Lancette gauche : Apothéose de la bienheureuse Jeanne d’Arc, inspirée du tableau de Luigi Bartolini (1892-1963) exposé à Rome pour la cérémonie de béatification en avril 1909. L’estampe tirée de cette œuvre est diffusée par l’éditeur A. Michel de Lyon sous forme de carte postale, mais le cartonnier parisien, qui représente Jeanne d’Arc en compagnie des saintes Catherine et Marguerite et de l’archange Michel, s’inspire également de la planche 6518 gravée par P. Annould pour le compte des éditeurs pontificaux Letaille et Boumard. Il inscrit la scène où la future sainte offre son épée à la France dans le cadre historique de l’héroïne en représentant les tourelles d’Orléans et l’église de Domrémy.
Lancette droite : trois personnages implorant symbolisent le conflit : un sergent du 20e BCP (Bataillon de Chasseurs à pieds, Baccarat, Meurthe- et-Moselle) décoré de la croix de guerre, une femme agenouillée et portant l’habit de deuil, enfin un enfant qui joint les mains dans un geste de reconnaissance. À l’arrière-plan se profile l’église de Préaux fondue dans un paysage bocager, que surplombe la cathédrale de Reims. Bombardée et incendiée par l’artillerie ennemie, cette dernière est le symbole récurrent de la « barbarie allemande » souvent utilisé dans le vitrail commémoratif.
Le blason de la Pucelle, une colombe d’argent plongeante tenant dans son bec un phylactère, entouré de trois fleurs de lys et d’un bouton de rose ors orne le tympan.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.