L'origine des vitraux commémoratifs dans cet édifice remonte au printemps 1918. Lors de la messe de Pâques, encouragé par les appels de l'évêque à célébrer les victimes de la guerre, le curé suggère d'élever dans l'église même un monument. Les fenêtres de la nef devant être restaurées, il sollicite ses paroissiens afin qu'ils financent l'achat de deux verrières du souvenir.
Les jeunes filles de Nocé offrent la verrière, dédiée aux apparition de Notre-Dame au cours du 19e siècle (Notre-Dame de Salette, Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Pontmain). Les familles donnent le vitrail du Sacré-Coeur, seule œuvre de la commande passée à l'atelier Echivard ayant une portée commémorative. Une troisième verrière, destinée à la tour du clocher, est dédiée à saint Joseph. Ces trois baies sont bénies le 6 juillet 1919, en présence de l'évêque.
La mention du nom "Chanussot" inscrite sur l'affut de canon permet d'envisager une possible collaboration, non documentée, entre l'artiste parisien et le maître verrier manceau.
Responsable du service éducatif de l'Inventaire Basse-Normandie de 2007 à 2018. Recherches (Master2) sur les vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale.