A ces comparaisons iconographiques entre les verrières des deux édifices, on peut ajouter certaine parenté stylistique entre le décor vitré de Saint-Taurin et celui du 15e de Vatteville-la-Rue. Ainsi, la ressemblance entre le visage du Christ du Grand Retour à Vatteville et celui du Christ de la verrière de la baie 5 (reg. centrale, lancette gauche) à Saint-Taurin est frappante. On retrouve aussi des caractères communs entre les verrières du peintre verrier Guillaume Barbe qui a travaillé à la cathédrale de Rouen à la même époque et celles de Vatteville. Dans les bras du transept, les verrières de la Vie de la Vierge (baie 7), de l'Enfance du Christ (baie 9) et de saint Jean-Baptiste (baie 10), réalisées vers 1530-1540, rappellent, par leur style, les ateliers qui ont travaillé à saint-Vincent de Rouen. Les verrières des baies 7 et 9 présentent de nombreuses analogies avec les verrières de la vie de sainte Anne et de son arbre généalogique (baies 2 et 4 remontée à l'église Sainte Jeanne d'Arc) tandis que la baie 10 s’inscrit davantage dans la suite des œuvres d'Engrand Le Prince, notamment avec la verrière consacrée au même saint (baie 5, église Sainte-Jeanne d'Arc). L'essentiel de la verrière originale de la baie 8 a disparu, sans doute à la suite de l’ouragan de 1876 : elle représentait l'Annonciation et la Nativité selon des modèles du 16e siècle proches de ceux adoptés dans les verrières de Duclair et de Montville comme en témoigne sa reconstitution réalisée vers 1885 pour la baie d'axe par le peintre-verrier rouennais Charles Simon. De cette verrière subsiste le tympan et les panneaux du soubassement offerts par Jean Fleury, originaire de Vatteville et maître de la caravelle "la Roumaine" qu'il a fait représenter et qui nous rappelle le passé maritime de Vatteville-la-Rue. En dehors des deux verrières de la nef (baie 14 et 16), consacrées à des figures de saints du 17e siècle, les autres sont réduites à des monogrammes du Christ, de la Vierge ou à des rondels. Dans la baie 20, les rondels du 17e siècle à l'effigie du Christ et de la Vierge sont réalisés d'après les mêmes cartons que ceux qui occupent la baie 10 de l'église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux. En 1765, le décor vitré est très endommagé par un incendie. En 1873, Jules Boulanger restaure les baies 7, 9 et 10 avec la recommandation de reconstituer certains sujets dans le style des parties conservées. En 1922, l'ensemble du décor vitré est restauré, remis en plomb et protégé par des grillages. En 1935, Lafond mentionne au tympan de la baie 5 un fragment d’architecture du 14e siècle de la série des vitraux provenant de Jumièges qui a disparu depuis. Par mesure de sécurité, on dépose les verrières en 1938 au donjon de Niort où elles sont restaurées en 1941. En 1943, la verrière de la baie 14, très désorganisée, est envoyée à Paris pour être restaurée par le peintre verrier Ray. La repose a lieu en 1955. Le vitrage ancien est complété par des verrières de la fin du 19e et du 20e siècles. Pour la rose de la façade (baie 101) offerte en 1894 par le conseiller général Malfilâtre, Jules Boulanger a peint la vision miraculeuse de saint Eustache accompagnée de symboles de la chasse. Des vitreries géométriques, parfois ornées au tympan de soleils, d'écus armoriés (parmi lesquels ceux de Pie XII, de la Normandie, de Rouen, du Havre, de Caudebec-en-Caux,) ou de symboles maritimes du 20e siècle complètent ce décor (baies 13, 15, 17, 18, 21, 22, 25, 26).
Verrière réalisée dans le dernier tiers du 15e siècle.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 15e siècle
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Catégoriesvitrail
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Structures
- lancette, 3
- tympan ajouré, 11
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Matériaux
- verre transparent, coloré, incolore
- plomb
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Mesures
- h : 430 centimètre
- la : 230 centimètre
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Iconographies
- chute de saint Martin dans l'escalier
- charité de saint Martin
- guérison d'un lépreux par saint Martin
- Apparitions de la Vierge, de sainte Agnès et de sainte Thècle à saint Martin
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Précision représentations
Les scènes sont regroupées dans une niche d'architecture unique par lancette. Registre supérieur, de gauche à droite : chute de saint Martin dans l'escalier, messe de saint Martin, baiser aux lépreux. Registre inférieur : résurrections opérées par saint Martin, apparition de la Vierge, de saint Pierre et d’autres saints (dont sainte Agnès et sainte Thècle ?) à saint Martin dans sa cellule, mort du saint tourmenté par le diable. Tympan : à droite, charité de saint Martin, à gauche, intervention de saint Martin auprès des habitants de la ville d'Angers ? (dans la partie supérieure du soufflet, inscription incomplète et armée de cavaliers) ; à droite, en haut, scène incomplète où l'on voit Dieu de Père, un ange présentant un voile et la main d’un autre ange disparu tenant une fiole (éléments de la scène où saint Martin recueille le sang de saint Maurice et de ses compagnons ?) ; écoinçons : 4 anges adorateurs (même carton).
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Inscriptions & marques
- inscription concernant l'iconographie
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État de conservation
- oeuvre restaurée
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Protectionsclassé au titre objet, 1907/07/25
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Précisions sur la protection
Vitraux des 15e et 16e s. classés MH en 1908.
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Référence MH
- (c) Région Normandie - Inventaire général
- (c) Région Normandie - Inventaire général
Bibliographie
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Région Haute-Normandie - Inventaire général du patrimoine culturel, Rouen
France. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Comité français du Corpus vitrearum, Laboratoire de recherche sur le patrimoine français (dir.), BLONDEL, Nicole, CALLIAS BAY, Martine, CHAUSSÉ, Véronique, GATOUILLAT, Françoise, HEROLD, Michel. Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum. France, recensement des vitraux anciens de la France, 6. Paris : CNRS Éditions, Monum, Éditions du Patrimoine, 2001. 495 p.
p.431-435
Périodiques
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FOURNEE, Jean. Enquête sur le culte populaire de saint Martin en Normandie, n° spécial des Cahiers Léopold Delisle, 1963.
p.87
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.
Contractuel au SRI Haute-Normandie, chargé de l'inventaire thématique départemental des objets classés de Seine-Maritime en 1994, à partir du fichier de la Conservation départementale des Antiquités et Objets d'Art de Seine-Maritime, dont il a photographié les clichés. Les notices ont été versés à la Direction des Monuments Historiques en 1994 et sont sur POP.
église paroissiale Saint-Martin et Notre-Dame
Lieu-dit :
Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.
Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.