Dossier d’œuvre objet IM61004232 | Réalisé par
Delauney Sophie
Delauney Sophie

Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Chéron Philippe (Contributeur)
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • enquête thématique régionale, vitraux commémoratifs et ex voto de la guerre de 1914-1918
  • recensement du vitrail
verrière hagiographique de la guerre de 1914-1918 : Apothéose de la bienheureuse Jeanne d’Arc
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Normandie - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Orne - Bretoncelles
  • Commune Perche en Nocé
  • Lieu-dit Préaux-du-Perche
  • Emplacement dans l'édifice Baie 5 (chapelle latérale)
  • Précisions commune fusionnée après inventaire Préaux-du-Perche
  • Dénominations
    verrière, ex-voto
  • Appellations
    de la guerre de 1914-1918

L'hécatombe que provoque la guerre dans le village décide l'abbé Frédéric Patrice (1847-1928), en charge de la paroisse depuis 1885, à entreprendre l'un des plus ambitieux programmes de verrières commémoratives de la région. Il obtient aisément le concours de la municipalité et des paroissiens et confie la commande à l'atelier Champigneulle. Quatre premiers vitraux sont inaugurés le 26 septembre 1918.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1918, daté par source
  • Lieu d'exécution
    Édifice ou site : Ile-de-France,75,Paris
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      atelier Champigneulle (1868 - 1955)
      atelier Champigneulle

      Charles-François Champigneulle, né à Metz le 9 octobre 1820 et mort le 11 août 1882 à Savonnières-devant-Bar, est un industriel français.

      Louis-Charles-Marie Champigneulle, dit « Charles II Champigneulle » ou « Charles Champigneulle fils » (1853-1905) est un maître-verrier français.

      Son fils Charles-Marie Champigneulle (1880-1908) est architecte et maître verrier. Il meurt prématurément en 1908 dans un accident de voiture.

      Son petit-fils Jacques-Charles Champigneulle (1907-1955) n'a qu'un an et demi à la mort de son père Charles-Marie. Il devient également maître-verrier entre 1928 et 1952 et célèbre pour la décoration du salon du paquebot Normandie.

      Historique sommaire (source : Wikipédia).

      En 1861, Charles-François Champigneulle fonde à Metz un établissement de sculpture religieuse en céramique, puis reprend en 1868 la célèbre maison de peinture sur verre de Laurent-Charles Maréchal, dit Maréchal de Metz, qui devient dès lors la maison « Maréchal et Champigneulle ». Son ami Charles Maréchal, artiste messin également, lui offre toutes ses connaissances et compétences dans la restauration et la création architecturale.En 1872, du fait de l'annexion de Metz par l'Allemagne, Charles-François Champigneulle transfère ses établissements à Bar-le-Duc.Charles Maréchal prolonge la zone de chalandise de Bar-le-Duc vers l'étranger, ce qui confère à l'entreprise et à ses ouvriers un statut d'entreprise de notoriété internationale. L'entreprise est renommée pour ses vitraux. Charles-François Champigneulle s’éteint le 11 août 1882 et est inhumé à Savonnières-devant-Bar.

      Emmanuel (Emmanuel-Marie-Joseph) Champigneulle (1860-1942), dernier fils de Charles-François, prend la succession de son père dans le Barrois en 1882 mais part pour Nancy à la fin 1908.

      Second fils de Charles-François Champigneulle, Louis-Charles-Marie Champigneulle naît à Metz en 1853. Il commence à travailler dans la Meuse, à Bar-le-Duc. Il épouse ensuite Marie-Catherine Brasseur. En 1881, Charles Champigneulle poursuit sa carrière à Paris, à l'atelier du 96, rue Notre-Dame-des-Champs. L'atelier est alors très actif. Récompensé par des médailles nombreuses, il devient lui-même membre du jury d'attribution des récompenses, pour les œuvres présentées au titre de l'art verrier, aux expositions universelles de Paris. Au cours de sa carrière, Charles II Champigneulle a réalisé de nombreux vitraux, inventoriés aujourd'hui par le service de l'inventaire général. Charles Champigneulle meurt à Savonnières-devant-Bar, en 1905.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      peintre-verrier attribution par source

Deux lancettes trilobées, un soufflet et deux écoinçons au tympan.

  • Catégories
    vitrail
  • Structures
    • lancette, 2
    • tympan ajouré
  • Matériaux
    • verre, peint, grisaille sur verre, jaune d'argent, émail sur verre
    • plomb, réseau
  • Précision dimensions

    non précisées

  • Iconographies
    • scène, Jeanne d'Arc
    • saint Michel
    • sainte Catherine d'Alexandrie
    • sainte Marguerite d'Antioche
    • enfant
    • femme
    • soldat
    • cathédrale
    • armoiries
    • fleur de lys
  • Précision représentations

    Lancette gauche : Apothéose de la bienheureuse Jeanne d’Arc, inspirée du tableau de Luigi Bartolini (1892-1963) exposé à Rome pour la cérémonie de béatification en avril 1909. L’estampe tirée de cette œuvre est diffusée par l’éditeur A. Michel de Lyon sous forme de carte postale, mais le cartonnier parisien, qui représente Jeanne d’Arc en compagnie des saintes Catherine et Marguerite et de l’archange Michel, s’inspire également de la planche 6518 gravée par P. Annould pour le compte des éditeurs pontificaux Letaille et Boumard. Il inscrit la scène où la future sainte offre son épée à la France dans le cadre historique de l’héroïne en représentant les tourelles d’Orléans et l’église de Domrémy.

    Lancette droite : trois personnages implorant symbolisent le conflit : un sergent du 20e BCP (Bataillon de Chasseurs à pieds, Baccarat, Meurthe- et-Moselle) décoré de la croix de guerre, une femme agenouillée et portant l’habit de deuil, enfin un enfant qui joint les mains dans un geste de reconnaissance. À l’arrière-plan se profile l’église de Préaux fondue dans un paysage bocager, que surplombe la cathédrale de Reims. Bombardée et incendiée par l’artillerie ennemie, cette dernière est le symbole récurrent de la « barbarie allemande » souvent utilisé dans le vitrail commémoratif.

    Le blason de la Pucelle, une colombe d’argent plongeante tenant dans son bec un phylactère, entouré de trois fleurs de lys et d’un bouton de rose ors orne le tympan.

  • Inscriptions & marques
    • dédicace, peint
    • signature, peint
    • date, peint
    • inscription concernant le destinataire
  • Précision inscriptions

    HOMMAGE DE RECONNAIS[SAN]CE à la B[IEN]HEURE[USE] JNE D'ARC-GRANDE.GUERRE 1914-18

    phylactère : DE.PAR.LE.ROY.DU.CIEL

    bannière : JHESUS MARIA

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Bibliographie

  • CHERON, Philippe, DELAUNEY, Sophie. Vitraux de Normandie, une histoire de la Grande Guerre, Images du patrimoine n° 301, éditions Lieux-dits, 2018, 136 p.

    p.44-47

Périodiques

  • BOULAY Thérèse. Le vitrail de mémoire de guerre 1914-1918 de Préaux-du-Perche, in Bulletin de Sainte-Madeleine-au-Perche, juin 2014

  • DESVAUX, Abbé. Essai de statistique religieuse et archéologique de Préau, in Société percheronne d’histoire et d’archéologie, t.XX, 1922

  • Le Semeur. Bulletin paroissial de Préaux-du-Perche, janvier 1919, juin 1921, janvier 1922.

Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2015, 2018
(c) Région Normandie - Inventaire général
Delauney Sophie
Delauney Sophie

Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Chéron Philippe
Chéron Philippe

Chargé d'études à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1991. Ingénieur d'études (DRAC Haute-Normandie jusqu'à la loi de décentralisation), puis ingénieur et ingénieur principal, Région Normandie.

Spécialités : vitrail (correspondant du centre Chastel pour la Haute-Normandie), patrimoine rural, construction navale, patrimoine militaire (fortifications du mur de l'Atlantique dans le cadre du PCR mur de l'Atlantique), patrimoine aéronautique, patrimoines commémoratifs.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.